Dirty Projectors ‘ Lamp Lit Prose

Publié le 15 août 2018 par Heepro Music @heepro

Ma dernière écoute de Dirty Projectors remonte, déjà, à 2011 et l’EP Mount Wittenberg Orca, fruit d’une collaboration avec Björk aussi naturelle qu’on se demande comment il n’y a pas eu de suite depuis. Le maître de cérémonie (auteur, compositeur et producteur) David Longstreth avait bien sûr réalisé d’autres disques depuis, notamment l’éponyme Dirty Projectors il y a un an à peine. Et, justement, ce nouvel album serait selon ses dires le yang de ce dernier, qui serait donc le yin. L’espoir, après une peine de cœur.

Je commence donc par le yang et, personnellement, la toute première écoute de Lamp Lit Prose m’a tout de suite convaincu. La musique est belle, les voix chaleureuses : je suis davantage conquis encore que sur Mount Wittenberg Orca, lequel m’avait à l’époque déjà beaucoup impressionné.

« Right now » ouvre l’album avec une guitare et la voix de David, avant qu’il se laisse accompagné peu à peu d’autres instruments et voix dans une ambiances des plus réconfortantes. La musique inclut volontiers, ici ou là, des sonorités caribéennes, des chœurs féminins, des rythmes électroniques…

Ensuite, les singles « Break-thru » et « That’s a lifestyle » nous proposent qu’une chose : poursuivre ce petit voyage parfaitement initié, entre joie et apaisement, à la lueur du soleil naissant ou se couchant. Derrière, l’auditeur ne se rend même pas compte que Lamp Lit Prose défile sous ses yeux, tel un paysage à bord d’un train s’offrant à nos yeux, différent et continu à la fois. Le final « (I wanna) feel it all », cinématique, est sublime.

Ce dixième album est aussi court que réussi, et ne me laissera pas le choix quant au fait que Dirty Projectors m’attend car, forcément, pas de yin sans yang, et réciproquement. Un peu à l’image du visuel, qui de plus nous rappelle évidemment ceux des albums Slaves Graves & Ballads et Bitte Orca.

(in heepro.wordpress.com, le 15/08/2018)

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