Hommage à Cuba et à tous les Cubains…

Publié le 26 novembre 2016 par Heepro Music @heepro

Hommage à Cuba et à tous les Cubains...

Aujourd'hui, en ce lendemain de la disparition de l'instaurateur de la Révolution sur l'île cubaine en 1959, petit retour musical pour nous adoucir les moeurs et rendre hommage à tous les Cubains, où qu'ils soient à travers le monde... Car la musique est une résistance, un espoir.

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Buena Vista Social Club fut d'abord un club de La Havane (bien avant l'arrivée de la Révolution au pouvoir) avant de devenir un film culte de Wim Wenders et, surtout, un groupe gigantesque de renommée mondiale, les deux œuvres (film et album) marquant le retour fracassant de la musique cubaine sur le devant de la scène.

Dans le film sorti en 1999, on peut voir comment Ry Cooder a retrouvé puis réuni, en studio et sur scène, des " légendes vivantes " de la musique pour la plupart oubliées et vivant comme de très simples Cubains au milieu des Cubains.

Celui qui figure sur la pochette, Ibrahim Ferrer, sortira ainsi de l'oubli, et son succès à l'âge de 70 ans sera couronné par une collaboration avec Damon Albarn sur le premier (et à l'époque sensément unique) album de Gorillaz, sur le titre " Latin Simone ". [...] lire la suite

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Orishas voit le jour à la fin des années 90, quand quatre jeunes Cubains se croisent en France, et partagent leur amour de la musique en générale, de la musique cubaine en particulier. Avec un tel nom de scène, impossible de ne pas s'arrêter sur l'histoire. L'histoire d'une île de plus de dix millions d'habitants qui fait rêver autant qu'elle demeure en retrait dans un monde qui ne cesse d'évoluer avec la célèbre globalisation dont elle ne fait toujours pas partie. Cuba reste, encore en 2011, l'un des pays les plus inspirants et les plus inspirés en matière de musique, même si le poids du passé demeure très (trop) présent, aussi bien dans la composition, la production ou, plus fortement, dans les paroles elles-mêmes.

Les " orishas " sont des divinités vénérées à Cuba, des divinités qui sont le résultat d'un syncrétisme très fort sur l'île, puisqu'elles sont en fait originaires d'Afrique noire, d'où nombre d'esclaves étaient emmenés de force vers le Nouveau monde (c'est-à-dire, l'Amérique des Espagnols). Aujourd'hui, croyances chrétiennes et africaines s'entremêlent, telles le métissage des Cubains eux-mêmes : blancs, noirs, métisses...

n'est donc pas un album empli d'un chauvinisme exacerbé : il s'agit, comme souvent quand on parle d'artistes cubains (musiciens, écrivains, cinéastes...) d'un hommage à une terre que beaucoup ont dû quittée. Un exil forcé, sans pour autant renier la terre qui les a vu naître. Entre hommage, déclaration d'amour et revendication (peut-être pas politique, mais au moins sociale et culturelle), ce disque et ce groupe sont cubains avant tout autre chose. [...] Lire la suite

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Bien qu'il en ait déjà sorti plusieurs officiellement, Mulata tend à être le premier album de Raúl Paz pour plusieurs raisons : les précédents ne sont plus distribués (son ancienne maison de disque ayant mis la clé sous la porte) et dès lors, c'est Naïve qui reprit le flambeau mais sans pouvoir retourner en arrière pour ressortir ces disques dont les droits semblent perdus pour l'artiste lui-même. À moins qu'il ne les réenregistre un jour... Pour l'instant, peu importe. Voici le chapitre 1 (laissons de côté le préambule) de cet artiste cubain très attachant.

Donc, Mulata sort en France en 2003, enregistré entre Cuba, Paris, Hanovre et Londres, mais entièrement interprété en espagnol puisqu'il s'agit de musique cubaine, pas exactement au sens traditionnel mais néanmoins tout en en respectant les codes. Une sorte d'hommage à la musique de l'île qu'il a quittée, non pour la fuir mais pour pouvoir entrer dans une école de musique parisienne, pour laquelle il apprendra le français en quelques mois seulement. Le talent l'aidant, ce " premier " album est tout a fait incroyable. Effectivement, il n'en est pas à son premier coup d'essai. Mais quelle maturité ! Sans paraître jamais rétrograde ni être trop produit, les douze titres s'enchaînent aussi naturellement que les danses lors d'une soirée parfaitement organisée par le DJ. [...] Lire la suite

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Les classements de fin d'année sont propices aux découvertes... mais aussi aux secondes chances. C'est le cas pour moi avec Ibeyi.

En effet, lors de sa sortie il y a plusieurs mois, je n'avais pas échappé à l'engouement initial pour les deux sœurs franco-cubaines. Mais les quelques écoutes premières m'auront déçu, et j'oubliai vite ce duo électro-cubain, quand bien même la webpress mondiale ne les aura pas réellement lâchées au fil des mois. Une sorte de buzz, mais plutôt mesuré voire confidentiel.

Pour sûr, ce métissage entre racines cubaines et africaines (car ces dernières font partie intégrantes des racines des Cubains, comme on a pu l'entendre il y a quelques années en arrière avec le groupe Orishas par exemple) et musique plus contemporaine, à savoir plus électronique, encore que, de façon savamment orchestrée, ne m'aura pas vraiment convaincu malgré toutes les promesses faites. M'étais-je fait trop d'idées préalables, me voyant dès lors obligé à la déception ? Oui, comme en 2011, lorsque j'écoutais, peu convaincu, le premier album de James Blake en mp3, avant de finir par succomber, une fois le disque acheté. Mais je savais que cet album n'allait pas me laisser tranquille. [...] Lire la suite

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Libre à vous, maintenant, de compléter cette liste ridiculement brève mais déjà très pertinente sur la musique cubaine... qui va assurément " évoluer " très rapidement dans les prochaines années, j'en suis certain.

(in heepro.wordpress.com, le 26/11/2016)