Nos chers petits monstres

Publié le 15 octobre 2017 par Mariedacruz @parlonsmecs

J'ai écrit cet article en pensant à beaucoup de parents comme moi, débordés par leurs chers " petits monstres " !

Comment concilier vie de famille, de couple et de parents lorsque nos chères têtes blondes n'en font qu'à la leur ?

Et bien, tout comme vous... J'ai essayé de comprendre.

L'amour de nos vies

Quand nos enfants sont petits, ils nous apportent des joies ineffables, indescriptibles que seuls les masochistes pourraient comprendre.

Ils flattent notre égo en prononçant soudain " Maman, Papa " sans que l'on s'y attende. On croit alors à ce moment-là que nous sommes le centre du monde pour quelqu'un et surtout pour eux !

Vient la " petite enfance " et là : le martyr ! Oui, vous avez bien entendu : le martyr !

Ils peuvent tout se permettre, tout composer, tout saccager en quelques instants et pourtant, nous, parents, on reste admiratifs devant " l'enfant roi ".

On enrage pourtant. Néanmoins, nous ne pouvons rien faire de mal sur notre progéniture. Les g rands-parents sont souvent là pour les disculper, les " réparer ", les aider à se sortir de toutes leurs bêtises.

En revanche, Nous autres, ces fameux parents dévoués et compréhensifs, nous sommes sur les rotules, exténués de tant d'efforts et du coup, on accepte tout et n'importe quoi, sans aucun doute par faiblesse et fatigue !

Mais ils sont tous petits !

Et parce qu'ils sont tous petits, on leur permet tout. N'importe quoi et n'importe où. Jamais on ne tolérerait ça chez un adulte ou même un adolescent mais à eux, si !

Oui, ils sont petits. Il faut les protéger, les nourrir, les blanchir, les épargner des aléas de la vie, les aimer en plus...

Mais oui, Messieurs, Mesdames... Vous les avez voulus, il vous faut les assumer désormais.

Comment ça, je les ai voulus ?

D'autant que l' on considère tous qu'il est tout à fait normal d'avoir des enfants quand on est en âge d'en avoir, non ?
Et comme J'aime mon mari, ma femme... Bla, Bla, Bla... C'est avec elle ou lui que je veux " faire des enfants ! ". C'est ça l'amour, non ?

Oui, vous avez raison. Faites des enfants tant qu'il est encore temps. Parce qu'après, rien ne sera plus jamais pareil ni comme avant !

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir été prévenu !

On regarde l'ami(e) qui d'ailleurs à ce moment précis vient de se " griller ", on écoute le psy qui déraille, on élimine les bons conseils des parents, on se dit : " Mais ils sont fous, mais que me racontent-ils donc ? Je veux devenir mère (père) moi-aussi et ils verront bien que je ferai mieux qu'eux ! "

Oui. C'est certain. Je n'en ai jamais douté. Les gens ont toujours cette capacité en eux d'être toujours meilleurs que tous les autres !

Bravo. J'applaudis car pour ma part, je n'ai jamais su, moi, ce que c'était vraiment d'être une " bonne mère " ou un " bon père " et d'assumer pleinement ce rôle. Vous le savez, vous ?

Ah, il ne fallait pas dire cela ?

Non, c'est vrai. Ce n'est pas bien de dire que l'on n'est pas capable de savoir ce que c'est que ce fameux instinct maternel ou paternel. Mais tous les autressont là pour nous le rappeler.

Et puis, on sera forcément de " bons parents " puisque dame nature nous a créés pour reproduire et faire en sorte que notre enfant soit le plus beau, le plus intelligent et le meilleur !

Que d'ambitions et de futures perspectives pour notre progéniture, n'est-ce-pas ?

On en rêve tous en tant que parents mais la réalité est souvent différente. On ne réussit pas à chaque coup et l'on s'aperçoit, justement, que l'enfant se révèle parfois beaucoup moins héréditaire de nos gênes qu'il n'y parait. Grosse claque et grande désillusion à la sortie, à la fin des courses.

La majorité absolue !

Ce n'est pourtant pas le plus dramatique. Ils ont alors, 16, 17, 18 ans. Ah 18 ans ! Je suis majeur et je t'em....... !

