L'éveil spirituel

Publié le 21 novembre 2018 par Anargala


L'éveil commence à se répandre dans les sociétés modernes, en Occident comme en Orient.

Mais qu'est-ce que l'éveil ?

Un miracle surnaturel ? Une révélation occulte ? Un truc religieux ? Un cadeau réservé aux happy few ? Une affaire de super yogis ?

Mon ami José Leroy vient de publier un livre exceptionnel pour éclairer notre réflexion sur ces questions essentielles : L'éveil spirituel, paru chez Almora.

A travers une série de chapitres qui se boivent comme du petit lait, il nous montre que l'éveil, c'est d'abord la liberté intérieure. Et la liberté est l'indépendance. Cela ne dépend que de nous,  même si les traditions peuvent nous inspirer, comme le montrent d'ailleurs les nombreuses citations qui enrichisse ce livre. Mais les sages et les éveillés sont des amies, des amis, non des maîtres absolus perchés sur leur aura.

Dans le dernier chapitre, il aborde un problème d'ordinaire passé sous silence : quelle est la meilleure organisation politique pour vivre une vie intérieure libre ?

Loin des nostalgiques de la théocratie qui pullulent aujourd'hui, il rappelle quelques évidences :

"l'éveil spirituel ne peut se développer vraiment que dans un contexte laïque, là où le religieux et le politique sont séparés, ce qui est le cas, plus ou moins, dans les pays occidentaux". 'p. 405)


et, ai-je envie d'ajouter, dans ceux qui se sont inspiré de l'Europe des Lumières, à commencer par l'Inde, le plus grans état laïque du monde.
La laïcté n'est pas une doctrine anti-religieuse, mais une doctrine de la liberté de conscience et des conditions concrètes qui rende possible la pratique de cette liberté sacrée. 
Et bien entendu, si une religion refuse la liberté de conscience, alors il y a conflit. 
Mais la liberté de croire ou non n'est-elle pas à ce prix ? 
Qui préférerait vivre dans une théocratie "spirituelle" plutôt que dans une société libre, même sans spiritualité ?

Quelle spiritualité pourrait bien être possible en sa plénitude sous la menace d'être égorgé, ostracisé, privé de son humanité ?

Sans liberté, rien.

Liberté, liberté, liberté !

Merci José pour ce livre précieux.