Consultation publique sur le déploiement FTTH

Publié le 23 mai 2008 par Canardwifi

Enfin ! La consultation publique de l’ARCEP arrive à point nommé. Celle-ci a pour but de rédiger une convention qui tranchera enfin les guerres de cours de récréation que se livrent à l’heure actuelle les opérateurs.

Les torts sont sans doute partagés. Certains voient en Orange le grand méchant loup monopoliste, d’autres une simple victime de son activité historique qui le met en très bonne position pour essuyer les plâtres du déploiement et permettre aux poursuivants de profiter d’un réseau déjà fonctionnel sous la bénédiction de l’ARCEP (voir l’interview du DG d’Orange France sur lefigaro.fr)
Revenons à nos moutons avec cette fameuse consultation de l’ARCEP, sur quoi porte-t-elle ?

  • La responsabilité de l’opérateur d’immeuble (celui qui va assurer la fibre de l’immeuble), les conditions d’accès des autres opérateurs à son réseau.
  • Une réelle convention qui lierait l’opérateur d’immeuble et les syndics de copropriétés
  • Le degré de mutualisation : c’est le débat qui fait rage actuellement. Orange souhaite la mutualisation au pied d’immeuble ce que refuse les autres opérateurs arguant sur un coût de déploiement beaucoup trop lourd et une nécessité d’accroître leurs effectifs pour maintenir un tel réseau. L’ARCEP nuance ici le débat. En effet, pour l’organisme, une mutualisation au NRO (comme le souhaitent Free et Neuf Cegetel) n’est pas envisageable étant donné les divergences de technologie utilisées (GPON pour Orange ou Point to Point over Fiber pour Free par exemple). Il prévoit donc de ne pas fixer de règle intangible mais plutôt de prévoir une mutualisation variable suivant la densité de population de la zone. En zone urbaine, une mutualisation en pied d’immeuble est parfaitement envisageable, en campagne on pourra très bien envisager une mutualisation de la boucle locale plus importante.

Qui ressortira gagnant de la régularisation du FTTH ? Difficile à dire, cependant la tendance semble indiquer qu’Orange obtiendra gain de cause sur le sujet de la mutualisation.

Via ARCEP