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Vendée Globe Challenge: à l’Hôtel Champs Elysées Plaza, on aime

Publié le 11 novembre 2008 par Topika

Nous aimons particulièrement les défis et les sports nautiques. En outre, la famille de Dominique Ruchaud, notre directeur, est impliquée depuis le début, à des degrés divers, dans le Vendée Globe Challenge. Nous vous donnerons régulièrement quelques informations sur cette course magnifique.

Extraits du lundi 10 novembre 2008 - Vendeeglobe.org

La pointe Nord-Ouest de la péninsule ibérique a, à juste titre mauvaise réputation. Ouvert sur l’Atlantique, cette côte déchiquetée offre peu d’abris alors que les conditions climatiques varient très rapidement. Passage obligé pour tous les navires voulant rallier la Méditerranée, les îles atlantiques, les Antilles ou l’Amérique du Sud, le cap Finisterre est une véritable borne entre deux régimes climatiques mais aussi entre deux systèmes maritimes.

En effet, d’un côté l’anticyclone des Açores s’y prolonge plus au moins puissamment en période estivale alors qu’en hiver, c’est l’anticyclone eurasien continental qui s’y installe mais en laissant la porte ouverte aux dépressions atlantiques venues de Terre Neuve. C’est ainsi que les périodes de changements de saison (équinoxe de printemps et d’automne) sont souvent le lieu de changement de temps rapide et de coups de vent violent car cette côte escarpée joue le rôle d’un butoir continental contre les flux atlantiques. De plus le relief sous-marin associé à des courants généraux et de marée provoque une levée de la mer parfois dangereuse car le plateau continental est peu développé. Il n’est pas rare de constater une mer très chaotique et un renforcement du vent de 2 à 3 Beaufort, voire plus alors que le golfe de Gascogne ou l’océan Atlantique sont plutôt calmes.

Un rempart climatique
La péninsule ibérique forme un véritable mur entre l’Océan Atlantique et la Méditerranée avec dans son Nord, la chaîne des Pyrénées se prolongeant par les contreforts des monts cantabriques, asturiens et galiciens. Cette masse élevée, bordée de falaises, est une barrière entre le régime maritime et le régime continental, mais aussi entre la zone des hautes pressions subtropicales et les basses pressions des régions tempérées. Cela influe grandement sur le climat de la côte cantabrique de type tempéré avec une pluviosité importante. La pression atmosphérique moyenne est pourtant élevée (valeur moyenne comprise entre 1016 et 1020 hPa), plus particulièrement en hiver lorsque l’anticyclone eurasien s’installe. Il en résulte une forte variation des conditions météorologiques.
En hiver, les dépressions atlantiques touchent de plein fouet la côte ibérique et les vents sont principalement orientés du Sud-Ouest au Nord-Ouest. En général, la brise s’installe d’abord au Sud pour une journée avec des pluies abondantes et un plafond bas, avant de sauter au Sud-Ouest où le vent peut s’installer pour plusieurs jours. Il passe progressivement à l’Ouest puis bascule au Nord-Ouest au passage du front froid avec des grains violents et des températures plutôt fraîches. Si le vent ne mollit que quelques heures sans tourner au Nord, puis au Nord-Est, c’est qu’il va retourner au Sud-Ouest en se renforcant : une autre dépression ou un front froid associé se profile à l’horizon. Ce type de temps peut durer de longues semaines avec de rares intermèdes, ce qui peut bloquer le navigateur réfugié à La Corogne. Lorsque l’anticyclone eurasien s’installe, les vents sont plutôt légers, souvent orientés au Sud-Ouest et bien que le temps soit clair, les brumes sont fréquentes sur les côtes. Les cartes synoptiques jointes résument les cas de figure les plus courament rencontrés sur la pointe ibérique.

Prendre de l’Ouest
En fait, le plateau continental délimité par la sonde des 200 mètres, est peu développé puisqu’il intéresse une bande d’une vingtaine de milles et les fonds tombent rapidement à 3000 mètres à moins de 40 milles du cap Finisterre. En revanche, entre ces deux reliefs, la pente sous-marine est moins prononcée et plusieurs bancs contribuent à former une mer très souvent chaotique même par temps calme. Le cap Finisterre est le passage obligé des navires venant d’Afrique ou de Méditerranée pour rallier la Manche (ou l’inverse) et le rail montant n’est qu’à 10 milles de la côte alors que le rail descendant en est à 20 milles. Le trafic est particulièrement intense et il ne faut pas oublier que les bateaux de pêche sont relativement nombreux au large de La Corogne et au Sud du cap Finisterre. Méfiance aussi quant aux orages très violents qui se créent près des rivages ou de la brume qui cachent la terre par grand beau temps.

Crédit texte: Dominic Bourgeois

Crédit photo: Jean Marie Liot


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