Et oui... Prends ça en pleine dentition blanchie à coups de dentifrices à la mode !

Sourire ultra-bright, grimaces retenues, on s'en prend plein la figure par des enfants que nous avons longtemps aimés, chéris et choyés comme des princes ou princesses futur(e)s.

Notre meilleur espoir : elle ou lui épousera un " beau parti ", j'en suis sûr(e) vu l'éducation que je leur ai apportée. Pffff que nini !

Rêve de petite fille ou de petit garçon projeté sur nos enfants, nous, parents, sommes à même de constater que certaines de nos espérances ne correspondent pas du tout, mais alors pas du tout, à ce que nous souhaitions pour nous-mêmes au fond.

Déception, amertume et goût du désespoir s'entremêlent alors, face à une réalité froide de ce qu'ils sont : Nos enfants !

Cependant, heureusement, depuis quelques temps maintenant, nous avons au moins la chance d'avoir des émissions télévisées pour améliorer nos comportements et nos envies de meurtre vis-à-vis de nos enfants.

Comment ferions-nous sans et peut-on désormais sans passer d'ailleurs ?

Super Nanny, au secours !

" Le grand frère " ou " super Nanny " sur la 6, sans oublier le même " grand frère " qui part avec des ados à cent mille kilomètres de là pour les aider à leur faire prendre conscience de leurs lacunes et mauvaise foi.

Il est certain que nos rôles de parents ne sont plus du tout les mêmes que l'étaient les nôtres, à l'époque de la discipline et des valeurs familiales de notre génération.

Rappelez-vous que personne d'autre que nos parents n'avait le droit d'interférer dans leur éducation et ça se passait pas si mal, au fond... Enfin, pour la plupart dirons-nous.

Depuis, les temps ont bien changé.

On entend désormais nous dire : " Je veux passer à la télé. Toi, tu n'y comprends rien ! "

On les " saoule ", on les énerve, on les agace, on est " nuls ", on leur fait honte... J'en passe. Ça vaut mieux !

On ravale sa salive. On ferme nos oreilles, nos paupières, notre bouche... On n'a plus aucun sens.

Inodores et silencieux,on existe encore, pourtant.

Néanmoins, on se sent vides, désespérés de ne pas avoir réussi là aussi après une vie maritale,amis, boulot, carrière...plutôt décevante.

Bref, on se sent vraiment " nuls " pour de vrai.

D'ailleurs même nos enfants nous renient, nous repoussent et ne nous aiment pas forcément. Sans oublier qu'ils ont souvent honte de nous et nous demandent d'être discret, voire quasi invisible auprès de leurs relations !

Accablés, anéantis, que devons-nous donc faire, face à cet échec ? Nous avons pourtant tout essayé !

La fin de la culpabilité

Arrêtez de culpabiliser. Voilà la solution. Vous n'y êtes pas pour tout ! Vous ne pouvez rien y changer quant à votre enfant.

Il se construit, se bâtit à sa façon, a besoin d'expérimenter par lui-même sa propre vie et d'erreurs en erreurs, il saura trouver son chemin.

N'en prenez pas ombrage. Les enfants sont comme tout le monde, petits ou grands : ingrats.

Vous êtes là pour faire votre travail d'éducateur, de guide, mais ils ne sont pas à vous, ils ne vous appartiennent pas.

Ce n'est pas parce qu'on leur donne la vie, que nous avons le pouvoir suprême sur eux.

Retenez-bien ceci. Nous ne sommes pas Dieu ni quelconque divinité ayant un pouvoir sur nos enfants.

Faites simplement ce que votre cœur vous dit de faire au bon moment, à la bonne mesure de vos moyens.

Ne soyez pas rancunier(e) avec celui ou celle que vous avez mis au monde ou élevé(e). Pardonnez-leur leurs fautes et leurs erreurs. Ils sont votre miroir et la prolongation de vous-même. Pensez-y.

Aimez-les, toujours et encore car voyez-vous, l'amour pour un enfant, quel qu'il soit, bon ou mauvais, ne sera toujours qu'un reflet de ce que vous êtes, de ce que vous savez donner !

A vous tous, parents, je vous souhaite infiniment de bonheur avec vos chers " petits monstres " !

Enjoy

(c) Marie Da Cruz