La sélection de la semaine : Autoportrait, J’ai tué Philippe II de Macédoine, Vive la marée !, Le château des étoiles, André le Géant, Démocratie, Petites niaiseuses, Doggybags, Aspic, Mort au tsar, Impostures, L’or du Rhin, La confrérie des lions blan...

Par Casedepart @_NicolasAlbert

Illustration tirée de la série Le château des étoiles – Alex Alice (Rue de Sèvres)

Pour ce troisième samedi du mois de septembre, Case Départ vous propose une petite sélection.  En vous ouvrant sa bibliothèque, le blog met en lumière de très bonnes bandes dessinées. Nous passons au crible, les albums suivants : Autoportrait signé Baladi chez Atrabile, J’ai tué Philippe II de Macédoine : un album d’Isabelle Dethan, un récit à quatre mains Vive la marée !, le deuxième volet de la saga Le château des étoiles, la biographie d’André le Géant, la naissance de la Démocratie à Athènes, Petites niaiseuses : des tranches de vie de Sandrine Martin, le huitième volume de la revue Doggybags, l’intégrale des deux premiers tomes de la série Aspic détectives de l’étrange, le second volet de Mort au tsar, le deuxième recueil d’Impostures de Romain Dutreix, L’or du Rhin de Roger Seiter, le premier volume du manga La confrérie des lions blancs, deux albums Les fondus du vin et le nouveau tome du Bouquin du petit coin. Bonnes lectures.

Autoportrait

Pendant un an et une fois par semaine, Baladi a envoyé une carte postale à son éditeur Atrabile afin de lui raconter une histoire ou plutôt une enquête étrange : pas de cadavre mais pourtant quelque chose est mort ! Dans Autoportrait, l’auteur s’amuse avec le lecteur à travers cet ovni dessiné : formidable !!!

Résumé de l’éditeur :
On a commis le crime parfait, impossible de trouver le cadavre! D’ailleurs le corps continue à boire, manger et dormir, et à errer dans les rues de la ville, la nuit… Donc pas de cadavre, un corps qui bouge, et pourtant quelque chose est bien mort… Quant à l’enquête, c’est à l’avenir qu’elle s’intéresse, bien plus qu’au passé. Revenons un instant un peu en arrière, à la base du projet: Baladi décide, courant 2013, d’envoyer pendant un an et chaque semaine une carte postale à son éditeur (Atrabile, donc), mélangeant ainsi «mail art» et bande dessinée. Derrière cette contrainte formelle se cache une envie de raconter qui se trouvera portée et bouleversée par le quotidien direct de l’auteur (séparation, rencontres impromptues) ainsi que par des événements qui le toucheront moins directement mais presque aussi fortement (guerre en Syrie, Palestine). Dans la forme, Baladi va multiplier les techniques et les outils pour (se) raconter : crayon, plume, stylo, peinture, découpage, collage – tant de moyens utilisés avec inventivité et passion. Dans le fond, on trouve bien sûr une forte dimension autobiographique, où l’auteur se confronte sans cesse à son environnement, proche ou lointain, et les rêves ainsi que le monde de la nuit joueront tout au long de ces pages un rôle prépondérant. Il ne faudrait néanmoins pas omettre l’aspect politique du livre, présent ici comme dans quasiment tous les livres de Baladi d’ailleurs; la présence de Goldorak sur la couverture est donc bien plus qu’un clin d’œil nostalgique, puisque le robot japonais héros du dessin animé éponyme est devenu une espèce d’icône de la résistance au Liban et en Syrie. Dans une bibliographie peu banale souvent faite d’expérimentation et de recherche, Autoportrait fait néanmoins office «d’ovni» ; la lecture de cette «cartographie» d’un certain désespoir reste pourtant passionnante, tant par les défis formels que le livre relève, que par son exploration des affres d’une dépression aussi sourde qu’envahissante.

Voilà un ouvrage intrigant mais ô combien intéressant ! De format à l’italienne 17,5×13,2 et un tirage numéroté limité à 500 exemplaires, ce livre nous enchante tout de suite. Il faut souligner que l’idée, le processus et le traitement graphique sont originaux. L’idée tout d’abord : conter une enquête policière dont on a pas trouvé de cadavre en envoyant une carte postale à son éditeur chaque semaine. L’exercice sur le long court (52 cartes) fut parfois simple mais parfois compliqué (ne pas perdre le fil de l’histoire, prendre en compte les événements de sa vie et écrire dans tous les lieux où il se trouvait). D’ailleurs, pour ne pas laisser de côté son lectorat et son éditeur, il fait de temps en temps un rappel des épisodes précédents.

Compiler ses cartes postales, tel un collectionneur (un cartophile), cela permet de découvrir aussi mieux Baladi. Comme l’indique le titre, Autoportrait, il glisse çà et là des objets qu’il apprécie, des thématiques qu’il a déjà décliné dans ses albums (l’écologie, les animaux, les émotions, l’armement et les guerres, mais aussi le racisme à travers les idées nauséabondes du parti suisse UDC…). Il mêle tout cela d’une manière habile, entre rêves et réalité ; entre optimisme et déprime.

La partie graphique est elle aussi formidable ! Il utilise un éventail important de techniques. Des plus traditionnelles (crayon, feutres, plume ou peintures) aux plus inventives (collages, découpage). Malgré ce patchwork, l’album possède une belle unité et une grande qualité. Ces différences lui permettent d’essayer et aux lecteurs de ne pas s’ennuyer. Comme dans ses précédentes publications, on ressent toute l’influence de Robert Crumb ou de Moebius dans les cartes postales du suisse.

