Masters of sex de Michelle Ashfort

Publié le 09 juillet 2015 par Artemissia Gold @SongeD1NuitDete

:star:  Masters of sex de Michelle Ashfort

Créée par: Michelle Ashford
Avec:  Michael Sheen, Lizzy Caplan, Caitlin Fitzgerald
Diffusion : Depuis 2013 sur Showtime
Nationalité: Américaine
Genre: Drame
Statut: En production : Saison 1-2 ( 2×12 épisodes) – Saison 3 en cours
Format: 52 minutes

Synopsis: 

La vie et les amours de William Masters et Virginia Johnson, deux chercheurs spécialisés dans l’étude des comportements sexuels…

Trailer

Mon avis:

Le titre est un rien racoleur, il faut bien l’avouer. C’est sans doute la raison pour laquelle j’ai attendu pour visionner cette série dont le thème est tout même assez explicite. Je craignais une série qui cumulerait les clichés et les scènes de fesses sans véritable fond. J’ai été, bien au contraire, agréable surprise. Basée sur le roman éponyme de Thomas Maier, la série est diffusée depuis 2013 sur Showtime et raconte une expérience inédite entreprise par le Dr. William Masters et son assistante Virginia Johnson, pionniers de la sexologie dans les années 50. Devant la chape de plomb posée sur tout ce qui touche à la sexualité, l’obstétricien, convaincu qu’il existe là tout un champ d’étude inexploré, tente de convaincre le doyen de l’université du bien fondé d’une étude scientifique de la vie intime de ses contemporains – surtout de ses contemporaines.

Loin d’être scabreuse et d’afficher du sexe pour du sexe, la série offre une véritable réflexion sur l’image de la sexualité dans ces années cinquante très conservatrices où plaisir est souvent synonyme de perversité s’il n’est pas destiné à la procréation. Au cours de leur étude, ces deux précurseurs seront ainsi confrontés à des problématiques qu’ils n’avaient pas anticipées. Comment établir des statistiques quand la sexualité se décline non pas au singulier, mais au pluriel ? Car, en effet, au fil des épisodes, ce sont les tabous de cette époque qui sautent les uns après les autres. Oui, une femme peut simuler pendant l’acte; une révélation pour le docteur dès le premier épisode:

« Vous avez fait semblant d’avoir un orgasme ? C’est une pratique courante chez les prostituées ?
— C’est une pratique courante chez toutes les personnes qui ont une chatte. Toutes les femmes simulent.

Oui, l’homosexualité était considérée comme une maladie que l’on pouvait guérir. Oui, certaines femmes ne connaissent pas l’orgasme ou au contraire l’atteignent de manière particulière ( ce qui réjouirait ce cher Grey)… D’autres thèmes sont ainsi explorés comme le rapport à la maternité, la domination de l’homme sur la femme dans ces années-là, la place de l’affecte dans la sexualité ou des questions plus anatomiques qui donnent lieu à des inventions inédites souvent cocasses.

Et en plus, ça brille dans le noir. Pratique.

Alors, bien sûr, il y a des scènes de sexe, des corps nus mais le tout est filmé avec sobriété, sans aucune vulgarité. Rien de choquant mais une intelligence de traitement de ce thème légèrement glissant.

Une romance également…

Fatalement, aurais-je envie de dire. Comment regarder des hommes et des femmes se donner du plaisir sans avoir envie de tester soi-même ? Le Dr. Masters et son assistante Virginia ne vont pas passer au travers de l’écueil que l’on voit venir dès le premier épisode.
Lui est un homme brillant, marié, coincé (bah oui, curieusement) qui tente par tous les moyens de donner à sa femme l’enfant qu’elle souhaite sans être emballé par la perspective d’être père. On sait dès la première saison  pourquoi.
Elle, elle est tout son contraire. Femme divorcée avec deux enfants, elle assume sa sexualité sans honte, connait son corps et sait ce qu’elle veut ou ne veut pas.
Les deux vont se tourner autour, se prendre les pieds dans leurs positions et leurs convictions, mais seront mus par la même volonté de donner un grand coup de massue dans les croyances étriquées de leur époque et de rendre compte de tous les comportements sexuels.
Les deux acteurs principaux sont simplement excellents de justesse. Michael Sheen (William Masters) et Lizzy Caplan (Virginia Johnson) forment un duo contrasté, touchant, complexe et parfaitement secondé par un entourage tout aussi convaincant.
Ce drame historique (car le contexte des années 50 est bien entendu primordial pour comprendre la série) est une très agréable découverte. Pas de rebondissements renversants ni de scènes choc dans cette série mais une réelle application dans la construction des personnages et de leurs relations, et une réflexion des plus intéressantes sur un thème qui a trop souvent tendance à flirter avec le graveleux.

