En compagnie d’un clown

Publié le 10 juin 2021 par Christophe Martin

23 h00 jeudi 10 juin 2021

En compagnie d’un clown : un clown de théâtre 

De retour de Sète, après une escapade au zinga zinga, j’enregistre un bout de smile, je pense à l’interprétation et au chant, un mélange de Gérard Santi (plus qu’un prof) de Juliette Gréco et de Nat king cole,  rien que ça…la musique est de Charlie Chaplin, les paroles de Turner-Parson.

https://www.compagnieduleon.fr/wp-content/uploads/2021/06/smile.mp3

Ce matin, je suis au mini studio, devant mon ordi, je rebranche la carte son externe, le micro, j’échauffe ma voix , la veille j’ai passé un moment à chanter à tue tête smile, je l’enregistre ce soir à capella, j’y suis, au retour, j’ai confectionné par couches successives de papier de soie un nez de clown de théâtre. Cet objet longtemps délaissé me donne l’occasion d’en faire, d’en refaire, du théâtre, il était là sous mon nez.

De jour en jour, j’écris des images au petit déjeuner. Un bol de café proche de la colle à tapisserie, j’évite de tartiner l’enduit de papier mâché, la confiture de framboise fait toujours l’affaire. Pendant ce temps ma fille interroge et se demande si sa blague est drôle, alors j’explique ce que j’ai vu de « clown » en dehors de la blague, ses réactions, son rire décalé, déclenché sans raison apparente et la même maladresse que moi pour les objets.

Alors qu’elle lape un peu de lait à l’aide d’une cuillère, une toux irrépressible l’étreint dans l’urgence,  la cuillère fait office de protection contre les postillons, j’éclate de rire et lui demande de me vendre ce sketch hilarant, elle me le cède gracieusement.

Je chante, je colle, je forme le nez, et des mots s’enchevêtrent dans mon esprit, je prends ce qui vient par flots, ce qui s’amoncelle, je dois apprendre le morceau de guitare, trouver tramp sous sa barbe noire, son habit , son maquillage, le spectacle se déroule trop vite, j’entends les rires, que de travail, mais c’est là, avec les chats au cœur du processus. Je sors comme à l’habitude des briques de bois lisse du carton de mes 10 ans, pour échafauder un plan de bataille, parce qu’il faut remettre sur l’ouvrage, chercher la bonne couleur de bois, la quantité, l’équilibre, le bon sens, je retrouve du bon sens, le bon sens paysan, les pieds dans la terre,