Souvenirs de la marche pour les droits des migrants du 27 02 2016

Publié le 29 février 2016 par Asse @ass69014555

100 CARTES postales format A5 souvenir de la marche pour les droits des migrants sont en cours d'impression en soutien à nos actions.
Une cinquantaine seront envoyées à leur souscripteurs qui ont posés pour la photo ainsi qu'à l'ami migrant à leurs côtés.
IL EN RESTE 50 : pour en recevoir une, faire un don de 5€ minimum à notre association en précisant " carte souvenir "
Merci

Tout ce qui entrave la liberté des migrants entrave aussi la nôtre !

Le 27 février 2016, les européens sont appelés à défendre les droits des migrants. La plupart sont originaires d'Afrique (Soudan, Erythrée, Nigéria...) et d'Asie (Syrie, Afghanistan, Irak, Pakistan...), mais aussi d'Europe (Kosovo, Albanie, Serbie, Ukraine, roms de Roumanie et de Bulgarie...).
Tous unis et solidaires autour d'une même revendication : #SAFE PASSAGE.
Alors que 3 770 migrants sont morts en mer Méditerranée en 2015, l'Union Européenne ne répond à l'urgence que par des contrôles renforcés et la fermeture des frontières. En Grèce, les " hotspots " d'enregistrement et d'identification des migrants, de Lesbos, Chios, Leros et Samos, opèrent un tri entre les " bons " et les " mauvais " candidats à l'asile. En Europe centrale, après la Hongrie, la Croatie vient d'annoncer la fermeture de sept de ses huit passages frontaliers avec la Serbie. Quant à l'Autriche, elle a dernièrement renforcé les contrôles à sa frontière orientale.
En France, la préfecture du Pas-de-Calais a pris vendredi 19 février, un arrêté d'expulsion des migrants de la zone sud du bidonville situé à la sortie de Calais, en dépit de l'appel de huit associations demandant au gouvernement de reporter son projet. Celui-ci reste sourd à ces demandes et affiche sa volonté de voir le nombre d'exilés passer de 4 000 personnes à 1 500 quoi qu'il en coûte.

En France, majoritairement en Île-de-France, les roms qui fuient les discriminations subies en Roumanie et en Bulgarie survivent dans des bidonvilles que l'Etat s'évertue à raser. En 2015, 11 000 personnes - hommes, femmes et enfants - ont été expulsées, la plupart sans aucune solution de relogement ou même d'hébergement, au mépris de leurs effort d'insertion (emplois, scolarité...).

A Paris, les campements de rue se multiplient depuis plus d'un an. Ce sont ainsi des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants qui sont laissés à la rue par les autorités publiques. Leur seul crime : avoir fui des pays en guerre, des catastrophes économiques, des bouleversements climatiques et/ou la discrimination.
Ils dorment dans les parcs, sous le métro aérien, près des gares, chassés tous les jours par la police, laissés sans soin et sans suivi social ou juridique. Ils sont les invisibles de la République.

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Réunis le 27 février 2016, place de la République, dans le cadre de la Marche européenne pour le droits des réfugiés, nous exigeons :
# Une véritable protection pour les demandeurs d'asile tout au long de leur parcours migratoire.
# L'arrêt des confiscations des biens des migrants aux frontières et sur leurs campements
# Le respect du droit à la vie privée et familiale pour les exilés.
# La liberté de circulation et d'installation pour les migrants.