La tresse de Laetitia Colombani

Par Sissi De Beauregard @SissiBeauregard

couverture roman La tresse

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« Ce panier, c’est son calvaire. Une malédiction. Une punition. Quelque chose qu’elle a dû faire dans une vie antérieure, il faut payer, expier, après tout, cette vie n’a pas plus d’importance que les précédentes, que les suivantes, c’est juste une vie parmi les autres, disait sa mère. C’est ainsi, c’est la sienne. »

Présentation par l’éditeur :

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Mon avis :

J’ai trouvé l’idée de départ (les trois destins de femmes reliées par leurs cheveux, la tresse symbole de leur solidarité…) très puissante et très belle. Ce court roman se lit avec une facilité et une rapidité déconcertante, les sujets abordés sont forts et passionnants. Je suis toutefois partagée parce que je dois admettre que si je l’ai lu d’une traite, que j’ai apprécié le style épuré et délicat de l’auteure, plus j’y réfléchis et plus j’ai l’impression d’être restée sur ma faim.

Les trois histoires (moins de 80 pages consacrées à chacune des héroïnes) m’ont paru traitées de manière superficielle, sans réelle profondeur. Compte tenu du sérieux des sujets abordés (notamment l’injustice des castes en Inde, le sexisme en entreprise, le cancer…) cette légèreté dans le traitement m’a gênée.

J’aurais voulu mieux comprendre comment ces femmes étaient devenues si fortes (pour Smita) ou si dure (pour Sarah). Il n’y a finalement que Smita en Inde, qui ait réellement réussi à susciter mon empathie (et encore, surtout dans les premiers chapitres). L’absence de contexte ou d’histoire pour nos trois héroïnes les rend difficiles à visualiser et à comprendre.  Finalement, ces femmes qui auraient dû être d’extraordinaires héroïnes, m’ont semblé plates, distantes, voire caricaturales par moment, malgré leur destin tragique.

D’autre part, après ce que j’avais entendu sur La Tresse dans les médias, j’attendais un roman plus engagé, plus ouvertement féministe, qui déclenche des émotions fortes, un sentiment de révolte, un électrochoc… J’ai trouvé le récit intéressant mais assez lisse et finalement très consensuel. (Cela dit, ça m’apprendra à croire la presse, car en relisant la quatrième de couv, je réalise que rien ne sous-entend qu’il s’agit d’un roman féministe).

Au final, si on me demande ce que j’ai pensé de La Tresse, je dirai « C’est sympa, j’ai bien aimé ». J’ai conscience que j’en attendais trop, mais le roman me laisse quand même l’arrière-goût un peu amer d’une idée brillante exécutée hâtivement, un peu comme si, sous prétexte que le sujet était sérieux (les inégalités sociales, la condition de la femme), l’aspect romanesque de l’oeuvre, la profondeur de ses personnages, leur périple et leur évolution n’avaient pas besoin d’être travaillés plus que ça.

Bref, la possibilité d’un livre qui aurait pu être magnifique et bouleversant, mais qui n’est finalement qu’un roman sympathique et bien écrit. La Tresse m’aura fait passer une agréable moment sans pour autant me transporter. 

4/6 – Sympa

Titre original : La TresseAuteur : Laetitia ColombaniPremière date de parution : 2017Langue d’origine : françaisPays d’origine : FranceÉditeur original : GrassetNb de pages : 221 pagesPrix papier :18€ Publicités