Quelle réponse apporter au vote FN

Publié le 18 décembre 2015 par Cajj

Deux réponses sont importantes, une est essentielle
Une réponse éthique
La réponse éthique repose sur deux piliers. Le premier est un comportement exemplaire des élus. A tout le moins, les élus peuvent éviter les polémiques de bas étages pou élever le débat. Egalement, leur comportement doit être honorable et ne pas souffrir
Le cumul de Le Drian (ministère + présidence de région) ne pose pas de problème existentiel aux Français en tant qu’exception à durée limitée ;  ce n’est pas une situation idéale, mais des circonstances l’ont commandée. L’attitude et le discours de Xavier Bertrand sont à la hauteur des évènements, en attendant la suite et les actes.
Le deuxième pilier est de bannir le monopole des fonctions et camemberts. Nous avons vraiment l’impression que les politiques recrutent dans leur propre milieu : haut fonctionnaires, fonctionnaires, attaché parlementaire et profession libérale. Les salariés, notamment, sont exclus des fonctions électives.
Malgré tout, l’éthique est la réponse par défaut. C’est la réponse de ceux qui n’ont rien d’autres à apporter. Les Français attendent au moins une réponse éthique face à l’absence de résultats. Mais c’est de résultats dont il est question.
Une réponse de responsabilité à l’égard des résultats obtenus
La responsabilité à l’égard des résultats consiste :
- à s’engager sur des résultats recherchés
- ET à ne pas se représenter ou démissionner si l’on n’atteint pas les résultats promis.
Il ne s’agit pas de se représenter et en navigant en eaux troubles de sauver sa majorité en disant « J’ai entendu le message ». Non, l’élu sur un nombre restreint de résultats qu’il a lui-même fixés lors de sa campagne électorale doit évaluer lui-même son efficacité et doit lui-même se sanctionner.
Il ne faut pas confondre moyens et résultats. Mettre en place une politique de l’emploi, c’est bien ; mais ce qui est exigée, c’est que cette politique est un impact positif sur l’emploi. Il ne s’agit de faire une politique sécuritaire, mais de diminuer, sans manipulation des chiffres, le nombre d’actes d’insécurité par les moyens nécessaires.
Si les circonstances changent la donne, alors avant la nouvelle élection, le sortant doit convenir d’un nouveau pacte républicain avec ses électeurs : soit en démissionnant et provoquant une nouvelle élection, soit par référendum.
cajj