Du coup, les déboires actuels de Miguel passent au second plan : Ses galères à Barcelone, son arrivée à Helsinki, ce travail qui ne l'emballe plus au bout d'un moment, sa séparation, son fils qu'il voit trop peu deviennent presque anecdotiques. Elles servent de transition pour passer d'un pan de sa mémoire à un autre. Seul élément intrigant, ce mastodonte étrange et tatoué qu'il croise à son arrivée en Finlande et qui le remet sévèrement à sa place. Evénement marquant, qui prendra tout son sens ultérieurement dans la narration. Si "Des Espaces Vides" nous raconte la quête de Miguel, le quarantenaire, elle parle aussi de l'enfance du père et de ses rapports à son propre père – le grand-père de Miguel, donc – et revient sur des épisodes douloureux de l'Histoire Espagnole amenant des familles à se déchirer, parfois sans un mot... Et si on comprend Miguel, la zone de floue entourant son grand-père reste dense. Les actions sont là mais les motivations troubles. Et c'est bien ce qui turlupine notre héros.
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