Attentats parisiens : Marc-Edouard Nabe nous revient...

Par Sergeuleski

  

   ... et c'est alors que Daesh devient notre mauvaise conscience, jusqu'à l'éclairer : "Mais... qui et que sommes-nous devenus que diable ?"

   Art de vivre sans art de mourir ? Sinon bêtement à une terrasse de café ou bien, à l'occasion d'un concert de rock ?

   Avec quelques autres, trop peu nombreux, sans doute Nabe est-il le seul à pouvoir poser les questions qui fâcheront vraiment à propos des tueries du 13 novembre 2015.

En attendant la lecture des événements par un Alain Soral, Nabe reste fidèle à sa réputation car, si d'aucuns se demandent encore à quoi sert la liberté d'expression, avec Nabe ils sont servis : Nabe c'est tout ce à quoi tous ces trous de balles n'auraient jamais pu ni jamais osé penser, faute de talent, de maturité, de flair, de conscience et de courage.

On laissera de côté bien évidemment l'homme de la rue, l'internaute lambda, petit soldat de sa propre connerie et d'une cause déjà perdue, clique communautaire qui a depuis longtemps franchi le point de non-retour ; poissons rouges, ils se sont condamnés à tourner en rond dans leur aquarium ; un ressassement qui n'a rien à envier à tous les intégrismes religieux, les dévorent de l'intérieur. Et tous se tiennent les coudes tels des chiens qui se mordent la queue ; derviches tourneurs aux semelles de plomb, un épuisement mental les guette.

Comme on l'attend cet épuisement ! Car alors, tous, nous respirerons tellement mieux.

Patience.

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   Marc-Edouard Nabe dans toutes ses oeuvres :

          "Des nobody sont tués par des "nobody. On ne les connaît pas ; leurs noms non plus ni leurs visages. Bientôt, on les aura tous oubliés : les victimes comme les tueurs. Les réseaux ? On s'en moque ! Puisqu'ils sont tous morts."

   D'autant plus que d'autres réseaux seront constitués dans un an, dans un mois, dans deux ans, lorsque le moment sera à nouveau venu d'infliger une punition à la France ou à tout autre pays occidental.

Nabe évoque le sursaut salutaire, quasi immédiat, des Espagnols lors des attentats de mars et d'avril 2014 : « le problème c’est pas Al Quaïda, c’est Aznar ! »

   Et puis, comment ne pas se moquer d'un titre tel que "La génération Bataclan" de l'inénarrable Libé ou les Inrocks...

   Nabe poursuit : la France négation de toute énergie : « Les attentats auront été le moment le plus vivant malgré les cadavres. La mort, c’est après : dans le corps à la morgue qu’un parent ne peut pas voir ; les prières, les bougies, le drapeau et les commémorations… »


   « Ces tueries du 13 novembre c’est une rencontre entre deux écoeurements : des Français-belges, des francophones djihadistes et nous tous confrontés à l’incurie d’un projet de société dégueulasse et affligeant : abrutissement, marchandisation et monétisation de toute existence humaine

   Une autre suggestion de Nabe : « Vous voulez arrêter le terrorisme ? Ouvrez durant une semaine, tous les médias à la libre parole : presse, radios, télés, sans l’intervention des journalistes. »


   A titre de conclusion provisoire Nabe termine avec un « Je vois des milliers, des millions de morts depuis Bush dans cette région du Moyen-Orient. Et ces morts-là m'empêchent de voir une centaine d’autres, à Paris, et les millions de Français ignorants et pénards pour lesquels, qu’ils le veuillent ou non, tous ces Irakiens, Afghans, Syriens, Libyens, Libanais, Palestiniens sont morts.»

   Les terroristes leur ont-ils ouvert les yeux à tous ? On peut en douter. Voyez : Hollande a gagné 20 points de popularité. Le porte-avion Charles- de-Gaulle a fait route vers la Syrie. Et tout est à recommencer pour les uns comme pour les autres.

   Aussi, tenons-nous éloignés du trou que cette présidence et ce gouvernement commencent déjà à creuser pour nous, tout fossoyeurs qu'ils sont. Et levons la tête vers les étoiles.

   Une oeuvre cathédrale.

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Pour prolonger, cliquez : Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse