Jo Malone, round two

Publié le 08 juin 2008 par Mawquise

Etant donné que je mène une vie sans aucun intérêt, il paraît normal que je la remplisse avec des choses ne présentant pas plus d’intérêt.

C’est une question de logique.

Et aussi, je suis un peu psychorigide, donc faudrait voir à pas trop me perturber.

Bon en vrai, Feist avait annulé son concert le matin-même, j’étais hypra dégoutée, donc fallait du plan B.

Donc quand je me suis souvenue que Jo Malone et le fameux magazine de la jeunesse dorée lyonnaise, Lyon Mademoiselle, s’unissaient pour un événement hautement pipolistique dans le carré d’or du centre-ville, je ne me suis pas faite prier pour aller y user mes Converse (pour te dire à quel point j’ai la rebel attitude. Une vraie Avril Lavigne en puissance).

Oui ça fait peur tellement ça semble aseptisé, mais je te prie de croire que quand tu vois que les bougies de l’étagère du milieu valent 300 euros, tu comprends qu’en fait chez Jo Malone c’est grands comiques.

Et un peu d’humour, ça détend. Forcément.

J’ai évidemment vérifié ce que toute femme normale aurait vérifié: si poussière il y avait sur tant d’étagères en verre. Et bah y’en a pas dis-toi! Rien que pour ça je dis “respect“. Ca chez moi, et au bout de 3 mois on aurait cru que j’avais des étagères en fourrure.

En fait je me dis que ce genre de boutiques n’étant jamais vraiment pleines à craquer, rapport aux prix prohibitifs pour ce qui reste, somme toute, de l’eau avec des plantes qui sentent bon dedans, le plus dur pour les vendeuses Jo Malone doit être le ménage.

Et c’est peut-être pour ça qu’elle sont aussi cool les vendeuses là-bas. Sans déconner, rien que d’imaginer que j’allais avoir affaire à de la vendeuse type “Printemps” ou “Galeries Lafayette“, qui te dévisagent avec des yeux de cabillaud et qui sont tellement connes que ça leur fait de l’écho dans le ciboulot quand elles émettent le moindre son, j’en avais presque des vertiges.

Mais non, pas chez Jo Malone. Bon, ok, par moments tu as l’impression d’avoir affaire à des dictaphones quand elles te racontent le merveilleux destin d’une esthéticienne devenue parfumeuse presque “par accident”, mais entre nous, on ne leur en tiendra pas rigueur.

Surtout qu’il y avait du cadeau.

Ouais.

En gros tu te pointes, tu te fais rincer à grand renfort de champagne et de petits fours, on te demande pas d’acheter quoi que ce soit, t’as juste à sourire pour faire genre t’es trop HEUREUX d’être là, et tu repars avec une bougie (qui pue, je trouve mais c’est entièrement subjectif) et un massage des mains offert.

(ce coup-ci je serais forte et je refuserai le mélange Nectarine-Pomegranate, promis. Pour ceux qu’il n’auraient pas suivi le Round 1, c’est ici)

Bon et alors attendez, que je vous ai gardé le meilleur pour la fin.

Moi je dis “pipole”, je déconne pas hein, du pipole il y avait.

Je discutais tranquillement avec Camille et Laurie, qui en étaient également; je me suis retournée, et j’ai cru pendant une seconde que j’étais en pleine fête de la tête de veau quelque part dans un bled du Périgord.

J’ai vu ça:

Je te jure que c’était le pompon! The pompon of the pomponnette!

Je crois même que j’en ai recraché mon canapé au saumon. Pas glam.

Mais je suis comme ça moi: “vision=réaction=crachage de saumon”. Une pure sanguine. Un cheval arabe. Du vif-argent, que sais-je?! Brute de pomme.

Ca a même occasionné du débat intellectuel, ces conneries. Moi versus Camille et Laurie qui jalousaient à mort la plastique de Miss Rhône 2008. Qui fait quand même bien gaffe à poser sa coupette de champagne et son canapé saturé en carbo-hydrates avant de poser pour les photos.

Faudrait quand même pas que le grand public croie qu’elle mange.

Geneviève en aurait été toute chiffonnée.

Bah ouais, elles commencent par manger et après elles posent nues dans Entrevue, c’est un vrai cercle vicieux ces conneries.

Espérons pour Décembre prochain qu’elle s’en tienne à “MON PLUS GRAND REVE? LA PAIX DANS LE MONDE, JEAN-PIERRE!“…