  • Autoportrait
  • Auteur: Baladi
  • Editeur: Atrabile, collection Hors Collection
  • Prix: 17€
  • Parution: 14 septembre 2015

 J’ai tué Philippe II de Macédoine

Pausanias d’Orestie commet l’irréparable : il tue Philippe II de Macédoine, le souverain de l’Antiquité, père d’Alexandre le Grand. Isabelle Dethan conte ce moment particulier qui bouleversa ce pays fort proche de la Grèce, en 336.

Pour terminer cette chronique, cliquez ici.

  • J’ai tué Philippe II de Macédoine
  • Auteure : Isabelle Dethan
  • Editeur: Vents d’Ouest
  • Prix: 14.50€
  • Sortie: 2 septembre 2015

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Vive la marée !

Lorsque deux grands noms de la bande dessinée se rencontrent cela donne un premier album La Marie en plastique (2006, Futuropolis). Pascal Rabaté et David Prudhomme ont décidé de réunir de nouveau leur talent respectif dans Vive la marée !, une évocation des vacances d’anonymes au bord de l’eau.

Résumé de l’éditeur :
Madame enfile son maillot à l’abri de sa serviette avant de se faire bronzer « seins nus ou pas seins nus ? Allez, seins nus. » Monsieur prépare son matériel de pêche tel un guerrier conquérant. Les enfants sont déjà dans l’eau, le chien à leur trousse, au matin on pense au repas du soir sans oublier de prévoir une case apéro. La plage est un formidable terrain de jeux où « les adultes rêvent et restent les enfants qu’ils ont toujours été », un observatoire de la trivialité humaine dans son plus simple appareil – ou presque. Prudhomme et Rabaté sont allés eux aussi à la mer. Avec un grand souci du détail, ils orchestrent un ballet d’estivants en déroulant autant de figures typiques. Un portrait chorale drôle, tendre, qui gratte à peine. Comme du sable dans les sandales !

Au premier abord Vive la marée ! peut paraître étrange. Pourtant au fil des pages, cette évocation des vacances au bord de l’eau, nous rattrape et nous fait voyager. Sans aucun personnage central ; à part le lieu, Polovos Plage, le lecteur navigue entre plusieurs anonymes, anti-héros ; en passant de l’un à l’autre, d’une famille à l’autre sans connaître ni leur passé ni leur futur, sans s’y attacher. C’est cet exercice narratif que réussissent admirablement Pascal Rabaté et David Prudhomme, comme une sorte de tourbillon avec comme seul point commun : la plage et l’eau.

Comme des milliers de français et d’étrangers, sans distinction (revenus, travail, vie…) tous sont au même niveau. Avec cette rentrée toute en grisaille, les auteurs prolongent nos moments magiques à la mer, nos vacances. Ce panorama mettant en scène des portraits de personnages est à la fois tendre, drôle et parfois émouvant. Entre les familles nombreuses, les retraités ou les naturistes, tous sont là pour oublier leur lointain quotidien qu’ils subissent toute l’année. Sacrifiant à ce rituel immuable, ils viennent ou reviennent avec plaisir goûter aux joies des vacances méritées.

Cette subtile observation est mise en image à quatre mains mélangeant deux styles graphiques pourtant différents pour livrer des planches à la hauteur de leur récit doux et sensible.

  • Vive la marée !
  • Auteurs: Pascal Rabaté et David Prudhomme
  • Editeur: Futuropolis
  • Prix: 20€
  • Parution: 10 septembre 2015

Le château des étoiles

Séraphin, son père, Hans, Sophie et le Roi de Bavière sont partis dans l’éthernef pour échapper au malfaisant Gudden. Alors que les réglages n’étaient pas tous terminés, ils se retrouvent dans le ciel. Voici le deuxième volet de la saga fantastique Le château des étoiles d’Alex Alice aux éditions Rue de Sèvres.
Résumé de l’éditeur :
Nos héros, qui ont échappé de justesse aux hommes de Bismarck en embarquant dans l’éthernef, voient le château s’éloigner sous leurs yeux au fil de leur montée dans le ciel. Les voici sur le point de prouver leur théorie, franchir le mur de l’éther et découvrir l’espace mystérieux et infini. Une avarie va faire de leur rêve le plus fou une réalité, les forçant à se poser sur la face cachée de la Lune. Si le père de Séraphin fera tout pour les ramener vivants sur Terre, le Roi semble caresser d’autres espoirs tandis que Séraphin, lui, veut en savoir plus sur la disparition de sa mère. La conquête de l’espace s’arrêtera-t-elle à ce premier vol ?

L’éthernef s’envole vers les cieux. Voulant échapper au démoniaque Gudden, Séraphin et ses compagnons se retrouvent bloqués dans l’engin volant. Après quelques manœuvres, tous sont prêts à prendre de l’altitude et dépasser l’éther. A bord, le père du garçon prend les commandes, assistés de Sophie et Hans. De son côté, le roi de Bavière est songeur et préoccupé. Après le passage tant redouté, les cinq passagers se retrouvent en apesanteur, s’écrasant même sur la Lune. L’oxygène se raréfie et les tensions naissent entre le Roi et les autres membres. Malgré tout cela, leur seul but est de pouvoir revenir vivants sur Terre.

