Une Année Disloquée

Publié le 31 décembre 2018 par Hunterjones
Consommer de la drogue est un choix de vertige.
Les plus réguliers lecteurs ici auront remarqué que depuis décembre, je vous ai beaucoup parlé drogue.
Tous les lundis entre autre.
C'est que l'année qui se termine ce soir m'a semblé particulièrement stone.
Dur de toujours croire ce qui se passait à la présidence des États-Unis, entre autre chose.
L'année a commencée, au niveau personnel d'une bien drôle de manière. Deux de mes cousins, un dans la vingtaine, l'autre dans la quarantaine, sont précocement décédés. Tous deux retrouvés morts. Le premier, un acteur aux États-Unis, pendu, après avoir diffusé plusieurs vidéos de lui-même consommant de la drogue avec des femmes payées à un pimp, l'autre intoxiqué par un mauvais cocktail de pilules et d'alcool. Seul, chez lui.
Troublant. Bouleversant pour partir une année. On l'a débuté carrément au Costa Rica, dans l'allégresse, puis, au retour, on enterrait des gens trop jeunes. L'amoureuse perdait une connaissance dans la vingtaine dont le ciel lui tombait littéralement sur la tête et la chanteuse des Cranberries se noyait dans son bain, intoxiquée.
Deux des idoles de mon fils allaient aussi se supprimer ou simplement se faire effacer de la planète.

Drôle de vibe dans les 4 premiers mois.
Ça donnerait le ton à une année disloquée.
Où des voix dangereuses se feraient trop souvent entendre. Pas qu'on voudrait les baillonner, toutes les voix méritent d'être entendues au moins une fois, mais qu'on ne supporte plus certaines auraient fait moins de mal à ma foi en la condition humaine.
Je ne crois plus beaucoup en vos humains. Car martien/vampire, je ne serai jamais 100% des vôtres. Et constamment à l'étude de vos habitudes, vos développements et vos comportements. Et la matière, cette année, laisse à désirer. J'espère que vous en conviendrez.
L'année m'a fait sentir stone. Au sens propre comme au sens figuré. Puisque légalement, au pays, on a eu le droit de consommer. En octobre. Il y aura des blagues de mononc là-dessus ce soir au Bye Bye, c'est certain. Ça a tant fait jaser.

On a beaucoup parlé intolérance aussi cette année. Parfois à raison. Ne serais-ce que sur tout ce que les Femmes ne veulent plus supporter de notre part.
Parfois à tort. Comme le tollé autour de Scarlett Johansson qui allait jouer une transgenre, ce que la communauté trouble a refusé, la forçant à abandonner le projet. Comme SLAV, un show qui aurait dû se faire, et Kanata, un bien mauvais show, qui aurait dû mieux se faire.
Comme le bruit autour de la chanson Baby It's Cold Outside. Excès de zèle.
Faut savoir se servir du recul, des époques, et de son jugement.
Pensez donc aux contrôle des armes à feu ou au langage misogyne de bien des chansons de rap d'aujourd'hui avant de vous attaquer aux jeux de séduction de 1949.
Ça c'est désévoluer.
Enfin, c'est une bizarre d'année qui ce soir viendra se terminer. Presqu'irréelle.
Légèrement traumatisante.
2019 ne pourra que lui être supérieure.
Que ce soit à coup de Super Silver, de Jack ou de petit brun.
Ou même à jeun.
Que 2019 vous soit IMMENSE. 

Et qu'on y danse.
Ensemble.
Bonne année à tous, ici et ailleurs.
Que l'année qui s'ouvre vous soit toujours meilleure.