Exposition « Tout bêtement » Nicolas Guilbert & Marie Christophe à La Flair Galerie | Arles

Publié le 26 juin 2015 par Philippe Cadu
http://www.flairgalerie.com/

du 4 juillet au 5 septembre 2015

Vernissage 4 juillet 2015 de 18h30 à 21h

FLAIR Galerie présente pendant la période estivale, deux artistes singuliers dont le travail dès l'origine s'est emparé de la figure de l'animal. Les instantanés en couleur ou en noir et blanc de Nicolas Guilbert et les sculptures en fil de fer de Marie Christophe constituent un bestiaire attachant où dominent l'humour et la légèreté.

C'est l'anachronisme de l'animal dans la ville qui a conduit Nicolas Guilbert à s'intéresser aux bêtes. La révélation s'est produite lors de ses nombreux voyages en Inde où éléphants, singes, chiens évoluent tout naturellement au milieu des hommes. Il n'a pas d'animal de compagnie, il aime les hommes et les villes. Nicolas Guilbert est un citadin et la pratique de la photographie l'a rapproché du monde animal. De longues promenades dans les villes lui ont permis d'exercer conjointement son amour des images et son goût pour la capture. Très cher instant décisif !

Entre le premier cliché à l'Instamatic d'une tête de girafe dépassant du toit d'un camion, publié dans la rubrique des lecteurs de Paris-Match et le premier livre, Animaux et cie, rassemblant trente-cinq années de prises de vues, il y a eu toute une vie avec les images. Le dessin, la peinture, l'illustration, la mise en page de livres et la fréquentation des photographes qu'on admire. Lui, n'était pas photographe, il prenait des photos. Sans se vanter. Ici, on n'aime pas les touche-à-tout alors les touche-à-tout autodidactes, vous pensez ! Lire la suite..

Proche de la nature, des arbres et des fleurs, Marie Christophe n'a cependant pas de compagnons à poils, à écailles ou à plumes. Hormis les deux inséparables de l'atelier, sa maison n'accueille pas d'animaux et pourtant, depuis presque vingt ans, elle élabore un élégant bestiaire en fil de fer aussi léger qu'une plume d'oiseau. Le thème particulier de l'animal lui procure une liberté de création que la représentation anthropomorphique ne lui permettrait pas. Trop de références. Marie Christophe est un sculpteur qui faute de s'ennuyer dans son travail poursuit inlassablement et avec bonheur les mêmes gestes, dévidant sa pelote de fil de fer au gré des commandes et de l'inspiration.

Elle a suivi à Paris l'enseignement d'une école de dessin très académique puis celui d'une école de volume. Elle a étudié toutes les techniques et utilisé tous les matériaux, sauf le fil de fer.
Très vite après l'école, l'urgence de travailler, de faire, ressenti presque comme un besoin physique la pousse à demander une place dans l'atelier d'un ami. Elle veut se faire toute petite, discrète. Grâce à ces contraintes d'espace, elle découvre le matériau parfait. Depuis, installée dans le Gers, elle travaille le fil de fer de deux millimètres de diamètre.
Un détail qui est le secret de son travail. Ainsi, elle peut tordre, plier la matière et lui donner une forme simplement en faisant des noeuds. Elle refuse d'utiliser la soudure. Elle ne veut pas du masque, du bruit, de l'odeur qui en découlerait. Cette limite l'oblige à donner une solidité intérieure aux sculptures, une charpente invisible. Il faut que tout s'équilibre. Lire la suite..

FLAIR Galerie, 11 rue de la Calade, 13200 Arles. Tél: + 33 9 80 59 01 06. Portable: + 33 6 20 75 13 58
Du mardi au samedi de 11h à 13h et de 15h à 19h et sur rendez-vous