Le récit fantastique d’Alex Alice nous enchante encore une fois après un très bon premier tome : l’action se densifie et les tensions sont à leur climax. Le quasi huis-clos dans l’éthernef apporte son lot de tiraillements mais aussi de situations cocasses. En effet, si cette très belle histoire est une excellente aventure, le ressort comique n’est pas absent, notamment par Hans, un personnage décalé (qui a pu parfois déstabiliser le lectort mais pas nous). Il faut souligner que l’auteur du Troisième Testament (avec Dorison, Glénat) nous gratifie d’un excellent scénario bien maîtrisé, hommage à Miyazaki pour les engins volant et l’onirisme, mais aussi à Jules Verne, pour ces récits visionnaires écrits au 19e siècle.

La partie graphique est à la hauteur de l’histoire : belle, envoûtante et d’une belle lisibilité. Comme nous l’avions souligné lors de la sortie du premier volume, Alex Alice s’est essayé à de nouvelles techniques (l’aquarelle) et c’est merveilleux. Le découpage original associe de grandes illustrations et de petites cases, ce qui donne un rythme fou au récit.

  • Le château des étoiles, volume 2 : 1869 La conquête de l’espace
  • Auteur: Alex Alice
  • Editeur: Rue de Sèvres
  • Prix: 13.50€
  • Parution: 16 septembre 2015

 André le géant

André Roussimoff était un catcheur célèbre dans les années 70. Box Brown nous dévoile l’adolescence et les heures de gloire de celui qui fut surnommé Le géant ferré. André le géant est un album La Pastèque.

Résumé de l’éditeur :
André René Roussimoff de son vrai nom, est né à Coulommiers en 1946. Son physique hors-norme (2,24 m – 235 kg) lui a valut le surnom de la Huitième merveille du monde. Il est connu pour son travail à la fédération de lutte américaine, la World Wrestling Federation, et il est considéré comme l’un des plus grands lutteurs de l’histoire. Mort en 1993, il est à titre posthume le premier homme à être introduit au Hall of Fame de la WWF peu de temps après son décès.  Avec André le Géant, Box Brown nous offre le portrait remarquable d’une véritable icône de la culture nord-américaine.

Dans les années 60, en France, le catch était un sport populaire très suivi. Des athlètes, tel le comédien Lino Ventura en firent les beaux jours. Tombé en désuétude dans les années 80, il fera un retour remarqué dans les cours d’école dans les années 2000, grâce aux cartes à collectionner et aux combats diffusés sur W9. En revanche, l’aura de ce sport-spectacle n’a jamais faibli aux Etats-Unis.

Parmi les stars du catch, André Roussimoff était adulé. Sa stature imposante (272 kg et 2,30m) lui permettait de facilement mettre ses adversaires au tapis. Box Brown dévoile sa vie et ses premiers pas dans son petit village français de Molien, près de Coulommiers. Né en 1946, à 12 ans il paraissait déjà un jeune adulte. Moqué de tous à cause de sa taille, même le chauffeur de car ne l’acceptait pas, obligé alors d’aller à l’école à pied. Pourtant André était un jeune garçon charmant et serviable, toujours enclin à aider les autres grâce à sa grande force. Repéré par les imprésarios, il commence une carrière de lutteur aux quatre coins du globe. Il se fait alors rapidement connaître. Los Angeles et Hollywood le scrutent, l’alcool et les filles s’accumulent aussi dans sa vie.

Cette belle autobiographie proposée par Box Brown est très documentée, peut se lire comme une fable d’aventure tant les événements concernant la vie d’André sont fous. Décédé à l’âge de 35 ans d’une crise cardiaque, ce monstre de muscles était atteint d’une maladie génétique, l’acromégalie. Si les strass et les paillettes, ainsi que l’argent auraient du rendre André heureux, ce ne fut pas le cas ; ce qui confère à l’ambiance sombre et triste du récit, de la mélancolie. Le trait rond de l’auteur américain est d’une belle qualité et d’une grande lisibilité. Un bel hommage à André le Géant et au catch.

  • André le géant
  • Auteur: Box Brown
  • Editeur: La Pastèque
  • Prix: 17.90€
  • Parution: 17 septembre 2015

Démocratie

Après un succès éditorial avec Logicomix, les auteurs ont décidé de travailler de nouveau ensemble sur l’album Démocratie, édité par La librairie Vuibert. Alecos Papadatos, Annie Di Donna et Abraham Kawa racontent la naissance de la démocratie à Athènes au VIe siècle avant J.-C., à travers le destin de Léandre, un jeune athénien pris en tenaille dans les différents conflits générés par la cité grecque. Cet album est une belle plongée dans l’histoire grecque antique.

Résumé de l’éditeur :
Athènes, Ve siècle avant notre ère. La vie du jeune Léandre bascule le jour de l’assassinat du tyran Hipparque. La répression est sanglante. Témoin impuissant du meurtre de son père, le garçon est obligé de fuir. Il tente lentement de reconstruire sa vie à Delphes, sous les auspices de la déesse Athéna. Jusqu’au jour où il rencontre Clisthène, un maître mystérieux qui promet de rendre au peuple d’Athènes sa gloire et sa prospérité… Mais à quel prix ?
Grande et belle fresque historique, Démocratie est un ouvrage dense, fort et qui interroge. Porté par deux grands auteurs grecs, Alecos Papadatos et Abraham Kawa, le récit met en lumière le mythe fondateur de la démocratie à Athènes, dans la Grèce antique au VIe siècle avant J.-C. Concept différent de nos démocraties contemporaines, cette idée naissante fut difficile à mettre en place et pris beaucoup de temps à s’installer.

