C'est ce qui se produit lorsque vous remettez un chéquier aux personnes clés et leur demandez « d'acquérir » un actif. J'avais déjà vu ce film se dérouler dans une entreprise pour laquelle je travaillais, East West Resorts, où un promoteur immobilier fortuné pensait reproduire ce qui semblait être un modèle commercial lucratif à Beaver Creek au Colorado.
Il croyait refaire cela un peu partout dans les Montagnes Rocheuses. Dans sa hâte d'acheter et de « rouler les mécaniques », les acheteurs auxquels il avait fait confiance avaient un peu bâclés leur boulot, n’avait pas vérifié grand-chose et avait hâte de faire des chèques, payant ainsi des sommes folles pour des actifs douteux et dans des marchés où il était relativement facile de s’installer.
Cinq ans plus tard, le résultat final se traduisait par la vente de la plupart des acquisitions obtenues à la hâte, entraînant une perte substantielle.
Aujourd'hui, Vail Resorts et Alterra se retrouvent sur la sellette avec chacun un recours en justice collectif contre chacune d’elles, pour ne pas avoir remboursé les skieurs pour une partie de leurs forfaits de ski de saison, à la suite d'un hiver raccourci par Covid-19.
La morale de cette histoire est qu'un gros carnet de chèques bien approvisionné est toujours un outil dangereux à ne pas mettre en toutes main, surtout si l'acheteur manque de patience, de temps et de qualifications pour faire un acquisition judicieuse !