Burn Notice - le pilote

Publié le 01 juillet 2007 par Heather

Diffusée sur : USA Network (Etats-Unis)
Depuis le : 28 juin 2007

Avec qui ?
Jeffrey Donovan (Touching Evil), Gabrielle Anwar (The Tudors), Bruce Campbell, Sharon Gless (The State Within, Queer As Folk, Cagney & Lacey).

Ca parle de quoi ?
Burn Notice est centrée sur un agent secret qui devient intouchable (dans le sens rejeté) après qu'une force inconnue l'aie fait virer de son poste ce qui a signé l'arrêt de sa carrière. Il va alors mettre à profit son entraînement spécial pour aider les gens qui ne peuvent aller voir la police, et pour chercher les responsables de sa situation actuelle. (source : www.serieslive.com)

Avis
Au vu du pitch de départ, je ne savais pas trop à quel genre de série m'attendre, quelque part entre l'espionnage et le côté détective privé. Finalement, la série se révèle assez surprenante dans le ton adopté, sorte de dramédie à prendre au second degré. Certes, sérieuse par instant, mais toujours très détachée, se réappropriant toutes les ficelles du genre sans s'en cacher. En assumant pleinement une ambiance volontairement légère et ensoleillée (Miami version touristique), cela donne en fin de compte une série qui surfe sur l'atmosphère estivale. Les scénaristes ont à l'évidence opté avant tout pour un divertissement de détente, et non une fiction réaliste ou réellement tendue, les scènes d'action tournant généralement à un joyeux récital.

La série ne perd pas de temps en installation de situation inutile. La voix off du héros, alternant entre l'ironie et le sarcasme, nous introduit rapidement dans son monde. Il est en pleine mission périlleuse, devant assurer un transfert de fonds de la part de la CIA à un gangster local en Afrique, lorsqu'il apprend, au moment de faire le virement très attendu, qu'il est grillé et viré par la même occasion. Quelques pirouettes plus tard et un avion attrapé de justesse, il échoue à Miami. C'est semble-t-il la seule ville où sa présence est tolérée. Ses ex-patrons ne le veulent à l'évidence pas mort -pour le moment-, mais il doit faire profil bas et se voit assigner à sa surveillance deux agents du FBI, costume-cravate noir, véritables caricatures ambulantes. Tout est rapidement posé. Mais se pose une question lancinante que Michael est bien décidé à résoudre : qui et pour quelles raisons lui a-t-on apposé une "burn notice" ? Ce sera le fil rouge de la série.

Parallèlement, l'épisode enchaîne avec le deuxième pan du synopsis. Michael étant fauché, puisque son compte bancaire a été gelé par le gouvernement américain, de relations en relations, il se retrouve finalement avec un petit boulot de détective privé, engagé par un employé accusé d'avoir dérobé des oeuvres d'art à son très riche patron. L'enquête est ici aussi assez légère. Les scénaristes ne s'embarrassent pas à chercher à complexifier l'intrigue, tout s'imbrique quasiment immédiatement. Les ficelles sont plus que classiques, l'enjeu est plutôt dans le ton général avec lequel tout ça est mené, puis dans l'organisation du chantage pour que l'employé (et son fils) soit tiré d'affaires. Tout est bien qui finit bien.

Les personnages sont à l'image de l'ambiance de la série, incarnations de stéréotypes assez hauts en couleurs. Une mention particulière doit être adressée à la mère de Michael, hypocondriaque envahissante qui apporte une touche d'autoparodie supplémentaire à la série. En revanche, je suis plus sceptique côté casting : Gabriel Anwar n'était déjà pas trop convaincante dans The Tudorsen Margaret, quant à Jeffrey Donovan, il a quand même quelques limites, heureusement compensées par l'ambiance générale, qui ne se prend pas au sérieux, de l'épisode.

Bilan : Une série qui apparaît résolument estivale, légère et pas trop sérieuse, qui évoque peut-être un peu le style d'anciennes séries, par exemple un côté MacGyver-esque voire Magnum par moment. Sans doute est-elle un peu trop "carte postale touristique" de la Floride, et tous ces plans sur les décolletés -sans doute pour souligner la douceur du climat (sic)- ne sont pas franchement nécessaires. Restent finalement quarante minutes assez rythmées, à suivre au second degré pour se détendre, sans en demander plus. 

A mon avis, si la suite confirme, cela peut être une petite bulle de détente en vacances.

Pour un aperçu, voici la bande-annoncede la série (très régulièrement croisée sur USA Network au cours du moins de juin) :