Le top 5 des plus grands mensonges pour faire passer la réforme des retraites

Publié le 11 octobre 2019 par Guy Deridet

Face à la "communication" (je mets des guillemets parce que la communication est censée fonctionner dans les deux sens et pas de façon unilatérale, ce qui n'est plus de la communication mais de la propagande) intensive du gouvernement il est salutaire de regarder la réalité en face : Le véritable enjeu des réformes des retraites, c'est de faire baisser les pensions ! Tout le reste est de l'intox !



Par ailleurs, repousser l'âge de la retraite à 64 ans quand il est il avéré que les cinquantenaires ne trouvent pas d'emploi ce n'est pas seulement malhonnête, c'est criminel !

C'est condamner la plupart des gens à ne jamais atteindre le taux plein !

J'ajouterais un sixième top : le nouveau régime universel de retraites reposera sur des points. Et qui fixera la valeur de ces points ? Le gouvernement actuel et les suivants. Bon courage ! Quand on voit ce que les gouvernements précédents et l'actuel ont fait du point d'indice qui sert de base à la rémunération de la fonction publique (il est bloqué depuis bientôt 10 ans !) on ne peut qu'être inquiet.

Les retraites basées sur un point modifiable à merci par l'exécutif, cela veut dire que l'objectif premier de tous les gouvernements : payer les retraites le moins cher possible, pourra désormais être facilement atteint. Et ne comptez pas sur les politiciens "new look", façon Macron et LREM, pour avoir le moindre scrupule avant d'user, voire d'abuser, de ce levier fantastique.


N.B

Personnellement, j'ai pris ma retraite de fonctionnaire catégorie A le jour de mes 60 ans, alors que j'aurais pu encore travailler pendant cinq ans. Avec un traitement et des primes d'agent comptable, dépassant les 5000 euros.

Dès qu'on a commencé à parler de malus si on prenait sa retraite à 60 ans, j'ai compris qu'il me fallait dégager fissa des cadres, et sans attendre.

J'ai ainsi pu prendre ma retraite, après 34 ans seulement de service (j'ai exercé très longtemps Outre-Mer) avec le taux plein, soit 80% de mon dernier traitement (sans les primes, qui représentaient quand même 40% de mon dernier traitement) plus 15% (4 enfants) plus 35% de sur-rémunération, car je suis resté deux ans à la retraite à la Réunion.

J'ai très vite abandonné ce dernier avantage, la vie en Thaïlande s'étant révélée, à l'époque, beaucoup moins chère (même avec 35% de retraite en moins) qu'à la Réunion, où je le rappelle, le coût de la vie, c'est celui de Paris (!) plus 40% !

J'ai ensuite immigré en Crète où le coût de la vie était encore très inférieur à celui de la Réunion, et je vis désormais en Andalousie où la vie est très agréable et pas chère du tout. Quand on choisit bien son point de chute ; je suis sur la Costa Del Sol, mais loin de Malaga et de Marbella et près de Gibraltar.

Ce vendredi soir par exemple je vais danser dans un bar à tapas très sympathique des environs d'Estepona, à 10 km de chez moi (par l'autoroute A7, gratuite (!). Avec orchestre, qui change tous les weekends, et pour la (très) modique somme de 6 euros, soit 3 bières à 2 euros ! Une par heure. Je bois avec modération et je me dépense beaucoup sur la piste de danse.

Il existe encore plein d'endroits agréables à vivre dans le monde, à condition de les trouver et de s'y adapter. Ce qui n'est pas très commun chez les Français de ma génération.

En revanche, pour ce qui concerne les retraites dans notre pays, l'américanisation de la société française, bien enclenchée par Macron et ceux qui sont derrière lui, va en faire des confettis. Si les Français le laissent faire, évidemment. La balle est dans leur camp.

Lire l'article de Marianne ici :