Afin d’incarner au mieux cette naissance, les trois auteurs ont décidé de mettre en lumière le destin hors-norme de Léandre. Si le jeune athénien est un personnage fictif ; il croise de vraies personnalités ayant existé tel Clisthène, celui qui fut présenté comme le père du concept.
Pour découvrir cette histoire inscrite dans la Grande Histoire, les auteurs déroule le fil de la vie de Léandre. Alors que ses compagnons d’armes sont à la veille de la célèbre bataille de Marathon, le jeune athénien les écoute parler de leur future défaite contre une armée surpuissante. Il se livre alors sur son passé et son parcours de vie : son père fut assassiné lors d’un coup d’état. A la suite de cet événement marquant, il sera banni de la cité et trouvera refuge à Delphes. C’est dans la cité de la Pythie qu’il croisera un personnage mystérieux Clisthène, qui souhaite rendre le pouvoir au peuple à travers une nouvelle entité politique : la démocratie.

Le lecteur découvre donc les différents systèmes politiques de la Grèce antique, de la tyrannie de Pisistrate (l’enfance de Léandre) jusqu’à la veille de la mise en place de la démocratie. Pour mettre en perspective leur ouvrage, les deux auteurs composent un dossier de 32 pages en fin d’album : des questions de Abraham Kawa concernant son travail graphique, un abécédaire lexique sur les personnages ou les lieux de l’album et enfin les sources historiques.

Cet excellent album est porté par le dessin semi-réaliste de Kawa juste, ce qui lui permet de composer des planches vives et très équilibrées, le tout agrémenté de belles couleurs signées Annie Di Donna.

  • Démocratie
  • Scénaristes : Alecos Papadatos et Abraham Kawa
  • Dessinateur : Abraham Kawa
  • Editeur: La librairie Vuibert
  • Prix: 19.90€
  • Sortie: 18 septembre 2015

Petites niaiseuses

Sandrine Martin se raconte dans le très bel album Petites Niaiseuses. Edité par Misma, cette autobiographie maligne et plutôt amusante, ravira les trentenaires et les quadras se retrouvant dans ces petites madeleines de Proust. Intelligent, malin et drôle !

Résumé de l’éditeur :
Nous ne sommes qu’un grain de poussière dans l’univers. Nous croyons tous ça.
Mais en fin de compte l’univers est fabriqué de toutes pièces. Au départ c’est le pays des bisounours, du Père Noël, des douces grenadines, des salopettes en jeans, des raviolis en boîte… 
Et l’enfance innocente laisse place à l’adolescence : Fun Radio, Beverly Hills, franges coquées, appareils dentaires et boums ratées. On abandonne finalement sa peau d’adolescent, on s’émancipe et on rejoint le monde adulte et ses amours déçus. Si tous ces moments de notre vie donnent un sens à notre existence alors nous sommes bien des grains de poussière et nous partageons tous un petit bout du même univers.

Bel ouvrage, Petites niaiseuses est une autobiographie très réussie de Sandrine Martin, jeune auteure née en 1979. La parisienne, diplômé des Arts Déco en 2003, est lauréate du Prix FNAC BD la même année pour Marcel et Léa (avec Christophe Ngalle Edimo). Illustratrice pour Le Larousse ou la presse (Astrapi ou Dlire), elle commence à se faire une belle petite place dans l’univers de la bande dessinée, notamment avec son précédent album Nikki de Saint Phalle, le jardin des secrets (avec Dominique Osuch, Casterman).
Succession de petites scénettes bien écrites, douces parfois chaleureuses mais ô combien amusantes, elle raconte son quotidien entre réalité et rêves. Ces étapes de vie, elle les conte avec beaucoup de malice : de son enfance à son adolescence, elle distille çà et là des petites pastilles comme elle sèmerait les petits cailloux du Petit Poucet, de belles madeleines de Proust. Plutôt heureuse dans son enfance (le lapindrôme, l’arrivée de son frère dans le foyer, des vacances dans un manoir chic), cela se complique à l’âge ado, comme bon nombre d’entre-nous. La jeune fille discrète et timide, n’a qu’une seule vraie amie au collège. Jamais invitée dans les boums, elle doit se contenter de tenir la chandelle aux couples qui l’entourent.

Plus tard, elle devra même loger dans une chambre de bonne, entourée de personnages haut-en-couleur, alors qu’elle revient d’un été comme fille au pair à Londres, dans un famille protestante. Ne parlant pas vraiment la langue, elle fera preuve de grande ingéniosité pour contourner ce gros obstacle.
Sandrine Martin susurre aux oreilles des trentenaires et des quadragénaires, qui seront ravis ; ils se retrouveront dans ces moments de vie nostalgique, parfois mélancoliques. La grande force de l’auteure est de prendre du recul sur ces récits. L’âge, la sagesse, le temps qui passent peuvent permettre de mettre en perspective cette vie plutôt heureuse. Son trait d’une grande modernité s’inscrit dans la veine des nouveaux auteurs actuels. Son dessin d’un simple trait au crayon restitue parfaitement le côté nostalgique du récit.

