The Colorist & Emilíana Torrini – Genèse de la collaboration

Publié le 28 décembre 2016 par Heepro Music @heepro

Comment l’Islandaise en est-elle venue à participer à un tel projet, alors même qu’elle ne connaissait pas les artistes belges qui, de plus, ne sont officiellement ensemble que depuis 2013? Retour sur une collaboration inattendue et, au final, tout à fait réussie qui m’enchante de plus en plus.

« Pendant un peu plus de deux ans maintenant, j’ai été dans une aventure musicale étrange. Cela a commencé quand j’ai reçu un appel d’un homme à Berlin qui disait vouloir réarranger quelques unes de mes chansons pour un quintet de cordes et m’a demandé si je voudrais alors venir faire un concert avec eux. Je n’avais jamais fait quelque chose comme ça avant et j’ai tout de suite dit oui, qu’il pouvait préparer une set list et faire ce qu’il voulait avec les chansons. Quelques mois plus tard, je suis arrivé à Berlin pour le concert. Devant moi, aux répétitions, se trouvait un groupe de Jazz mais pas de quintet en vue, « n’avait pas le temps » dit-il. J’ai rit de stupéfaction et m’en suis accommodée. Les concerts furent incroyables, je me suis fait de nouveaux amis, j’étais pleine d’excitation, j’en voulais davantage.

Je suis de retour à Reykjavík et je rencontre un homme nommé Bob (Professeur Bob) dans un café, il me demande si je serais intéressée de venir au Canada pour jouer des concerts de salons. J’ai terminé dans une incroyable aventure nature avec un guitariste que je n’avais jamais rencontré, dormant chez des gens adorables et jouant des concerts intimistes chez eux.

Ensuite en Espagne pour traîner un peu et faire un spectacle avec des gitans à Cordoue. Je peux décrire ceci seulement en disant que c’est de la folie brillante, une véritable force de vie que j’ai absorbée. J’ai la poche remplie d’histoires de cette époque mais où vient à avoir ce disque si vous vous demandez ?

Au beau milieu de tout ce qui précède, Kobe et Aarich de The Colorist Orchestra m’ont contactée. Ils m’ont expliquer leur projet et le fait qu’ils aiment travailler avec d’autres artistes. Cela m’a paru parfait vu où je me trouvais. Ils m’ont envoyer leur version de « Animal games » et je l’ai carrément adorée. Une nouvelle fois, ils ont choisi les chansons, ont préparé une set list et avaient toute liberté avec la musique.

Nous nous sommes rencontrés pour la première fois via des webcams et des écrans. Je n’ai pas beaucoup repensé au projet jusqu’à ce que des mois plus tard était venu le temps d’aller en Belgique pour répéter et faire cinq concerts. Je n’avais pas anticipé à quel point ce serait bien et me suis sentie honteuse de mon niveau de préparation.

Il y a eu une connexion instantanée avec eux et tout le groupe. Ce qu’ils avaient fait aux chansons me laissa sans voix, le temps et le soin qu’ils leur avaient montrés, leurs instruments fait-maison, et eux-mêmes en tant que personnes et artistes. Ils me rendirent à nouveau fière de mes chansons et après cinq concerts j’ai décidé que cela ne pouvait pas en rester à ça, je devais travailler avec eux un peu plus.

Nous avons décidé de cet album live et écrire ensemble est venu tout naturellement, résultant de « When we dance ». Je pense que mon voyage m’a mené vers eux pour une raison et je sais avec certitude qu’ils ne peuvent pas se débarrasser de moi facilement après ça.

X Emilíana »



(in heepro.wordpress.com, le 28/12/2016)

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