L’Allemagne suivra le “Calendrier” de l’arrêt des réacteurs Nucléaires d’Angela Merkel

Publié le 15 janvier 2022 par Monblgoapple

L’Allemagne va fermer trois centrales nucléaires vendredi alors même que l’Europe est confrontée à la pire crise énergétique de son histoire, conformément au calendrier d’Angela Merkel d’éliminer progressivement l’énergie atomique.

Alors que les prix de l’énergie augmentent déjà et que les tensions sont plus fortes que jamais entre l’Europe et le principal fournisseur de gaz russe, la fermeture des usines de Gundremmingen, Brokdorf et Grohnde pourrait bien resserrer la pression.

Cette décision divisera la capacité nucléaire résiduelle en Allemagne et réduira la production d’énergie de près de 4 gigawatts, soit l’équivalent de la puissance produite par 1 000 éoliennes. Les protestations contre la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011 encouragent l’ancienne chancelière Merkel à mettre les roues en mouvement pour abandonner l’énergie nucléaire il y a un peu plus de dix ans.

L’Allemagne prévoit de réduire complètement l’énergie atomique jusqu’à la fin de 2022, date à laquelle elle fermera ses 3 dernières centrales à Emsland, Neckarwestheim et Essenbach.

Cependant, avec l’escalade des coûts de l’énergie dans toute l’Europe, le calendrier d’achèvement des plans pourrait à peine être pire. Prix ​​du gaz de référence de l’Europe, le TTF néerlandais a atteint 187,78 euros pour chaque mégawattheure en décembre dix fois plus qu’au début de l’année et les coûts de l’électricité grimpent également. 

Le pic a été alimenté par les tensions géopolitiques avec la Russie, qui fournit un tiers du gaz de l’Europe. La Russie a été accusée par les pays occidentaux de restreindre les livraisons de gaz pour faire pression sur l’Europe dans le cadre des tensions liées au conflit ukrainien.

Moscou veut également faire passer le controversé gazoduc Nord Stream 2, prévu pour expédier encore plus de gaz russe vers l’Allemagne.

La fin de l’énergie nucléaire en Allemagne entraînera une augmentation encore plus importante des prix, a déclaré Sebastian Herold, professeur de politique énergétique à l’Université des sciences appliquées de Darmstadt.

“A long terme, l’espoir est qu’une augmentation des énergies renouvelables équilibrera les choses, mais ce ne sera pas le cas à court terme”, a-t-il déclaré à l’AFP.