  • Petites Niaiseuses
  • Auteure: Sandrine Martin
  • Editeur: Misma
  • Prix: 16€
  • Parution: 14 septembre 2015

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Doggybags

Le label 619 des éditions éditions Ankama gratifie son lectorat d’une revue tout bonnement géniale : Doggybags ! Après un excellent septième volume, Run et ses compères réitèrent cette belle réussite dans un huitième recueil comprenant trois très belles histoires sombres et angoissantes faites de 3 meurtres.
Résumé de l’éditeur :
Trois histoires, trois tueries. Plus brutal qu’un coup de fusil à pompe en pleine tête et plus vicieux qu’un arrachage de dent à la pince-monseigneur, DoggyBags est un hommage aux pulps et aux comics d’horreur des années 1950 qui ne fait pas dans la dentelle. Au sommaire de ce Doggybags 8 – Soledad, une histoire de Noëllie Pravia et Lehégarat. – To serve and protect, d’El Diablo et Luché. – The City of darkness, de Jonathan Garnier et Mathieu Bablet.


Soledad (scénario Noëllie Pravia, dessin : Le Hégarat). Nicaragua. Soledad est une jeune femme forte et indépendante. Courtisée par Tuco qui lui fait des avances trop musclées, elle le chasse de chez elle. Mais il n’a pas dit son dernier mot. Alors qu’elle devait rentrer de son travail avec son frère Luis, Tuco la fait monter dans sa voiture. Quelques kilomètres plus tard, on la retrouve gisante sur le sol, entourée de trois hommes…
Un chien aux yeux rouges, un meurtre effroyable et du fantastique distillé habilement, Noëllie Pravia sait accrocher son lectorat. Fort et sanglant, le récit est mis en image par Le Hégorat dans un style réaliste intéressant. Pour sa première publication, l’angoumoisin réussit à restituer facilement l’atmosphère angoissante mais aussi la moiteur du Nicaragua.


To serve and protect. (scénario Eldiablo et dessin Ludovic Chesnot). Etats-Unis.Une mère, sa fille et sa nièce surprennent un jeune garçon de 19 ans dans un sale état en bas de chez elles. Alors qu’elles attendent la police, un homme plus âgé se présentant comme son petit ami, arrive. A la vue des contusions sur son corps, il aurait du aller à l’hôpital et son ami au poste, mais les deux policiers ne le font pas.
Déclinaison de l’histoire vraie, le récit d’Eldiablo met en lumière un récit véritable, celui du tueur Dahmer. Racisme, anthropophagie, sexualité débridée et meurtre, tous les ingrédients sont réunis pour que le lecteur passe un bon moment de lecture. Le trait réaliste de Ludovic Chesnot est très réussi, fort qui lui permet de mettre en scène une ambiance lourde.

- The city of darkness (scénario Jonathan Garnier, dessin Mathieu Bablet). Chine, dans la citadelle de Kowloon. Eddie est le brave facteur de la cité. Il connaît tous ses recoins et tous ses habitants, y compris Zhang, le boucher. Grand et très froid, cet homme est détesté par tous les habitants, qui pensent qu’il a tué sa femme.
En mettant en scène, un tueur cannibale, Jonathan Garnier ne nous épargne rien (la scène de dégustation par Eddie est écœurante et d’une grande force narrative). Au passage, il écrit une biographie express de 4 tueurs-cannibales dont le fameux Armin Meiwes, un allemand qui avait mangé son amant. La partie graphique de Mathieu Bablet est comme à son habitude magnifique ! Auteur de Adrastée (Ankama), il faut se pencher sur ces planches pour voir tout son talent. A quand un recueil de ses histoires parues dans les Doggybags ?

  • Doggybags, volume 8
  • Auteurs: Collectif
  • Editeur: Ankama, label 619
  • Prix: 13.90€
  • Parution: 28 août 2015

Aspic

Auguste Dupin n’est pas un détective comme les autres : c’est un enquêteur d’affaires faisant référence à l’étrange ! Aidé par un nouveau venu, Hugo, il essaie de résoudre la disparition d’une célèbre voyante. De son côté, Flora Vernet habite chez le détective afin d’embrasser la même profession. Les éditions Soleil rééditent les deux premiers tomes d’Aspic, détectives de l’étrange sous la forme d’une intégrale, en même temps que la sortie du tome 4 Vaudeville chez les vampires. Cette série est signée Thierry Gloris et Jacques Lamontagne.

Résumé de l’intégrale 1 :
Kathy Wuthering a disparu ! De la plus célèbre des médiums parisiens que consultait le tout-Paris de ce XIXe siècle, ne reste aujourd’hui que deux globes oculaires sanguinolents. Auguste Dupin, fin limier et scientifique pointilleux va faire la lumière sur cette horrible affaire. N’en déplaise au rigoriste « enquêteur phénoménologue », pour y parvenir, Dupin aura besoin de son extravagante assistante, Flora Vernet.

L’intégrale proposée ici est composée des deux premiers volumes de la série Aspic, détectives de l’étrange : La naine aux ectoplasmes et L’or du vice. Le récit fantastique de Thierry Gloris est sympathique et très accrocheur. Entre la toile de fond victorienne (comme chez Conan Doyle), les affaires décrites (comme chez Gaston Leroux) et les personnages attachants, l’histoire plaît ! Il faut dire que le scénariste sert des affaires qui s’entremêlent, sans dérouter le lecteur.

