Les navets de la semaine - 19.06.2016

Par Aelezig

POTABLES

HOTEL TRANSYLVANIE - 2012 - Genndy Tartakovsky - USA - animation 

RESUME : Le comte Dracula, vampire, élève seule sa fille, Mavis, dont la mère est morte en couches. Il veut la protéger contre les humains, ces êtres abominables qui haïssent tous les monstres en général. Il fait donc construire une forteresse imprenable, entourées de pièges, de zombies et autres créatures, qui va devenir un hôtel pour tous ses amis, un havre de repos où ils pourront oublier un temps la persécution abominable que les humains poursuivent à leur encontre. Sa fille atteint ses 118 ans, il a organisé une grande fête d'anniversaire...  

MON AVIS : Ce n'est pas que c'est mauvais, au contraire, ça se laisse regarder, il y a deux ou trois petites choses bien trouvées, et la convocation de tous les héros des divers contes gothiques ou fantastiques est plutôt amusante. Mais tout semble un peu au rabais : une histoire qui se tient, mais pas très originale ; de l'humour à dose homéopathique ; des décors soignés mais qui auraient pu être mieux ; personnages rigolos mais impression de déjà vu. Je ne sais pas trop quoi en penser. Disons qu'il manque sans doute la patte Pixar ou Dreamworks. 

 

LES TUCHES 2 : LE REVE AMERICAIN - 2016 - Olivier Baroux - France - avec Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty, Claire Nadeau, Sarah Stern, Pierre Lotin, Théo Fernandez

RESUME : Les Tuche, famille modeste et sans éducation, a gagné au loto et a donc accès au monde des riches. Ils rejoignent ici leur fiston, inscrit dans une université américaine... qui ne sait plus où se mettre, face à ses nouveaux amis, en voyant débarquer cette famille qui lui fait désormais honte !

MON AVIS : Pas vu le 1. Au dire de ceux avec qui j'ai vu celui-ci, ce deuxième opus est très décevant. Ceci étant, voilà bien un film que je n'aurais pas regardé si je n'avais été en famille, portée par le choix général, car Olivier Baroux... Olivier Baroux, quoi ! Et bien j'avoue que j'ai ri plusieurs fois. Et surtout grâce à Isabelle Nanty, complètement perchée ! Le franchouillard dans toute sa splendeur, caricaturé à l'extrême, c'est tout de même assez rigolo.

Avec ce film, je termine mon Challenge 2016 ! Résultats demain !

DAUBES

EN EQUILIBRE - 2015 - Denis Dercourt - France - avec Albert Dupontel, Cécile de France, Patrick Mille

RESUME : Marc est un cavalier hors pair, cascadeur pour le cinéma. Accident, paraplégie. L'homme est grognon, mais décidé un jour à remonter à cheval malgré les pronostics des médecins. Son assurance lui délègue Florence, qui essaie de le convaincre de signer l'accord qu'ils ont prévu pour les indemnités, qu'elle trouve honnête et plutôt généreux. Mais Marc est toujours ronchon. N'empêche, il la séduit...

MON AVIS : Pas terrible ; à la limite du niais. Cinéma français. On vous promet une histoire inoubliable, avec des acteurs exceptionnels. En fait, un petit récit d'adultère bourré de clichés, hyper simpliste, avec un grand message philosophique : il ne faut jamais renoncer à ses passions ! Waouh ! Heureusement qu'ils sont là pour nous le rappeler. Je n'aime pas Albert Dupontel. Comme acteur, il n'est pas trop mal, comme créateur je lui reconnais un certain talent. Mais c'est physique : je le trouve très moche. Et là en plus, il a le cheveu long, gras mouillé, beurk. Ne pas se fier à l'affiche où il est presque beau. Je me demande, mais je me demande comment Cécile peut succomber ! Surtout quand on a Patrick Mille à la maison. Le couple ne fonctionne pas du tout. Elle irradie comme un soleil, on ne voit qu'elle, et l'autre à côté, il a l'air d'un troll.

EVERYTHING WILL BE FINE - 2015 -  Wim Wenders - Allemagne, Canada, Norvège - avec James Franco, Charlotte Gainsbourg, Marie-Josée Croze, Rachel McAdams

RESUME : Tomas est un type sans histoire, aspirant écrivain. Un jour, dans la neige, il renverse un enfant qui dévalait la pente sur sa luge et a traversé la chaussée sous ses roues. Il raccompagne le petit frère jusqu'à la maison et apprend à la maman ce qui s'est passé. Tout le monde est très triste. Mais la vie continue.

MON AVIS : Franchement, à part Paris, Texas, j'ai un peu de mal avec Wim Wenders... Ici encore, j'ai trouvé ça trop lent, pas assez explicite, je n'ai pas adhéré à l'histoire et je guère aimé les personnages. Vu le pitch, on se dit que cet homme va être transformé, d'une manière ou d'une autre. Et puis finalement, qu'est-ce qui se passe ? Rien. Il continue sa vie comme avant et s'il est hyper tourmenté à l'intérieur, ça ne se voit ni sur sa figure ni dans ses comportements. Enfin si, il fait une tentative de suicide, mais Wenders passe tellement rapidement dessus que j'ai failli l'oublier en écrivant ce billet. Vous voyez le souci... Des personnages inconsistants. Un film de spectres. Et y a pas que moi qui le dis : Chronic'Art : "Anesthésié par sa certitude d’être un maître, le cinéaste laboure avec une apathie quasi expérimentale un interminable champs de platitudes : sur les affres de la création, la vie qui passe, les gros pulls en maille et les blessures qui ne cicatrisent pas".