La Princesse du Nebraska

Par Ffred

L'histoire

Sasha est originaire de Pékin. Elle suit sa première année d'université aux États-Unis, à Omaha dans le Nebraska. Suite à des vacances passées en Chine, elle se découvre enceinte de 4 mois et décide de partir à San Francisco pour interrompre sa grossesse. Sans nouvelles
du père de son enfant, Yang, un jeune artiste chinois, Sasha retrouve à San Francisco Boshen, l'ex-amant de Yang de retour aux États-Unis, qui essaie de la convaincre de garder l'enfant.

Mon avis

Wayne Wang metteur en scène hongkongais nous avait déjà concocté un fameux diptyque encensé par la critique et les spectateurs Smoke/Brooklyn Boogie sortis à un an d'intervalle. Aujourd'hui deux films sortent en même temps. Ils n'ont rien à voir à part le fait d'avoir chacun une héroïne chinoise, déracinée et vivant aux USA de nos jours. Le premier de ces deux films que j'ai vu est La princesse du Nebraska, mais on peut les voir dans l'autre ordre sans problème. Après un début assez mou, en tout cas qui ne suscite pas un grand d'intérêt d'entrée. Le personnage principal n'est pas franchement attachant à la limite d'être horripilante. Et puis petit à petit sans qu'on s'en aperçoive, on commence à y prendre plaisir, à vouloir savoir ce qui va lui arriver, à s'attacher et à l'aimer donc. Au travers d'autres personnages on apprend comment elle en est arrivé là et quelles sont ses motivations. Pour cela Wang nous offre une mise en scène assez rapide, directe, saccadée (limite nausée souvent), rythmée, bien dans le style de ce que vit la jeune fille : à 100 à l'heure dans une vie qu'elle à envie de mordre à pleine dent. La photo n'est pas très belle, le montage syncopé, à la limite du documentaire amateur. Au final on assiste à un joli portrait de femme au seuil de sa vie, avec déjà un parcours chaotique derrière elle, déjà plein d'histoires, plein de regrets, mais aussi plein d'espoirs et une furieuse envie d'aller de l'avant.


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