L’inspecteur Nimber fait appel à Auguste Dupin pour une affaire étrange : la disparition du corps deKathy Wuthering, célèbre voyante chez qui tout le gratin parisien se presse. Alors que l’on ne retrouve que les yeux de la pauvresse, les deux détectives mènent l’enquête. Dans le même temps, Flora Vernet habite chez Dupin pour y percer les secrets d’un bon enquêteur. Intelligente et major de sa promotion, elle ne peut pourtant pas en être car c’est une femme ! Par un petit mensonge, elle aide Beyle qui s’est fait voler sa montre le soir d’avant. Les deux affaires se rejoignent alors…

Entre société secrète prête à prendre le pouvoir, de l’ésotérisme, des meurtres sanglants, une disparition inquiétante et des personnages forts (une demoiselle impulsive et prête à tout, un détective qui n’a peur de rien et un jeune inspecteur), la série débute pour le mieux, le tout avec une toile de fond historique. Publiés en 2012-2013, les deux premiers tomes sont alléchants. Il est à noter que le scénario est aussi truffé de dialogues et de situations cocasses qui font beaucoup rire. C’est ce subtil mélange (humour et intrigue) qui séduit.
La partie graphique confiée à Jacques Lamontagne intrigue et hypnotise. Les personnages, qui parfois semblent un peu figés, sont finement dessiné. Les décors sont soignés et les cadrages forts.

  • Aspic, détectives de l’étrange
  • Scénariste : Thierry Gloris
  • Dessinateur : Jacques Lamontagne
  • Editeur: Soleil
  • Prix: 19.99€
  • Sortie: 26 août 2015

Mort au tsar

Après un premier volume salué par la critique et le public, Fabien Nury et Thierry Robin dévoilent le dernier volet de la saga historique Mort au tsar, publié par Dargaud.
Résumé de l’éditeur :
Fin du diptyque imaginé par Fabien Nury et Thierry Robin où polar et histoire s’entremêlent au coeur de la Russie tsariste. Georgi est un terroriste. Il veut tuer le gouverneur Sergueï Alexandrovitch. Quitte à y laisser sa peau. Un thriller politique sur un terroriste prêt à tout ! Mort au Tsar, polar historique, nous entraîne sur les traces des révolutions russes de 1905.

Alors que le premier tome de Mort au tsar avait enchanté toutes les personnes l’ayant lu, ce second volet du diptyque déçoit. Dans Le gouverneur, Fabien Nury s’attachait à conter le sort funeste de Sergueï Alexandrovitch, gouverneur général de Moscou. Ayant malencontreusement fait tiré sur une foule massé devant son palais (plusieurs dizaines de morts), il était traqué, ayant conscience de sa mort future. Dans Le terroriste, le scénariste montre le point de vue de Georgi, le commanditaire de l’attentat ; du côté des Révolutionnaires.

Autant la vision du Grand-Duc était intéressante : le lecteur sentait toute la tension du récit et l’isolement du gouverneur à la Cour et dans sa vie ; autant celle des révolutionnaires nous touche moins. En revanche, le contexte historique est toujours aussi finement décrit grâce à l’appui d’une belle documentation mais aussi de deux ouvrages : Le gouverneur de Leonid Andreiev et Le cheval blême. Le pouvoir tsariste en fin de course, en déliquescence et la naissance des idées communistes, tout est très bien dépeint.

Du côté graphique, Thierry Robin rend une copie plutôt réussie. Là encore, si le découpage et les doubles-pages merveilleuses du premier volume nous avaient enchanté, les planches de ce second volet sont en deçà. Reste néanmoins, les personnages parfaitement maîtrisés.

  • Mort au tsar, tome 2/2 : Le torroriste
  • Scénariste : Fabien Nury
  • Dessinateur : Thierry Robin
  • Editeur: Dargaud
  • Prix: 13.99€
  • Sortie: 11 septembre 2015

Impostures

Alors que Romain Dutreix s’essayait avec malice et grande réussite à l’art du pastiche dans Impostures, il récidive avec un deuxième volume, à travers 14 chapitres mettant en scène les héros de papier célèbres de la Bande Dessinée.
Résumé de l’éditeur :
Pour ce tome 2, l’auteur le plus grincheux de la profession fait à nouveau preuve d’audace en pastichant les plus grands : Bilal, avec sa fameuse « Foir’fouille aux immortels », « Schtroumpfs-Alien », « Adèle Blanc-Sec contre Rascarcapac », « Superdupont contre la vermine existentialiste », « Gaston Lagaffe espion pour le compte de Dargaud », mais aussi Corto Maltese ou les chefs-d’œuvre du 9e art.

Avec toujours autant d’irrévérence mais sans méchanceté, Romain Dutreix propose des reboots des séries BD connues (reboot : redémarrage, ce qui désigne une nouvelle version d’une série ayant connue de nombreuses suites, en voulant repartir sur de nouvelles bases). Même si l’exercice fut à la mode il y a de nombreuses années (Roger Brunel chez Glénat dans un style coquin) ou plus récemment (Michel Rodrigue, La parodie, Le Lombard, un album raté), souvent c’est un art en bande dessinée peu réussi. Alors que le premier volume était formidable (comparé à ces illustres aînés, il n’y avait pas photo), ce deuxième volet est moins abouti ; la surprise n’opérant plus. Si les personnages célèbres dans des situations inattendues sont intéressantes, les mini-récits sont moins forts.

