Human being a la galerie des filles du calvaire

Publié le 06 septembre 2018 par Aicasc @aica_sc

Galerie Les filles du calvaire : «Human Being, Black Sound, Black Human, Sound Being, Sound Human, Black Being » 

Commissariat :  Emmanuel Saulnier.

Exposition du 7 septembre au 21 octobre 2018

Vernissage le jeudi 06 septembre 2018

Après son exposition « Black Dancing » qui s’est tenue de Février à Mai 2017 à Paris au Palais de Tokyo, Emmanuel Saulnier invite cinq jeunes artistes français à exposer avec lui sur le thème évolutif « HUMAN BEING / BLACK SOUND » à la Galerie Les filles du calvaire à Paris : Steeve Bauras, Téo Bétin,François Bianco, Sébastien Gschwind et Alexandre Poisson.

Cette exposition s’inspire librement des textes du poète américain T.S. Eliot intitulés « Four Quartets ». Les quatre éléments activent cette poésie et sa sonorité. Sa métrique et son tempo ouvrent littéralement un espace et une énergie humaine suggestive particulière. Elle est aussi apparentée à une musique.

L’exposition donnera lieu à un journal qui sera diffusé à cette occasion.

Elle sera également proposée en 2018 et 2019 à la Flax Foundation de Los Angeles USA et à la Fondation Clément Martinique.

( Dossier de presse Galerie des filles du calvaire)

« Les paroles se meuvent, la musique se meut

Seulement dans le temps, mais cela qui vit seulement

Peut seulement mourir. Les paroles, après le discours

Atteignent au silence. Ce n’est que par la forme ou le motif

Que les paroles peuvent, ou la musique atteindre le repos

Comme un vase chinois

Se meut perpétuellement dans son repos

Words move, music moves

Only in time; but that which is only living

Can only die. Words, after speech, reach

Into the silence. Only by the form, the pattern,

Can words or music reach

The stillness, as a Chinese jar still

Moves perpetually in its stillness. »

T.S ELIOT

Emmanuel Saulnier développe un travail essentiellement sculptural, en dialogue constant avec la pratique du dessin. Bien que le verre soit son matériau de prédilection, l’artiste explore le potentiel de la matière au sens large. Son oeuvre se confronte à des problématiques telles que la mémoire collective, la présence et la disparition – Katell Jaffrès –

Emmanuel Saulnier, Black Dancing, 2016 (Photo © Steeve Bauras ADAGP)

Le photographe Steeve Bauras est né en 1982 à Fort-de-France où il commence en 2000 des études d’art poursuivies en 2004 dans l’atelier de sculpture d’Emmanuel Saulnier à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Depuis lors, il fréquente à Paris et à Berlin les lieux de la musique expérimentale (ou noise),

Il expose internationalement, voyage en solitaire de Cracovie à Dakar et du Chili à Montréal et réalise pour un jeune groupe de rock psychédélique formé en 2010 (Wall of Death) des clips mordants et méditatifs directement puisés à la source de son inspiration photographique

Série White Dreams, 2016 (Photo © Steeve Bauras ADAGP)

L’écran du rêve, Bertram D. Lewin, décrit le rêve idéal comme un écran blanc qui représente le désir de dormir du rêveur. Dans la série des White Dreams, les motifs blancs des images occupent infatigablement le bas de l’écran, laissant la majeure partie en réserve, noire. La série déroule ses vignettes, banales et brutales, jusqu’à un éblouissement blanc, une disparition de toute image: le sommeil enfin possible.

Les yeux ouverts, Steeve Bauras photographie des ciels obscurs, des sols couverts de cendres, des têtes sans visages, qui semblent venir d’on ne sait quel rêve ou fiction cauchemardesque. Ces images sont pourtant toutes des fragments documentaires, retravaillés, distordus par les techniques de reproduction qu’il leur inflige. Par ces procédés, il fait travailler les images, il les réveillent de l’oubli.

Steeve Bauras
montage en cours (Photo © Steeve Bauras ADAGP)

Né en 1989, il vit et travaille à Paris. La pratique artistique de Téo Bétin, principalement sculpturale, se définit par l’utilisation expérimentale de matériaux divers issus des circuits de récupération. C’est avec tous ces éléments chargés d’histoire que Téo Bétin compose ses sculptures, autant d’espaces pénétrables  ou d’ objets à contempler.

Bruno Tétin
Villa I, extrait de la série Off White, 2017
Bois, peinture, feu, Fixé-sur-verre – 173 x 140 x 148 cm

Né en 1985 à Coulommiers, François Bianco vit à Paris et travaille à Arcueil. Après des études de graphisme, il  intègre les Beaux-arts de Paris en 2009, au sein de l’atelier d’Emmanuel Saulnier. Diplômé des Beaux-arts de Paris en 2013, ses recherches sonores continuent de se développer à travers plusieurs collaborations et projets cinématographiques. Il expose son travail à la 66e édition de Jeune Création. Il est sélectionné pour le 63e Salon de Montrouge. Son travail se développe actuellement sous une forme hybride entre la sculpture et le son.

François Bianco
Strato sentiero, Mélopée sous la lame et Fata bromosa, 2016

Né en 1973,  Sébastien Gschwind vit et travaille à Paris. Diplômé de l’École Nationale des Beaux-Arts de Nancy, il  a été exposé au Palais de Tokyo à Paris puis à Tokyo et à Séoul dans le cadre des résidences d’artistes de la Fondation d’entreprise Hermès. Il a également participé à la Biennale de sculpture de Yerres, au OFF de la Biennale d’art contemporain d’Istanbul. Il enseigne à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris Val-de-Seine

Sébastien Gschwind
Origines des espèces, 2009, Contreplaqué, colliers serre-câble,
peinture aérosol sur toile, acrilyque sur bois, dimensions variables.
Photo DR.

Alexandre Poisson est né en 1991 à Paris. Son travail commence par une errance photographique dans les banlieues. Ces images, construites comme une grammaire personnelle, constituent une précieuse base de données pour ses sculptures. Il entend la ville comme un espace entre scène de théâtre et road-movie initiatique

Alexandre Poisson
Vues de l’exposition «Brèves Obsidionales», Beaux Arts de Paris, 2017