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Comment lutter contre la morosité au quotidien ?

Par Jean-Louis Renault
La tristesse semble envahir la société toute entière
Un article des 4 temps du management www.4tempsdumanagement.com
Nous sommes une société qui s'attriste. Chacun peut le reconnaitre dans sa propre intériorité comme dans le regard de ses concitoyens.
La tristesse dont nous voulons parler n'est pas celle que nous pouvons ressentir devant la perte d'un être cher.  Il s'agit de cette tristesse collective qui traverse notre société toute entière et que la seule grisaille météorologique ne pourrait à elle seule expliquer. Celle-ci se traduit concrètement par une consommation d'anti-anxiolytiques et d'hypnotiques deux fois supérieurs aux autres pays européens, comme le montre le rapport de l'office parlementaire des politiques de santé présenté en juin 2006.

Cette tristesse sociale s'exprime à travers des signes multiples subjectivement sensibles et objectivement repérables :
- Nous mettons de plus en plus d'énergie et de temps à accomplir notre travail et nos efforts sont rarement récompensés. Nous avons davantage l'impression de défendre " péniblement " nos positions plutôt que de progresser ; quand la satisfaction ne se limite pas simplement à ne pas régresser. La consultation à ce propos du dernier rapport de l'Institut de veille sanitaire (2008) est édifiant concernant le développement du mal-être dans certaines professions (p 42).
- Nous constatons à l'évidence que le niveau de vie de nos concitoyens régresse. Cela est confirmé non seulement par la publication d'indicateurs économiques plus ou moins " cosmétisés " mais par l'observation de personnes proches confrontées à des situations économiques ou sociales difficiles. Bref, la crise économique n'est pas une donnée abstraite mais à un impact bien réel dans la vie émotionnelle de chacun. La aussi, les indicateurs publiés par l'Observatoire Nationale de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale : montrent que cette perception correspond bien à une réalité sociale qui se dégrade.
La question qui se pose est la suivante : comment ne pas se laisser contaminer par cette " tristesse collective ambiante " qui sape nos énergies individuelles ?
Quelles sont les origines de cette tristesse sociale ?
Les origines de cette tristesse sociale sont évidemment multiples. Nous posons l'hypothèse que la double crise économique et culturelle que nous traversons, contribuent à désenchanter le monde en détruisant les idéaux qui nous ont soutenus jusqu'à présent.
Sur le plan économique, nous ne pouvons également que constater l'asymétrie des efforts que nous faisons par rapport aux résultats obtenus. Le slogan " Travailler plus pour gagner plus " est resté lettre morte. La fin programmée de la loi TEPA est là aussi pour le confirmer. Cette production d'efforts permanents sans la récompense espérée, qui rappelle étrangement le mythe de Sisyphe, engendre un déficit à plusieurs niveaux :
1°) Déficit narcissique : l'estime de soi dépend autant de la reconnaissance que les autres nous accordent que de la valeur que nous attribuons à une action. Cette estime de soi peut-être mise en cause si nous sommes confrontés sur la durée à une disproportion entre les efforts que nous fournissons et les résultats que nous obtenons. Ce déséquilibre peut conduire à douter de notre propre puissance et contribuer peu à peu à construire une image plus ou moins négative de soi-même. C'est alors la spirale dépressive qui peut s'emparer de soi. En réalité dans cette dynamique, nous sommes en situation d'échec chronique. Nous programmons des activités censées nous rapprocher de nos buts mais, dans les faits, nous nous en éloignons.
2°) Déficit d'espérance : tout être humain a besoin de se projeter de façon positive dans l'avenir. Cette fonction vitale est assurée par l'Idéal du Moi. C'est grâce à lui que nous pouvons nous mettre en tension et supporter certaines frustrations. Cependant l'Idéal du Moi s'affaiblit quand chaque jour, nous faisons le constat que nous régressons par rapport à ce que nous avions et que nos espérances se transforment en déception.
Ce malaise se traduit de différentes façons. Il n'est certainement pas sans lien avec la montée lancinante du thème de la souffrance au travail dans les organisations. Cette tristesse pour Ehrenberg se traduit par une fatigue bien particulière qu'il appelle " la fatigue d'être soi ". On peut poser l'hypothèse quelle est en relation avec la rupture des idéaux qui sous tendaient notre imaginaire collectif. Le début du XX° siècle avait commencé avec la promesse d'un monde meilleur. Cette promesse s'était concrétisée jusqu'en dans les années 1990 et brusquement tout ce à quoi les membres de la société espéraient semble s'écrouler. Nous entrons comme le souligne Gilles Lipovetsky dans " la société de la déception ". Chacun se trouve confronté à un Moi qui ne peut plus s'appuyer sur les ressources " fantasmatiques " de l'Idéal du Moi collectif. Ainsi, livré à lui-même, il ne dispose plus d'énergie suffisante pour entrer en " utopie ".
