Occupied, l’excellente série diffusée sur Arte

Publié le 17 décembre 2015 par Emmanuel S. @auxangesetc

Si vous êtes comme moi, vous ne savez pas quoi faire de votre jeudi soir. La séance home trainer est terminée / vous êtes rentré en courant chez vous en guise d’entraînement aux particules fines, votre femme a décidé de décorer le sapin de Noël ou de se prélasser dans un bain moussant, Internet ne marche pas pour une enième coupure de réseau, votre bébé dort enfin d’un sommeil paisible (jusqu’aux cauchemars de 3h du mat’), vous avez mangé votre brique de soupe familiale Liebig en rajoutant des lardons pour ne pas avoir l’impression de manger trop sain… Et là, c’est le drame! Mais diable, que faire maintenant??

Et bien, j’ai LA solution: regarder Arte. Si, si, pour de vrai. Vous êtes probablement comme moi et avez oublié le numéro de cette chaîne. Je vous aide: c’est le canal n°7 sur la TNT.

En ce moment, tous les jeudis, passe une excellente série. Norvégienne. En VO bien sûr, sinon, ce n’est pas drôle. Le norvégien est à peu près à mi-chemin entre l’allemand, le flamand, le belge, le suisse roman, l’italien, le suédois et le néerlandais. Bref, ça ne ressemble à rien. Du moins, rien de connu. Heureusement qu’il y a les sous-titres, ça permet un peu de lecture.

La série s’appelle Occupied. L’histoire est simple: les Norvégiens veulent déveloper une énergie propre et écologique. Les Européens veulent continuer à avoir en masse le pétrole de la Norvège. Devant l’obstination de la Norvège, les Européens menacent le gouvernement local et laisse les Russes « aider » les Norvégiens à reprendre leur production de pétrole.

Cela vous fait penser à des évènements récents? Sans blague!! C’est une série norvégienne, qui montre bien finalemnt la défiance tant envers l’Europe qu’envers la Russie.

Cette série réunit tous les bons ingrédients: géopolitique internationale, politique interne et ses coups bas perpétuels, état d’urgence (tiens tiens…), aspects humains entre ceux qui profitent de l’argent des occupants (et leur considération comme « collabos ») et les nationalistes prêts à tout pour défendre leur idée bien personnelle de leur pays. Bref, entre drames humain et national, l’histoire récente du monde en déliquescence fait de cette série une sorte de mauvais rêve prémonitoire.

La fin du monde est proche, il est temps que je m’achète mon igloo au Groenland pour être loin de la guerre nucléaire à venir.

En attendant, je vais regarder ce soir les deux derniers épisodes. Je vous conseille ensuite de regarder la série en DVD, idéal pour une soirée en amoureux tout seul devant se télé.

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