Restent les belles planches de Romain Dutreix, passant habilement d’un style graphique à l’autre. Le lecteur sent que l’auteur a pris beaucoup de plaisir dans son dessin pour rendre hommage à ces illustrés prédécesseurs.

  • Impostures, volume 2
  • Auteur: Romain Dutreix
  • Editeur: Fluide Glacial
  • Prix: 14€
  • Parution: 16 septembre 2015

L’or du Rhin

Après le très bon polar Trou de mémoire (avec Pascal Regnauld), Roger Seiter prend le temps de continuer sa saga historique L’or du Rhin par un deuxième volume intitulé La flèche et le glaive, toujours aux éditions du Long Bec. Après un premier volet se déroulant à l’époque romaine, la légende sur ce trésor arrive au Ve siècle de notre ère, lors des grandes migrations barbares.

Résumé de l’éditeur :
En Alsace, au milieu du XVème siècle. L’époque est troublée. La guerre de cent ans s’achève et les campagnes françaises sont envahies par des compagnies de mercenaires et 451… Une colonie de cavaliers huns remonte le long du Rhin. La ville rhénane d’Argentoratum, abandonnée par l’armée romaine et dirigée tant bien que mal par son évêque, ne pourra pas résister longtemps… à moins de payer des mercenaires ! Mais la ville est pauvre. L’Or du Rhin ? Pour l’évêque Marcus, c’est une légende…

Prévue en six tomes, la saga historique de Roger Seiter connaît son deuxième volume. Aidé de François Hoff pour le récit, le scénariste prolonge cette légende de l’or du Rhin au Ve siècle pendant les Invasions barbares. Alors que les temps historiques sont troublés par ces vagues successives de peuples prêts à conquérir l’Ouest de l’Europe ; le mythe légendaire de ce trésor perdure.

C’est dans la ville d’Argentoratum que l’histoire se déroule, menacée par l’arrivée prochaine des Huns, emmenés par leur célèbre chef Atilla. Alors que Marcus, l’évêque de la ville rhénane souhaite négocier avec les adversaires, les autres notables de la cité préféreraient fuir, emportant femmes, enfants et richesses.

Alors que le premier volume fut dessiné par Vincent Wagner (de façon élégante et réussie), ce deuxième opus est mis en image par Gédéon. Le trait réaliste de cet auteur polonais est composé de grandes cases agrémentées à la peinture. Quelques bémols néanmoins à relever : des problèmes de proportion dans les personnages et quelques cases où la mise en scène est ratée malgré une belle volonté de les mettre en mouvement.

  • L’or du Rhin, tome 2/6 : La flèche et le glaive
  • Scénaristes : Roger Seiter et François Hoff
  • Dessinateur : Gédéon
  • Editeur: Long Bec
  • Prix: 14.75€
  • Sortie: 28 août 2015

La confrérie des lions blancs

L’école de Chevalerie Wolston ouvre ses portes pour cette rentrée avec de nouveaux élèves. Parmi eux, Thomas se rêve en chevalier. Entre les cours et les autres membres, son apprentissage est à la fois délicat et joyeux. Publié par Komikku, le manga de Natsuko Takahashi, La confrérie des lions blancs conte ces premiers pas.
Résumé de l’éditeur :
Thomas est un nouvel élève de l’école de chevalerie Wolston. Juste, droit, sincère et persévérant, le jeune homme se donne à fond pour pouvoir vivre son rêve : devenir chevalier blanc ! A-t-il l’étoffe pour y parvenir ? D’après ses résultats aux premières épreuves, il risque d’avoir beaucoup de travail avant d’y arriver… Heureusement pour lui courage, détermination et audace font partie de ses nombreuses qualités ! Mais dans La Confrérie des Lions Blancs nous n’allons pas seulement suivre le destin de Thomas. D’ailleurs, à son arrivée il rencontre directement Bernard, l’un des plus atypiques et fainéants personnages de l’école. Il fera également rapidement connaissance avec Hermann et Buzz. Si leurs envies, leurs motivations et leurs parcours sont différents, ça ne les empêchera pas de devenir amis. Mais réussiront-ils à atteindre leurs rêves… ?

© 2014 Natsuko Takahashi / Published by Kadokawa Corporation Enterbrain

Shônen en deux tomes, La confrérie des lions blancs fut publié dans la revue Fellows des éditions Enterbrain. Le récit de Natsuko Takahashi est une belle quête initiatique mettant en scène de jeunes adolescents dans une école de chevalerie. Si l’intrigue est très (trop?) classique, le mangaka repose son récit sur des personnages assez sympathiques : Thomas, le héros vaillant et brave, Bernard d’une grande indépendance et Hermann, le modèle des futurs chevaliers.

© 2014 Natsuko Takahashi / Published by Kadokawa Corporation Enterbrain

Le plus jeune sait qu’il lui faudra six années pour achever son apprentissage dans cette école. Entre Les chariots de feu (pour le côté école, internat, dépassement de soi) et Harry Potter (les confréries, les codes d’honneur, les combats même s’ils sont peu nombreux à mon goût) mais aussi l’amitié entre les personnage et l’on obtient une histoire assez habile. Le deuxième volume paraîtra dès la semaine prochaine (24/09).