:star:  Masters of sex de Michelle Ashfort

Créée par: Michelle Ashford
Avec:  Michael Sheen, Lizzy Caplan, Caitlin Fitzgerald
Diffusion : Depuis 2013 sur Showtime
Nationalité: Américaine
Genre: Drame
Statut: En production : Saison 1-2 ( 2×12 épisodes) – Saison 3 en cours
Format: 52 minutes

Synopsis: 

La vie et les amours de William Masters et Virginia Johnson, deux chercheurs spécialisés dans l’étude des comportements sexuels…

Trailer

Mon avis:

Le titre est un rien racoleur, il faut bien l’avouer. C’est sans doute la raison pour laquelle j’ai attendu pour visionner cette série dont le thème est tout même assez explicite. Je craignais une série qui cumulerait les clichés et les scènes de fesses sans véritable fond. J’ai été, bien au contraire, agréable surprise. Basée sur le roman éponyme de Thomas Maier, la série est diffusée depuis 2013 sur Showtime et raconte une expérience inédite entreprise par le Dr. William Masters et son assistante Virginia Johnson, pionniers de la sexologie dans les années 50. Devant la chape de plomb posée sur tout ce qui touche à la sexualité, l’obstétricien, convaincu qu’il existe là tout un champ d’étude inexploré, tente de convaincre le doyen de l’université du bien fondé d’une étude scientifique de la vie intime de ses contemporains – surtout de ses contemporaines.

Loin d’être scabreuse et d’afficher du sexe pour du sexe, la série offre une véritable réflexion sur l’image de la sexualité dans ces années cinquante très conservatrices où plaisir est souvent synonyme de perversité s’il n’est pas destiné à la procréation. Au cours de leur étude, ces deux précurseurs seront ainsi confrontés à des problématiques qu’ils n’avaient pas anticipées. Comment établir des statistiques quand la sexualité se décline non pas au singulier, mais au pluriel ? Car, en effet, au fil des épisodes, ce sont les tabous de cette époque qui sautent les uns après les autres. Oui, une femme peut simuler pendant l’acte; une révélation pour le docteur dès le premier épisode:

« Vous avez fait semblant d’avoir un orgasme ? C’est une pratique courante chez les prostituées ?
— C’est une pratique courante chez toutes les personnes qui ont une chatte. Toutes les femmes simulent.

Oui, l’homosexualité était considérée comme une maladie que l’on pouvait guérir. Oui, certaines femmes ne connaissent pas l’orgasme ou au contraire l’atteignent de manière particulière ( ce qui réjouirait ce cher Grey)… D’autres thèmes sont ainsi explorés comme le rapport à la maternité, la domination de l’homme sur la femme dans ces années-là, la place de l’affecte dans la sexualité ou des questions plus anatomiques qui donnent lieu à des inventions inédites souvent cocasses.

Et en plus, ça brille dans le noir. Pratique.

Alors, bien sûr, il y a des scènes de sexe, des corps nus mais le tout est filmé avec sobriété, sans aucune vulgarité. Rien de choquant mais une intelligence de traitement de ce thème légèrement glissant.

Une romance également…

Fatalement, aurais-je envie de dire. Comment regarder des hommes et des femmes se donner du plaisir sans avoir envie de tester soi-même ? Le Dr. Masters et son assistante Virginia ne vont pas passer au travers de l’écueil que l’on voit venir dès le premier épisode.
Lui est un homme brillant, marié, coincé (bah oui, curieusement) qui tente par tous les moyens de donner à sa femme l’enfant qu’elle souhaite sans être emballé par la perspective d’être père. On sait dès la première saison  pourquoi.
Elle, elle est tout son contraire. Femme divorcée avec deux enfants, elle assume sa sexualité sans honte, connait son corps et sait ce qu’elle veut ou ne veut pas.
Les deux vont se tourner autour, se prendre les pieds dans leurs positions et leurs convictions, mais seront mus par la même volonté de donner un grand coup de massue dans les croyances étriquées de leur époque et de rendre compte de tous les comportements sexuels.
Les deux acteurs principaux sont simplement excellents de justesse. Michael Sheen (William Masters) et Lizzy Caplan (Virginia Johnson) forment un duo contrasté, touchant, complexe et parfaitement secondé par un entourage tout aussi convaincant.
Ce drame historique (car le contexte des années 50 est bien entendu primordial pour comprendre la série) est une très agréable découverte. Pas de rebondissements renversants ni de scènes choc dans cette série mais une réelle application dans la construction des personnages et de leurs relations, et une réflexion des plus intéressantes sur un thème qui a trop souvent tendance à flirter avec le graveleux.