Isobel Campbell ‘ There Is No Other…

Publié le 10 février 2020 par Heepro Music @heepro

Retracée sa carrière serait aussi légitime que réducteur concernant son tout nouvel album – aussi attendu que totalement inespéré ! Car, sortie de Belle & Sebastian ou ses collaborations avec Mark Lanegan, l’artiste écossaise Isobel Campbell se doit, en 2020, d’être reconnue pour celle qu’elle est devenue : elle-même.

Dans le même temps, deux choses sont certainement et indiscutablement vitales à l’écoute de son tout nouvel album. D’abord, on peut distinguer les influences ici ou là de ses deux villes – d’origine et d’accueil, à savoir Glasgow et Los Angeles. Ensuite, son mari Chris Szczech a assurément eu un rôle tout aussi important que celui de sa femme dans la création de There Is No Other… ; car, en plus de ses différents rôles, derrière les manettes ou en tant que musiciens, il a plus que jamais aidé Isobel Campbell à revenir tel un phœnix.

Impossible de ne pas ressentir cette chaleur de fin d’après-midi typique de la Californie des années 60 et 70 – oui, la Californie des cartes postales, folk, pop, psychédélique, bohème, épicurienne, avec son épicentre San Francisco. Mais l’Inde et ses couleurs arc-en-ciel n’est étonnamment jamais très loin, peut-être pour cette même chaleur de vivre.

Quoi, je me délecte d’un album de musique éminemment folk ?! Oui, j’en serais presque le premier surpris, si There Is No Other… ne possédait cette particularité qui vous fait y revenir, vous fait ne pas l’oublier, vous donne l’envie de le réécouter. Et, en fin de compte très rapidement, les chansons vous procurent ce plaisir de bonheur simple et envahissant que l’on ne souhaite pas laisser échapper.

Assurément, l’album qu’il faut absolument écouter et écouter et écouter… et qui, malgré sa pochette volontairement rétro ou kitsch, est finalement tellement 2020 !

(in Heepro Music, le 10/02/2020)

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