La sclérose en plaques

Publié le 20 juillet 2008 par Marieclaude

La sclérose en plaques touche 80.000 personnes et représente la première cause de handicap neurologique chez l'adulte jeune. Cette maladie est caractérisée par une évolution imprévisible. La recherche en matière de traitement représente un formidable espoir pour les personnes atteintes de sclérose en plaques.

La sclérose en plaques : ses symptômes et ses différentes formes

Cette maladie auto-immune est due à une destruction de la gaine de myéline, la membrane qui entoure les prolongements de certains neurones, et dont l'altération entrave la conduction nerveuse du cerveau au reste du corps.
Ce trouble de la transmission de l'influx nerveux se traduit par différents types de symptômes, selon la zone cérébrale démyélinisée : moteurs (faiblesse musculaire, gêne de la motricité), sensitifs (baisse de la sensibilité de certaines parties du corps, engourdissement, fourmillements), visuels (baisse de l'acuité, vision double), cognitifs (troubles de la mémoire, des capacités d'attention), urinaires, de la coordination et de l'équilibre.
Selon l'évolution de la sclérose en plaques, on distingue trois formes : rémittente (première phase de la maladie qui évolue par poussées entrecoupées de périodes de rémission), secondaire progressive (cette forme apparaît au bout d'une dizaine d'années d'évolution chez environ 50% des malades) et progressive d'emblée (apparaissant généralement chez des personnes de plus de 40 ans avec des symptômes qui progressent en quelques mois).
Les traitements de la sclérose en plaques

Le traitement de la sclérose en plaques est pluridisciplinaire.
Les traitements de fond : les immunosuppresseurs et les interférons β permettent de limiter l'inflammation dans le système nerveux et ainsi de diminuer les poussées. Par exemple, les interférons β diminuent d'environ 30% la fréquence des poussées dans les formes rémittentes de la sclérose en plaques. Ces médicaments puissants sont généralement administrés par voie sous-cutanée, une fois, trois fois par semaine, voire quotidiennement.
La recherche a permis que de nouvelles molécules soient mises au point afin de s'attaquer aux formes les plus sévères. Elles ciblent toutes les différentes étapes de la réaction inflammatoire.
Le traitement des poussées : la corticothérapie est prescrite en cas de poussées sévères.
Les traitements symptomatiques : les douleurs, les raideurs musculaires et les troubles urinaires sont également pris en charge. Certains handicaps nécessitent également une kinésithérapie régulière, tandis qu'un soutien psychologique est souvent nécessaire pour passer certaines épreuves de la maladie

Ressources:

Union pour la lutte contre la sclérose en plaques (UNISEP) : www.unisep.org
Association pour la recherche sur la sclérose en plaques (ARSEP) : www.arsep.org.

Références: e-santé.fr