Critique Ciné : Divergente 3 : au-delà du mur (2016)

Publié le 30 mars 2016 par Delromainzika @cabreakingnews

Divergente 3 : au-delà du mur // De Robert Schwentke. Avec Shailene Woolley, Theo James et Jeff Daniels.


Après deux volets sympathiques et assez divertissants, la franchise qui n’est pas Hunger Games mais qui copie-colle un peu malgré tout, délivre alors son troisième volet et franchement… le résultat est sacrément décevant. J’ai eu l’impression de tomber sur une histoire décousu, sans âme qui perdait le message sociologique qu’il y avait derrière le premier film (et qui était déjà bien maigre tout de même). Il y a des moments sympathiques dans son ensemble, mais il y a aussi des trucs qui ne fonctionnent pas du tout et qui donnent l’impression que la franchise tombe dans toutes les plus mauvaises incohérences possibles. Les détails sont oubliés, les personnages s’égarent dans tous les sens et finalement, on se retrouve avec un truc fadasse comme tout qui n’a ni queue ni tête. J’ai eu l’impression de voir quelque chose d’aussi bon que Le Labyrinthe 2 (et autant dire que ce n’est pas joyeux du tout). L’histoire de ce troisième volet se perd dans la volonté de faire toujours plus grand. Le film créé une nouvelle menace, bien au delà des précédentes, sauf que cela casse complètement le précepte de base qui était dans un sens assez efficace avec cette division en groupes.

Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu'ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu'ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d'éclater...

Shailene Woodley ne s’arrange malheureusement pas. Elle n’a pas la trempe de Jennifer Lawrence et elle ne l’aura jamais. Je trouve l’actrice de plus en plus surcôtée et c’est bien dommage. A côté de ça, Theo James donne l’impression de s’être amélioré même si ce n’est toujours pas l’acteur le plus charismatique d’Hollywood non plus. Avec une histoire qui manque cruellement de profondeur, des personnages sous développés (notamment celui de Jeff Daniels à se demander comment ce dernier a bien pu accepter le rôle) et un scénario creux comme un volcan, Divergente 3 avance mollement jusqu’à son dénouement des plus décevants. Le phénomène du premier volet s’estompe donc petit à petit. Je me demande comment ce troisième volet a bien pu voir le jour, ne serait-ce qu’en livre tant c’est écrit avec les pieds. Le film oublie donc le scénario, préférant tout miser sur la beauté des décors. Alors oui, de ce point de vue là certains paysages sont vraiment très jolis et soignés. On ne peut pas l’enlever à Divergente 3 s’il y a bien quelque chose à sauver au moins là dedans. Les effets spéciaux n’ont pas à rougir d’autres grosses productions mais ce qui vient cruellement à manquer là dedans c’est de la profondeur.

Le récit ne creuse rien, ni les personnages ni même l’histoire alors forcément on finit par être complètement déçus du résultat. Trop d’effets spéciaux tuent les effets spéciaux dirons nous, et je pense que c’est là toute l’erreur de Divergente 3 : avoir misé là dessus uniquement. Quant aux personnages, chacun y va de sa petite aventure, de sa petite phrase, rien de plus.

Note : 2/10. En bref, déception.