United Cup : L'Italie va défier les États-Unis en finale

Publié le 07 janvier 2023 par Francky

L'italienne Lucia Bronzetti a offert la victoire à son pays contre la Grèce.


Disputées à Sydney ce matin, les demi-finales de la première édition de la United Cup ont rendu leur verdict avec les victoires de l'Italie face à la Grèce et des États-Unis contre la Pologne. Si les américains étaient logiquement attendus à ce stade de la compétition grâce à leur armada offensive emmenée par Jessica Pegula, Madison Keys, Taylor Fritz et Frances Tiafoe, il n'en est pas de même des italiens qui ont su faire preuve d'une bravoure et d'une cohésion remarquable venues récompenser leurs efforts.
États-Unis b. Pologne 5-0 :Sans pitié de bout en bout, les américains ont largement dominé une équipe de Pologne qui a payé très cher son irrégularité. Comme souvent, Taylor Fritz et Frances Tiafoe ont été très appliqués dans les simples messieurs malgré la présence côté polonais du dixième joueur mondial, Hubert Hurkacz, qui n'a rien pu faire pour enrayer la mécanique bien huilé de ses adversaires et de Fritz en particulier, très régulier au service. Dès le premier jour des demi-finales, les américains ont frappé un très grand coup grâce à leur meilleure joueuse, Jessica Pegula, qui s'est faite un plaisir d'étriller en deux petits sets (6/2 6/2) la patronne du tennis féminin, Iga Swiatek, totalement méconnaissable et débordée de toute part alors qu'elle avait réalisé jusque là un sans faute dans la compétition. En larmes après sa défaite, la numéro une mondiale allait prendre tout le monde de court le lendemain en annonçant son forfait au tournoi d'Adélaïde en raison d'une blessure à l'épaule. Avant cela, la longue litanie de la Pologne s'était poursuivie, Taylor Fritz offrant à la bannière étoilée le point de la qualification pour la finale. Au coup de force de Pegula la veille, allait suivre une nouvelle victoire de Madison Keys, toujours sur son rythme de métronome, tandis le double mixte ne permettait pas aux polonais de sauver l'honneur devant l'impact de la paire composée de Fritz et de Pegula, toujours aussi redoutable. Et dire que Pegula aura attendu presque quatre ans avant de battre de nouveau Iga Swiatek qui l'avait à chaque fois dominée dans leurs précédentes confrontations, notamment en Grand Chelem. Même si la meilleure joueuse du monde était loin de son meilleur niveau, l'actuelle troisième joueuse mondiale a sans doute envoyé un message fort à moins de dix jours du début de l'Open d'Australie.
Italie b. Grèce 4-1 :La Grèce est confrontée à un problème qui ne date pas d'hier : c'est une nation dont le tennis ne possède aucune profondeur. Autrement dit, il y a Maria Sakkari et Stefanos Tsitsipas puis derrière, le désert. C'est sans aucun doute ce manque de profondeur du banc qui leur coûte grandement la victoire, même si la série avait commencé par un monstrueux coup de tonnerre : la victoire de Martina Trevisan contre Maria Sakkari. Les italiens n'étaient pas dupes, ils savaient qu'ils devaient aller chercher un gros succès pour augmenter leurs chances de qualification. Avec la hargne et le tempérament de guerrière qu'on lui connait, Martina Trevisan, vingt-neuf ans, demi-finaliste à Roland Garros l'année dernière et revenue de l'anorexie sans avoir joué le moindre match entre 2009 et 2014, est allée chercher cet exploit qui a permis aux transalpins de se mettre en position idéale avant que Lorenzo Musetti ne peaufine le travail pour accentuer l'avance des siens. L'on eut droit alors à un choc de toute beauté entre Matteo Berrettini et Stefanos Tsitsipas, ce dernier redonnant espoir à tout un pays après un dur combat conclu 6/4 au dernier set. Souvent poussé dans ses retranchements, le grec haussait à chaque fois son niveau de jeu, se refusant obstinément à perdre. C'est à l'issue de ce duel acharné que la Grèce s'est retrouvée dans l'impasse avec ce curieux choix de préférer Valentini Grammatikopoulou à Despina Papamichail pour jouer le second simple féminin, alors que la première n'avait pas encore disputé un seul match de la compétition contrairement à la deuxième. Un choix qui ne s'est forcément pas avéré payant, l'italienne Lucia Bronzetti, réputée pour être le maillon faible de son équipe, en profitant pour ouvrir de la plus belle des manières son compteur de victoires, ne laissant aucune chance à son adversaire, battue 6/2 6/3.
Quelles sont désormais les chances de l'Italie en finale face au cuirassé américain ? Elles sont assez minces mais, elles existent. On savoure déjà à l'avance les joutes que vont se livrer Fritz et Tiafoe contre Berrettini et Musetti dans des simples messieurs qui s'annoncent sans nul soute déterminants à plus d'un titre, tandis que du côté des dames, il devrait être compliqué pour Lucia Bronzetti et Martina Trevisan de mettre à mal le rythme d'enfer imposé par Jessica Pegula et Madison Keys, à moins que Trevisan nous refasse le même coup que face à Sakkari, ce dont elle serait bien capable...