Des choix à faire en faveur d’une culture libre

Publié le 09 février 2016 par Monartiste
Repenser l'économie du cinéma indépendant et offrir ce que nous pouvons faire de meilleur à une audience désireuse de nouveautés et d'expériences est la plus belle des victoires... Internet est un espace de liberté, où nous pouvons tout réinventer. Nous nous voulons innovateurs et révolutionnaires, mais cela nous vaut aussi des responsabilités supplémentaires. L'indépendance est à notre portée, mais nous devons faire ce que nous n'avions jamais fait auparavant: nous devons choisir.

Alors ...

Quelle est la culture cinématographique vraiment libre que je propose ? C'est celle qui utilise cet outil remarquable qu'est internet. C'est l'apport d'internet qui donne de l'ampleur à une démarche permettant de combler le désir du plus grand nombre , autant celui du grand public, que celui des "geeks" au sein d'une niche.

  • Une vraie culture libre respecte la gratuité de la culture cinématographique, les besoins et les désirs du public autant que ceux des cinéastes.
  • Une vraie culture de cinéma gratuite admet le film comme un dialogue et bénéficie de cet échange pour comprendre sa communauté. Les participants n'hésitent pas à s'engager ou simplement participer, même s'ils n'ont pas d'intérêt ou de films en cours et s'investissent aussi pour agrandir le cercle de la communauté en invitant d'autres personnes. Nous donnons les moyens de choisir tant aux cinéastes, qu'au public, de choisir ce qu'ils veulent voir et faire. Nous devenons en quelque sorte des mentors, des ambassadeurs, en invitant le public et les membres de la communauté à voter, à favoriser ce qu'ils aiment avec leurs pieds, leurs yeux et leur argent; en les incitant à ne pas agir par impulsion, mais par acte réfléchi.
  • Le professionnel du cinéma, a compris que l'enjeu n'est plus simplement de trouver un bon scénario ou de trouver une bonne pièce à adapter. Il reconnaît qu'il doit faire davantage pour trouver et justifier le financement. Un cinéaste vraiment libre doit prendre conscience que sa responsabilité réside aussi dans la nécessité de trouver un public, de lui donner envie, de le mobiliser ou encore de le secouer, pas seulement émotionnellement à travers ses films, mais aussi littéralement par contact direct, que cela soit par mailing, conférence, blogs, réseaux sociaux.
  • Le réalisateur ou le producteur reconnaît que la connaissance est le vrai pouvoir et que la propriété est une puissance fictive. Il n'a pas peur de partager, plus on a de connaissance, plus vite on avance. En partageant nos connaissances et nos compétences, on s'améliorera tous et l'on fera tous et tout mieux, que cela soit dans le processus créatif, dans la production ou encore la distribution. Nous entrons dans une nouvelle ère, nous avons intérêt à nous rassembler pour ne pas se perdre.
  • Le cinéaste à l'ère du numérique et vraiment libre n'est pas limité par le matériel pour raconter son histoire. Le réalisateur libre n'est plus lié à la projection en salle, (même si elle reste un lieu de rencontres et d'expériences, qu'il faut défendre). Il ne la voit plus comme un passage obligé (conférant une certaine noblesse dans le système actuel) et ne se soumet plus à la lutte sauvage qu'est la sortie en salle le mercredi, où peu réussissent à dépasser la première semaine, ne partant pas avec les mêmes armes.
  • En créant une communauté autonome pour le cinéma où l'innovation sera la priorité. Le coût réduit de nos créations, nous permettra de prendre plus de risques. Si nous voulons aller au-delà du qualificatif "indie" et de ceux qui ont déjà franchi avec succès la première étape en innovant techniquement dans la manière de raconter et d'aborder les histoires, il nous faut continuer le chemin en innovant dans la distribution.