Le tocsin éternellement

Publié le 25 novembre 2017 par Nicolas Esse @nicolasesse

Sur son profil Twitter, nous apprenons qu’Éric Schulthess est un Marseillais bavard. Il enregistre les sons du monde. Apprend le chinois. Part. Revient. Rêve de Fuji et de violoncelle.
Il a publié trois livres aux Éditions Parole et il écrit des tas d’autres choses sur son blog que je vous devriez aller visiter.
Enfin, il lit à voix haute, ses textes et d’autres au gré des rencontres et de ses humeurs. Et là, c’était la deuxième fois qu’il donnait une voix à l’un de mes textes.
Une voix, sa voix, faite pour révéler la musique des mots et les mettre en beauté. Écoutez-le sur son site audio et vous comprendrez mieux ce que toutes mes phrases n’arriveront pas à vous expliquer.

Donc, je me tais et je le laisse parler.

Encore le tocsin hier matin tout près de la maison ces deux notes lancées en boucle par les cloches novembre déroule sa peine il n’y a que Bach pour me consoler m’empêcher de trop m’enfoncer sur le sentier glacé du chagrin penser aux chers disparus partis trop tôt penser à la mort à la mienne dans longtemps ce serait bien désir d’aller respirer dehors aussi de marcher vers les tombes au pied des arbres et juste avant de sortir presque par hasard mais existe-t-il vraiment le hasard tomber sur ce Tweet énigmatique de Nicolas Esse dont j’apprécie la poésie les photos de rando à vélo au bord du Lac Léman il me semble et puis l’humour décaléNous ne sommes pas faits pour mourir éternellement forcément je clique vers son site, je lis le billet et je partage à voix hauteune fois le texte lu et enregistré et mixé je réalise que Nicolas Esse le publia en décembre 2014 à peine un peu plus de deux mois après le départ de Maman trop tôt envolée vers l’autre monde je suis sûr qu’elle aussi aurait été touchée par ces mots puissants ces vérités glaçantes sûr qu’elle non-plus n’aurait pas désiré mourir éternellement…