Glyphosate : du miel de la forêt landaise contaminé a dû être jeté

Publié le 13 septembre 2018 par Bioaddict @bioaddict
Ses colonies d'abeilles vivent au milieu des pins et pourtant un apiculteur des Landes a dû jeter sa récolte car le miel contenait le double de la norme de glyphosate autorisée en Europe dans les aliments. En cause, l'utilisation de l'herbicide pour tuer les plantes et herbes de la forêt qui freineraient la pousse des arbres destinés à l'industrie. ¤¤ Avant et après l'utilisation du glyphosate dans la forêt des Landes de Gascogne

Source : www.francebleu.fr

OK
Je souhaite également recevoir
les bons plans et offres partenaires
la newsletter des professionnelles

Le glyphosate serait utilisé par des sylviculteurs privés des Landes, dans le Sud de la Gironde, aux pieds des pins qu'ils cultivent pour l'industrie, selon une information diffusée fin août par France Bleu Gironde. Le glyphosate, qui entre notamment dans la composition des herbicides de Monsanto, élimine la flore - et la faune qui l'habite - car elle pourrait absorber les nutriments et l'eau du sol, et freiner ainsi la croissance des arbres. Cette technique peu répandue serait en développement. Environ 2000 hectares auraient été traités cette année au glyphosate qui a pourtant été classée " cancérigène probable " par l'OMS en 2015.

Le double de la norme autorisée

Les abeilles ont transporté la molécule dans les ruches situées au milieu des pins et un apiculteur a dû jeter toute sa récolte soit 1, 2 tonne de miel, d'une valeur d'environ 10 000 euros, à cause d'une pollution importante.

"Mon grossiste a analysé le miel et m'a prévenu qu'il dépassait les seuils autorisés. Je suis à près de 100 ppb. C'est le double de la norme autorisée en Europe" dans les aliments, explique Jean-Pierre Duluc.

Le miel pourrait ne pas être seul concerné, la pollution pourrait atteindre l'eau.

" A ce jour, c'est la forêt qui nous permet d'avoir une eau de très bonne qualité. On est dans une zone sensible. Si on se met à utiliser des produits chimiques, on va polluer les nappes phréatiques ", redoute Jean-Paul Meyric, président du syndicat d'aménagement du bassin versant du Ciron, cité par France Bleu Gironde.

Le syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest indique qu'il ne recommande pas l'utilisation d'herbicide et que peu d'exploitants auraient recours à la chimie aujourd'hui.

AF Roger