Journapalm 807

Par Gui10sto
Les doigts sur la ferraille, la pulpe blanche pressée d’en finir dans un instrument aux inclinaisons meurtrières, tu attends le dernier moment, lorsque les trépidations se la jouent allegro dans ta main blanche, vidée de sang et de sens, quand elle n’est plus qu’une feuille zombifiée que le vent d’automne fait trembler. Et là, tu retires la main de la machine pour la lever au-dessus de toi, à la manière d’un trophée remporté de haute lutte, rempli d’un étonnement aux allures d’épiphanie. Et quand le vrombissement de la machine remplit l’espace, tu trembles à peine.