Il faut reconnaître que Davy sait tourner en dérision cette mésaventure – le terme est peut-être un peu faible – mais qu'au fur et à mesure de la lecture, même si l'on sait que rien de grave – a priori – n'arrivera aux quatre baroudeurs en herbe, une ambiance oppressante s'installe dans la BD. En effet, pour ma part, Cuba n'était pas un des pays en haut de ma liste de régions du monde à voir avant de mourir. Mais du coup, en refermant cette BD, la petite île a rejoint le bas du panier entre la Sibérie Occidentale, l'Amazonie Colombienne et quelques dictatures Africaines en guerre six à huit mois par an (le reste du temps, c'est la saison des pluies). Le petit guide touristique de Cuba selon Davy Mourier fait froid dans le dos. Comme quoi la mort de Fidel n'a pas arrangé les choses à Cuba (mais la vie de Fidel non plus remarquez...). A moins qu'elles n'étaient encore pire avant. Ou alors similaires. Enfin bref, peu importe, entre les problèmes sanitaires, d'insalubrité, de vie quotidienne, de monnaie, comme le dit Davy, le temps ne se vit pas de la même manière en Occident et à Cuba. Et comme un malheur n'arrive jamais qu'en groupe avec tous ses amis, le coup de l'ouragan, ça calme définitivement. Du coup, j'ai énormément ri, et parfois, j'ai ri un peu jaune me demandant ce que j'aurais fait à leur place...
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