Harry Dickson, tome 1 : Mystères de Jean Ray

Par Emeralda @emeralda26000

 

Le pitch : 

Londres, prison de Hammersmith. Baltimore Harmon, un condamné à mort, est exécuté à l'aide d'un étrange prototype de chaise électrique. Le tout sous le discret regard de la romancière Delphina Cruyshank, qui observe la scène au télescope depuis une luxueuse tour, accessible à elle seule. Le premier va s'échapper à la suite de son exécution. Alors que la seconde va disparaître de ses appartements... Entre mystère, chambre close et surnaturel, la journée d'Harry Dickson s'annonce compliquée...


Ce que j’en pense : 

Harry Dickson est le Sherlock Holmes américain. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est affirmé sur chacun des fascicules des premières publications (178 en tout) de l’œuvre de Jean Ray qui lui-même avait repris le personnage. 

De fait, Harry Dickson possède un physique qui n’est pas sans rappeler son homologue détective, mais je le trouve peut-être plus athlétique. Changement d’époque aussi qui explique cette impression certainement car nous sommes dans les années trente. Il y a aussi ses déductions, ses méthodes… Notons encore qu’il vit au 111 B Backer Street… On est très proche du 221 B Backer Street. Et puis, il y a une gouvernante, un inspecteur de Scotland Yard, le jeune Tom Wills, son acolyte.

Bref, on a tout pour les fans du genre.

Cette nouvelle adaptation en bande dessinée assez classique n’est pas à dénigrer. 

Je n’ai pas noté de révolution dans le traitement du sujet. 

Les graphismes me font penser à « Black et Mortimer ». Les couleurs sont toujours celles d’espaces sombres, mystérieux, peu accueillants… Bref assez stéréotypés, mais qui collent à l’ambiance du récit. 

L’intrigue est rétro, surprenante car certains rebondissements sont assez peu crédibles, mais qu’importe, on se laisse entrainer car l’ensemble est de bonne facture et assez fidèle à l’univers de Dickson. 

Mystéras n’est pas le Fantomas de mon enfance, mais il y a ce kitch que l’on aime retrouver. 

A voir pour la suite car nous n’en sommes qu’au premier volet.