La littérature m’a sauvée

Publié le 25 septembre 2017 par Lana

Une idée reçue veut qu’il ne faut pas lire de livres « déprimants » quand on va mal. Un coach dans une vidéo sur la dépersonnalisation veut bien nous lire des extraits de « La Nausée » de Sartre mais surtout pas qu’on le lise nous même si on se sent dépersonnalisé. A mon travail, les gens veulent toujours offrir des livres distrayants aux gens déprimés.

Mes lectures les plus fortes, les plus vitales, les plus bouleversantes, ont été ces livres soi-disant déprimants, et souvent au moment où j’allais mal.

Parce que quand on vit quelque chose, le lire ne va pas nous enfoncer encore plus.

Parce que la littérature peut sauver.

Parce qu’elle met des mots sur un vécu parfois indicible, parce que les grands auteurs parlent pour nous qui parfois n’avons plus la possibilité de le faire.

Parce que se reconnaître dans un livre, reconnaître un vécu étranger à son entourage, est un choc salutaire.

Parce que la littérature nous relie à le communauté des humains quand on s’en sent le plus exclus.

Parce que la littérature fait battre le cœur un peu plus vite et monter les larmes aux yeux, oui, mais ce n’est pas se tirer vers le bas, c’est au contraire s’élever dans la compréhension de soi-même et des autres.

Pour tout cela, lisez tous les livres que les bien portants juges déprimants si vous le voulez.


Classé dans:Réflexions personnelles