Ceci se traduit concrètement par l'absence d'idéologies humainement structurantes. Le libre marché n'a pas non plus tenu ses promesses d'une société meilleure. Il a au contraire exacerbé les intérêts d'actionnaires " invisibles " et accru les inégalités entre le Capital et le Travail.
Les sociétés se retrouvent alors sans projet. C'est " l'ère du vide " et les hommes n'ont plus de rêves. Un proverbe africain déjà évoqué illustre cette situation : " Quand un homme ne rêve plus il meurt ".
3. Selon Lipovetsky, la conception libérale de l'existence serait à l'origine de notre malaise individuel et collectif
Beaucoup considèrent cette tristesse comme l'expression d'un sentiment personnel, et adoptent une position auto-accusatrice en se considérant à l'origine de ce sentiment. Le philosophe Gilles Lipovetsky, nous invite au contraire à considérer que notre subjectivité personnelle est " encastrée " dans une dynamique collective globale. Il nous propose une grille de lecture intéressante pour comprendre que notre manière de concevoir nos vies est largement surdéterminée par notre vision libérale du marché. Au début du XX°, cette conception libérale s'annonçait prometteuse de progrès pour l'homme, mais elle produit aujourd'hui une " réelle désillusion " en engendrant angoisse et incertitude pour les individus et les collectifs.
" (…) Tout indique que l’âge moderne a contribué à précipiter les désillusions des classes moyennes et à accroitre le nombre de mécontents aigris par une réalité incapable de concorder avec les idéaux démocratiques. Alors que les sociétés de tradition encadrant strictement les désirs et les aspirations ont réussi à limiter l’ampleur de la déception, les sociétés hyper-modernes apparaissent comme des sociétés de l’inflation déceptive. Quand le bonheur est promis à tous et les plaisirs exaltés à tous les coins de rue, le vécu quotidien est à rude épreuve. (…) Aux techniques régulées communautairement par le monde de la religion ont succédées les médications diversifiées et dérégulées de l’univers individualiste en libre-service ".
4. Pour Ehrenberg : La revendication à l'autonomie entraîne la disparition des solidarités
Pour le sociologue Ehrenberg, il faut sortir de la " déploration " en relativisant ce que nous ressentons. La méthode qu'il propose passe par la compréhension des évolutions de notre société à travers l' histoire et par la comparaison à d'autres cultures. Depuis la révolution française nous n'avons jamais cessé de revendiquer l'autonomie des personnes. Il ne faudrait pas selon l'auteur attribuer la montée de l'individualisme au seul libéralisme. C'est une aspiration sociale qui a émergé dès la renaissance, bien avant l'apparition de ce que certains auteurs appellent la " modernité néolibérale ". Cette dramatisation du " mal " qui s'exprime aujourd'hui à travers un langage qui emprunte de plus en plus à la psychopathologie ne serait que l'expression de notre peur à agir de façon autonome, alors même que nous le revendiquons. La société américaine assumerait toujours selon lui beaucoup mieux cette revendication à l'autonomie inséparable de la notion de compétition.
Ce malaise dans la société ne serait donc pas dû à la mondialisation libérale mais davantage à la difficulté à assumer réellement notre individuation (la capacité à être soi), qui est indissociable d'une certaine " déliaison sociale ". Tandis que les américains appréhendent " l'individualisme comme équité et choix ", paradoxalement nous la vivons comme l'abandon de l'individu aux forces du marché. L'adversaire ne saurait donc se réduire aux formes modernes du capitalisme. Il importe de clarifier les sources des souffrances psychiques. " Il faut une élaboration sociologique " pour avoir une idée plus claire de ce qui se joue. Contrairement à la doxa populaire, nous n'entrions pas dans un déclin mais dans " un nouvel arrangement institutionnel républicain ". Nous sommes dans un discours passionnel de dénonciation de disparition des solidarités alors que celles-ci ne font que se renouveler. Même si Alain Ehrenberg n'est pas totalement convaincant, il est intéressant de prendre conscience que nous sommes dans une vision franco-française du malaise que traverse notre société. Cette perception est d'ailleurs confirmée par tous les étrangers qui découvrent avec étonnement et scepticisme ce que certains pourraient qualifier de " jérémiades à la française ".