  • La confrérie des lions blancs, volume 1/2
  • Auteur: Natsuko Takahashi
  • Editeur: Komikku
  • Prix: 7.90€
  • Parution: 10 septembre 2015

Et pour quelques pages de plus…

Pour compléter notre sélection de la semaine, Case Départ vous conseille aussi les albums suivants :

Les fondus du vin

Les scénaristes Christophe Cazenove et Hervé Richez continuent leurs pérégrinations vinicoles en faisant le tour des grandes régions viticoles. Publiés par Bamboo, ils dévoilent Les fondus du vin d’Alsace et Les fondus du vin du Beaujolais. Pour chacun d’eux, ils sont composés de gags en une planche.
Les fondus du vin d’Alsace (Christophe Cazenove, Hervé Richez ; dessin d’Olivier Saive) : L’Alsace, ses maisons à colombages, ses cigognes, et ses grands vins ! Du Riesling au Gewurtztraminer en passant par la crème des crémants et des pinots gris, les membres de l’association des Fondus s’initient (et vous avec) aux nectars d’une des plus belles régions de France. Laissez-vous guider dans ce délicieux voyage vinicole qui vous chatouillera quelque part entre le Bas-Rhin et le Haut-Rhin !

Les fondus du vin du Beaujolais (Christophe Cazenove, Hervé Richez ; dessin de Grégoire Berquin) : Pour beaucoup, le beaujolais ne se déguste que nouveau et le troisième jeudi de novembre. Pour beaucoup, c’est le vin aux arômes de banane qu’on boit avec un saucisson posé sur un coin de table. Mais pour nos fondus, le beaujolais, c’est bien plus que ça ! Ce sont des crus d’exception qu’on découvre en remontant le cours de la Saône : Brouilly, Morgon, Saint Amour… C’est un voyage. Un voyage autour d’un monde de saveur qui fera tourner de son nom tous les moulins à vent de votre cœur…

Thierry et ses amis ont décidé de s’arrêter déguster des vins en Alsace et dans le Beaujolais. Comme à leur habitude, cela va engendrer des situations cocasses, parfois limites mais jamais méchantes. Albums pour toute la famille, ils raviront néanmoins plus les œnologues amateurs. A travers ces gags pas tous drôles (mais on sourit à chaque fois), le lecteur voyage et apprend à chaque fois des choses sur ces cépages connus internationalement. Il est à souligner que Olivier Saive (auteur belge connu dans le monde du 9e art : Les footmaniacs ou l’excellente série Les poulets du Kentucky) ainsi que son compère Grégoire Berquin (Les rues de Lyon) rendent une belle copie, dans l’esprit de la série, idéale pour restituer l’ambiance potache des albums.

  • Les fondus du vin d’Alsace
  • Scénaristes : Hervé Richez et Christophe Cazenove
  • Dessinateur : Olivier Saive
  • Editeur: Bamboo
  • Prix: 10.60€
  • Sortie: 9 septembre 2015
  • Les fondus du vin du Beaujolais
  • Scénaristes : Hervé Richez et Christophe Cazenove
  • Dessinateur : Grégoire Berquin
  • Editeur: Bamboo
  • Prix: 10.60€
  • Sortie: 9 septembre 2015

Le bouquin du petit coin

Les éditions Hugo Desinge dévoilent le septième volume du Bouquin du petit coin, un imposant ouvrage, la Bible de l’anti-déprime aux WC, signé Monsieur B sur des textes d’Annie Pastor.
Résumé de l’éditeur :
Cette septième édition du Bouquin du Petit Coin reprend tous les ingrédients qui ont fait le succès des six premières : de la culture amusante, des faits surprenants, des énigmes bizarres, des aventures insolites, des jeux rigolos, des histoires drôles… Vous y retrouverez tout ce qui est nécessaire et indispensable pour ne plus s’ennuyer aux toilettes, et même plus, illuminer et éclairer son esprit tout en apprenant une foultitude de choses aussi essentielles que futiles et donc indispensables en s’amusant. 288 pages, ludiques et élégantes, mises en images par l’inimitable Monsieur B qui raviront toute la famille, sauf peut-être ceux qui attendent de l’autre côté de la porte.

Comme pour les précédents volumes, Annie Pastor et Monsieur B. proposent aux lecteurs de ne pas s’ennuyer dans leurs toilettes grâce à cet imposant pavé plutôt rigolo et dans lequel ils vont apprendre des petits trucs qu’ils pourront réutiliser pour briller en société. Les rubriques récurrentes sont les suivantes :

– Les conseils de Dame Pipi
– La question de Dame Pipi
– Les astuces de Dame Pipi
– Le saviez-vous ? (la culture pas chiante)
– Le petit coin des listes
– Des citations
– Le petit coin du futur
– Le savais-tu ?
– Trop fort
– Je vois tout, je sais tout
– Amuse-toi en t’instruisant
– La vraie vérité

Les sciences, l’Histoire, la Géographie ou l’écologie, ce sont les thématiques qui sont les plus utilisées dans cet livre ; le tout de manière simple, concise, didactique et amusante. Du côté graphique, le trait cartoon de Monsieur B. est idéal pour compléter les textes à la fois savants et humoristiques. Le dessinateur illustre donc d’un dessin chacune des doubles pages.

  • Le bouquin du petit coin, tome 7 : WC Zen
  • Scénariste : Annie Pastor
  • Dessinateur : Monsieur B.
  • Editeur: Hugo Desinge
  • Prix: 13.95€
  • Sortie: 10 septembre 2015