Textile

Publié le 02 septembre 2016 par Micheltabanou
C'est Rachid Ben Othman membre de la ligue tunisienne de la défense de la laïcité et de la liberté qui qui souligne, qui met en exergue ce qui est selon notre état de molle conscience une mauvaise polémique estivale qui vient brouiller les esprits et mettre en petit le vivre ensemble. C'est toujours une plage, toujours une baignade et encore toujours une histoire de textile. C'était au Koweït en novembre 2010 quand cinq députés islamistes koweïtiens présentèrent une proposition prévoyant un an de prison et une amende de 3.500 dollars pour les femmes se présentant en maillot de bain sur les plages.


Ils suggérèrent d'amender le code pénal pour infliger les mêmes peines aux femmes qui portent des décolletés et à celles qui se comportent d'une manière "indécente" sur les plages, les îles ou dans les piscines, selon la proposition des députés dont l'AFP avait obtenue alors une copie.
Pour être effective, cette proposition se devait d'être adoptée en commissions parlementaires, puis par la Chambre et enfin par le chef de l'Etat.
Les auteurs de cette proposition avaient fait état de scènes "indécentes" sur les plages et les îles koweïtiennes, fréquentées majoritairement par des hommes. Il faut signaler que les rares femmes qui s'y baignent portent vêtements et voile.
Dans les piscines ou plages privées, les femmes portent plus volontiers des maillots de bain.
La députée libérale Acil al-Awadhi avait dénoncé la proposition comme "une violation de la Constitution" et une mesure discriminatoire, se demandant pourquoi elle ne s'appliquerait pas aux hommes en maillot de bain.
Le Koweït est un pays islamique conservateur mais, contrairement à son voisin saoudien, n'impose aucune restriction vestimentaire aux femmes.
Encore une mauvaise et inutile histoire de textile, une histoire d'irrésistible tentation priapique dont l'homme est coutumier et dont les femmes doivent se garder. Il nous faudrait supprimer l'espace public aux femmes tentatrices, nécessairement coupables de porter chevelures transformées phantaslagoriquement en poils pubiens pour faire barrage à nos appétits sauvages...