Critiques Séries : Mixed-ish. Saison 1. Pilot.

Publié le 25 septembre 2019 par Delromainzika @cabreakingnews

Mixed-ish // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Je me demande bientôt ce qui restera dans Black-ish. Après Grown-ish sur Freeform centré sur la fille ainée à l’université, c’est au tour de Mixed-ish, un spin off centré sur l’enfance de la femme de Dre. Dès le départ, Mixed-ish ressemble à n’importe quel épisode de Black-ish avant de basculer dans les années 80 pour parler des afro-américains à une autre époque. Bow a toujours été l’un de mes personnages préférés dans Black-ish alors forcément, ce spin off me donnait envie. Puis, ce premier épisode est apparu et j’ai l’impression que la série cherche à aller un peu trop loin dans les bases même de ses prémices. L’idée est aussi de raconter comment Bow a vécu son enfance bi-raciale. Je dirais que les années 80 se font au détriment de Mixed-ish et de ce qu’elle peut nous raconter. D’un côté, je ne peux pas vraiment comparer le spin off et la série mère (même s’il y a un vrai lien), mais d’un autre côté, il faut le faire. Car Black-ish nous a donné aussi envie d’attendre quelque chose de la part des dialogues engagés qui a toujours fait la force de la comédie familiale de ABC.

Rainbow Johnson raconte aux siens son expérience d'avoir grandi au sein d'une famille multiraciale dans les années 1980. Les parents de Bow, Paul et Alicia, sont contraints de quitter la communauté hippie, dans laquelle ils étaient jusqu'alors établis. Leur installation en banlieue leur permettra-t-elle d'offrir à leurs enfants un cadre plus propice à leur épanouissement ?

Mixed-ish met en place son histoire dans ce premier épisode avec tous les éléments prévisibles du genre. Bien entendu, dans le passé de Bow il y a aussi des choses intéressantes, notamment dans la façon de dépeindre les problèmes de race, la communauté étonnante qu’elle créée, etc. Peut-être aussi car le but est de raconter une histoire de famille bi-raciale, avec un père blanc et une mère afro-américaine. C’est Mark-Paul Gosselaar et Tika Sumpter qui incarnent les parents de Bow et il y a une alchimie qui se créée rapidement entre les deux, ce qui donne forcément du coeur à la série. Mais l’angle de la famille bohémienne et de son idéalisme sociale n’est pas toujours bien fichu dans ce premier épisode. Il est difficile de savoir où est-ce que Mixed-ish va bien pouvoir aller par la suite en se basant uniquement sur un épisode. Il y a suffisamment d’éléments présentés ici pour donner à la série de quoi grandir et évoluer. Mais en tant que première incursion dans ce monde, je dois avouer que je m’attendais à quelque chose d’un peu mieux même si c’est amusant et tendre, comme un bon épisode de Black-ish. Mais comme Bow, je suis entre le fessier entre deux chaises entre l’envie d’aimer et l’envie de me dire que Mixed-ish ne vaut pas le coup.

Note : 5/10. En bref, la série a encore besoin de temps pour développer son univers qui a suffisamment de choses intéressantes à proposer.