L'îe de Ré en hiver : le pont et la plage

Publié le 19 janvier 2016 par Montagnessavoie
Alors voilà. Thalassa dans le biberon, Bernard Giraudeau en perfusion et quelques visites océanes depuis peu, la montagnarde s'acoquine avec l'élément liquide. Encore peur de mettre les pieds dans l'eau. Ce qui est bien, en décembre, c'est que j'évite le dilemme, j'y vais ou j'y vais pas. Je mets juste le nez dans le vent et mes quatre roues sur le pont, en direction de l'île de Ré. Mythique. La question de la solitude, de l'autonomie, de l'autarcie se pose. D'aucun diront qu'avec cette construction bétonnée et métallique à cheval entre La Rochelle et elle, Ré n'est plus ce qu'elle était. Les touristes ne viennent plus au compte goutte par bateau mais par flots entiers avec le pont. Une île avec un pont, ce n'est plus une île ! N'empêche qu'en hiver, deux avantages : le passage coûte moitié prix par rapport à l'époque estivale, et on évite une petite balade en bateau dont je ne suis pas très fan.  De suite, immédiatement, s'arrêter sur la première plage, en face du port de La Rochelle. S'arnacher, se couvrir, fermer toutes les issues dans les manteaux et se laisser emporter vers le large. Marcher dans le sable, droit devant vers l'océan et apprécier le lever du soleil, l'astre qui s'élève paresseusement. Pour nous laisser le temps de l'admirer. Pour nous éblouir à sa guise. Pour que nos yeux encore ensommeillés se gavent des nuances qu'il dessine sur le paysage. Qui a dit que l'horizon marin était monotone ? Seconde après seconde, l'éclairage change, retrace les lignes et redéfinit les couleurs. Des marcheurs se réunissent sur la plage pour entamer leur promenade matinale. Nous, on reste immobiles. C'est beau. C'est beau. C'est tout ce que j'arrive à dire. 


Le reste de l'île nous attend. Nous nous proposons d'en voir le maximum. Nous rebroussons chemin et remontons vers la voiture, en nous retournant tellement pour ne pas en rater une miette qu'on finit par aller à reculons. Si toute l'île est à l'image de cette première étape, cela promet de belles émotions...