Salvation (Saison 1, 13 épisodes) : not so Deep Impact

Publié le 04 octobre 2017 par Delromainzika @cabreakingnews


Vous êtes nostalgique de Deep Impact ? Alors Salvation devrait combler un peu votre manque. Je dis bien un peu car ce n’est pas non plus la série la plus folichonne du monde. A mis chemin entre tout un tas de choses, Salvation tente de mélanger les ingrédients et d’en faire sa propre sauce alors que sur treize épisodes cela traîne par moment en longueur. Avec l’arrêt de Under the Dome ou encore Extant, CBS avait besoin d’une nouvelle série catastrophe et si le point de départ rend curieux, la suite l’est beaucoup moins. Car ce n’est pas Armageddon, ou alors Armageddon sans Bruce Willis. Le point de départ de Salvation ressemble à tous ces téléfilms catastrophes qui durent tellement de temps qu’ils nous occupent une après-midi entière le weekend sur les chaînes de la TNT. Qui n’a pas déjà vu Atomic Train, Bus en péril, Superstrom ou encore des trucs comme Panique en plein ciel. On a l’impression que cela ne s’arrête jamais, c’est bourré de longueurs, mais finalement à n’en garde pas forcément un si mauvais souvenir que ça. Il n’y a pas grand chose à sauver généralement, mais cela finit par rester séduisant sur certains points. La série empile alors les personnages clichés dans tous les sens, entre l’étudiant du MIT, un milliardaire, etc. On a l’impression que l’on a déjà vu tout ça des dizaines de fois ailleurs en mieux. Cette course contre la montre pour sauver le monde, c’est là aussi un truc qui manque cruellement de surprises.

Mais si ce n’est pas une série finaude, ce n’était pas ce qu’il fallait en attendre non plus. Surtout que depuis que CBS nous propose des séries estivales, aucune d’entres elles n’a vraiment été très intelligente ou innovante. Du coup, le truc c’est qu’il faut apprécier ça comme un divertissement sans trop de prise de tête. Après tout, pourquoi se prendre la tête quand c’est l’été ? Même si en face il y a déjà bien des trucs sympathiques à faire. Le manque d’originalité du thème aborder n’aide pas forcément à apprécier autant Salvation comme on pourrait le souhaiter, mais bon, on va dire que ça se laisse regarder. Une fois que l’on arrive au bout des treize épisodes, on a plus l’impression de s’être faits arnaquer sur le truc que d’avoir réellement pu apprécier le résultat. Ce que je trouve dommage là aussi car la résolution de la saison n’est pas aussi palpitante qu’elle ne devrait l’être. Il y a de la part du casting de la bonne humeur. Notamment du côté de Santiago Cabrera (The Musketeers) qui incarne le milliardaire IT de service de la série. Cela ne veut pas dire que son personnage est brillant, mais disons qu’il permet de s’engager dans la série alors que sa bonne humeur se déguste du début à la fin de la saison sans trop se prendre la tête.

Et c’est déjà pas mal. Il en va de même pour Charlie Rowe, l’étudiant du MIT, qui reste dans le même registre. Salvation est donc un peu feel-good et c’est pile poil ce qu’il fallait ici pour éviter de nous donner l’impression de s’ennuyer. De plus, les dialogues ne sont pas spécialement inspirés, peut-être car le but n’est pas ici scientifique. Tout ce qui est alors proposé manque cruellement de cohérente et surtout de réalisme. Mais était-ce le but ? Je ne pense pas. Les acteurs ne sont pas tous très bien utilisés, engoncés dans des personnages trop clichés pour réellement trouver un intérêt en chacun d’eux. Ils ont beau apporter chacun leur pierre à l’édifice, l’édifice est un peu trop branlant pour le tenir jusqu’au bout. Je crois que l’on a passé depuis un bout de temps la mode des séries apocalyptique et que le genre qui cartonne actuellement tient plus que la dystopie (même si cela commence aussi un peu à faire maintenant car tout se ressemble trop). Sans compter que le côté gouvernement américain de la série n’aide pas. Il ajoute des lourdeurs navrantes à une histoire qui n’en avait pas besoin. Dommage qu’un tel sujet ne se soit pas retrouvé sur une chaîne plus ambitieuse car cela aurait pu réellement faire une belle et bonne série. Par ailleurs, une saison 2 n’est pas nécessaire alors que CBS ne s’est toujours pas prononcée sur le destin de la série.

Note : 4.5/10. En bref, une série dans la lignée de ce que CBS propose chaque été : facile et divertissant, sans plus. On oubliera ça rapidement après l’été…


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