La Rochelle : il veut créer une plage dans la baie de Roux

Publié le 17 août 2016 par Blanchemanche
#LaRochelle
Publiéle 16/08/2016 par THOMAS GHILONI

Gérard Gomez voudrait recouvrir de sable les galets de la baie de Roux.

© PHOTO ROMUALD AUGÉ

Gérard Gomez veut créer une étendue de sable, baie de Roux. Le projet ne semble pas d’actualité à la mairie.

«Il manque une plage de sable fin. » Le constat de Gérard Gomez, 82 étés et entrepreneur à la retraite, est sans appel. La plage de la Concurrence ? « Pas très grande et souvent polluée. » Les Minimes ? « Elle est petite, enclavée et elle aurait besoin d'être refaite. » Chef-de-Baie ? « Elle est toute petite, il y a peu de sable et beaucoup de galets, elle est en plus à proximité du port de commerce. »« Il n'y a rien pour fixer les gens. Deux millions de personnes passent par La Rochelle et ne restent que deux jours. C'est une ville de passage. » Difficile pour autant de vérifier ces chiffres que « tout le monde connaît ».Avec ces affirmations, il serait tentant de dresser de Gérard Gomez un portrait de senior aigri. Sauf qu'il n'en est rien. L'homme a un projet à proposer : la création d'une nouvelle plage dans la baie de Roux, devant le Conseil départemental. Son idée serait de garder les galets qui jonchent actuellement l'anse pour y ajouter, par-dessus, un tapis de sable. Suivant la longueur, il estime à environ 300 000 mètres cubes minimum la quantité de sable à déposer.

Professionnel du sable

Pourquoi spécifiquement ici ? « C'est tout près de la ville. De plus, le terrain est inconstructible, mais on peut l'aménager avec une zone de loisirs par exemple. »L'anse présenterait également un « estran plat » nécessaire pour limiter la perte de sable selon lui. « D'après mes connaissances, le courant porte au sud, donc il faudrait faire un épi (sorte de digue d'enrochement, NDLR) au sud pour retenir le sable », affirme Gérard Gomez.Cerise sur le gâteau, le sable est « une défense contre la mer, c'est plus efficace que l'enrochement. Ça coûte plus cher mais c'est plus durable et plus écolo ».Alors, convaincu ? Il n'est peut-être pas inopportun de préciser que Gérard Gomez connaît son sujet pour avoir travaillé dans ce secteur. D'abord au sein d'une société coopérative qu'il dirigeait. « J'ai réalisé la plage des Minimes en 1977 », se souvient-il.Autre fait d'arme local : la plage de Châtelaillon « en 1988 et 1989 ». À l'époque, il est dirigeant d'une société. Sa carrière se poursuit et le mène jusqu'en Guadeloupe où il crée une entreprise spécialisée dans… le sable.À l'heure de rentrer en métropole, il devient consultant pour une grande entreprise belge qui officie dans ce même secteur, avant de prendre officiellement sa retraite.De là à penser que Gérard Gomez apporte de l'eau, ou plutôt du sable, à son moulin, il n'y a qu'un pas. L'ancien marchand de sable prêcherait-il pour sa paroisse ? Lui s'en défend. « De toute façon, il y aurait un appel d'offres. Il y a des sociétés hollandaises, françaises. Ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est de faire avancer les projets. »Gérard Gomez dit avoir transmis son projet à la mairie sans se voir signifier de réponse positive. « Quand j'étais adjoint de Michel Crépeau (ancien maire de La Rochelle, NDLR) on avait de grands projets. C'est difficile pour l'équipe actuelle, à cause des finances, mais une mairie ne se gère pas comme une entreprise. » Un grain de sable qui pourrait venir gripper le projet d'une quatrième plage à La Rochelle.http://www.sudouest.fr/2016/08/16/le-marchand-de-sable-veut-creer-une-plage-2468675-1391.php