Blanka, la chronique

Publié le 06 février 2016 par Unionstreet

photo by Flavien Prioreau

Parce qu’on aime déceler les confectionneurs de beats, les vrais. Parce qu’on aime ceux qui chérissent le sample. Parce qu’on aime les raviveurs de styles. Parce qu’on aime les innovants audacieux… Cette semaine, focus sur Blanka dont on vous parle souvent, mais cette fois-ci, beaucoup plus en détails à travers une chronique qui lui est spécialement dédiée.
2015 s’est montrée fructueuse pour lui puisqu’il nous a offert une année pleine de projets.
Pour mieux comprendre ce qui fait de lui un beatmaker avéré, retour sur son parcours.

Blanka, on l’a tout d’abord connu à travers La Fine Equipe et le premier volume de La Boulangerie en 2008 (signé Nowadays Records). Les deux autres volets ont suivi en 2011 et 2015 générant un succès toujours plus gros. Sur les deux premières, on le retrouve sur des compos comme « Religieuse » & « Pain à l’Oseille » : deux univers musicaux qui font pourtant l’unanimité.
Sur la troisième, il apparait à travers Jukebox Champions, un duo crée en 2012 constitué aussi de Fade, membre de State Of Mine. Sur cette Boulangerie 3, on retient bien sûr l’inlassable « Rhum Truffles ».

Avec Jukebox Champions, il reprend des sons tels que « Oya » d’Ibeyi, et reprend également en solo du 20Syl, du Guts, du Mr Viktor ou encore du Chinese Man. Quoiqu’il en soit, la sélection des musiques qu’il décide de remixer est toujours de très bon goût.
Du son rap au titre pop électro, en passant par de somptueuses voix jazz aux sonorités soul, qu’il remixe ou qu’il sample, Blanka réorchestre toujours ce qu’il a entre les mains en gardant à l’esprit la culture hip-hop.

Et niveau albums et autres sorties? Après la beat tape Electrotion en 2009, l’album A Day In A Life With Blanka en 2010, il sort l’album Kasablanka en 2014 via Nowadays Records. Avec ce dernier, il nous montre parfaitement sa capacité à faire des allers-retours entre passé et présent en mariant à cela des sonorités d’ici et d’ailleurs. Il agrémente le tout également de scratch, car en plus d’être beatmaker Blanka manie aussi les platines comme un véritable musicien.
Parmi les sorties, on peut également compter sa participation à l’EP May I aux côtés de Racecar et Creestal qui voit le jour en 2015.

Mais Blanka ne s’arrête pas là; c’est ainsi qu’on le voit s’atteler à la prod et à la réal d’autres projets. Toujours en 2015, il produit et réalise l’album 2 Temps 3 Mouvements de Phases Cachées, et réalise aussi l’album Céleste d’Hippocampe Fou. Ce dernier travail se concrétise à la suite de la sortie Les Fines Bouches volume 1 auquel Hippocampe Fou participe en 2014. Un projet impulsé par Blanka et Guts réunissant également Milk Coffee & Sugar, Billie Brelok, Swift Guad et Cheeko.

Blanka parcourt la France afin de nous faire profiter de ses beats. En général, Cheeko, membre des Phases Cachées, n’est jamais très loin de lui. Un binôme avec lequel il prévoit d’ailleurs de sortir l’EP Cheeko et Blanka sont trop cool.

En attendant cet EP et pour bien commencer 2016, Blanka s’est montré en ce début d’année aux côtés de Tigerz avec « Hit Me » parue sur la Winter Tape volume 5 de Nowadays (dont on vous parlait il y a peu).
Ce qui nous plait chez Blanka, c’est le fait qu’il puisse nous faire un titre Future Beat, comme ici « Hit Me », tout en gardant à travers d’autres projets ce que l’on apprécie chez lui depuis ses débuts: un beat pur, simple, efficace. C’est ce qui fait de lui un beatmaker authentique et ce qui lui fait gagner la reconnaissance d’un large public.

Blanka a aussi fait une apparition sur Amal, une compil’ réunissant la crème de la crème des beatmakers allant de 20Syl, Al’Tarba, Scratch Bandits Crew, Guts, à Oster Lapwass (et bien d’autres). Au delà de rassembler ces artistes qui nous sont si chers, Mutant Ninja développe un projet bourré d’ondes positives puisque les bénéfices de cette compilation sont destinés à l’association A Syrian Dream (une association indépendante oeuvrant pour l’éducation et l’apprentissage artistique des enfants dans les camps de réfugiés à la frontière turque).
Le nom du projet, Amal, n’a donc pas été choisi par hasard puisqu’il signifie « espoir ».
Blanka nous balance dessus « Syrian Mood », un son qui nous séduit autant que l’initiative prise par Mutant Ninja.

On attend la soirée End Of The Weak X Buzz Booster IDF le 7 mars prochain au New Morning, où Cheeko et Blanka joueront leur titre aux côtés des autres finalistes sélectionnés pour l’occasion (Mister.C et PLB).

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