5. Pour JC Liaudet, le néolibéralisme conduit à une " impasse narcissique "
Nous sommes dans une époque dite moderne. Celle-ci se caractérise par le fait que le sujet a le pouvoir de devenir autonome. Autrefois, il était façonné par la religion, puis un peu plus tard par l'Etat ; aujourd'hui, en s'affranchissant de toute autorité (en particulier paternel), il se croit tout puissant et prétend se fonder lui-même en se pensant libre de toute contrainte. Mais l'Individu hypermoderne (Aubert, 2004) est loin d'être libre car son Idéal du moi a en réalité totalement épousé (à son insu) les lois du marché. Il se croit à l'origine de ses désirs alors qu'il est en réalité totalement manipulé par les idéaux libéraux qui prônant un individualisme acharné conduit à une indifférence de l'autre. L'Idéal du Moi, cette instance inconsciente " où s'inscrivent la voix de l'identification aux parents aimés " est désormais sous le joug de l'imaginaire néo-libérale. Il pense la réalisation de soi à travers la satisfaction de tous ses besoins. La sublimation n'est plus nécessaire. Il faut jouir de tout, tout de suite. Pour JC Liaudet cette perspective conduit à une nouvelle forme d'aliénation : la névrose néo-libérale qui prétend proposer aux individus d'atteindre le bonheur s'ils parviennent à satisfaire tous leur désirs.
L'idéologie néo-libérale nous promet donc le bonheur si nous parvenons à tout posséder. Alors pour avoir " Tout ", nous menons une quête acharnée qui ne s'achève jamais, puisque le " Tout ", c'est l'impossible. Selon cette nouvelle religion où le marché a remplacé les anciennes idoles, pour connaître la joie, il ne faudrait donc renoncer à rien. L'idéologie néolibérale nous place dans une quête de toute puissance que nous n'atteindrons jamais puisque la vie de l'Homme est finie et limitée. Pour " avoir plus " et être le plus fort, nous entrons alors dans une concurrence acharnée, sans nous rendre compte que cela repose en partie sur " l'anéantissement d'autrui ". Dans cet univers, nos relations ne sont plus guidés par le respect de l'Autre, mais par le désir sauvage de l'enfant pré-oedipien. Cela se vérifie aisément dans la file d'attente d'une cafétéria...A cette défaillance des idéaux se superpose l'effondrement du Surmoi collectif. Freud dans Totem et Tabou a bien décrit la fonction du Surmoi. Il permet pour une communauté de se donner une Loi. Or la Loi, c'est ce qui protège de la violence primitive et permet la sublimation.
Mais quand un travailleur occidental " se trouve en concurrence avec un ouvrier chinois et qu'aucune loi ne vient réguler ce face à face ", on peut parler, au niveau collectif, d'un déficit du Surmoi. Quand un trader sous l'incitation de sa hiérarchie, une entreprise (Enron) ou un pays (La Grèce) avec la complicité des institutions de certification en viennent, à falsifier leurs comptes pour cacher leurs pertes provenant de pratiques spéculatives, les référents imaginaires et symboliques qui structuraient les relations entre les membres d'une société se disloquent. L'Homme, dont les pulsions archaïques ne sont plus contenues devient " un loup pour l'Homme " (Hobbes). Dans cette situation, l'individu régresse à un stade pré-oedipien où règne " une Mère toute puissante " qui renvoie à l'univers oral de la consommation quand ce n'est pas dans la rivalité oedipienne  où chacun devient un concurrent qu'il faut dépasser, voire supprimer pour exister (qui témoignerait d'une fixation au stade sadique anal).
Transposer dans le domaine de l'économie politique, " le refus des lois déclare JC Liaudet s'appelle déréglementation " et " mondialisation ". C'est ce modèle néolibérale exalté par le FMI depuis 25 ans que nous avons intériorisé dans nos consciences qui fait qu'Avoir c'est Etre. Et comme nous ne pouvons pas tout posséder et que nous sommes incapables de l'accepter, l'insatisfaction permanente devient notre lot. Dans ce modèle, se réaliser c'est posséder, consommer autrui pour ne pas ressentir le Manque. . Cela devrait nous conduire au bonheur mais cela nous emmène au vide, à l'absence de sens car la jouissance de l'Avoir ne peut remplacer la joie d''Etre. Pour JC Liaudet, il est possible de se dégager de cette aliénation en prenant conscience de la manière dont nous nous " identifions au surmoi collectif (inconscient) de la névrose libérale ", que nous avons intériorisé en nous.
Pour Gregory Bateson, les sociétés modernes produisent des injonctions paradoxales qui peuvent rendre fou
Nous associons deux auteurs qui furent presque contemporains mais qui ne sont guère fréquentés. Pourtant leur conception de la souffrance humaine est très complémentaire. L'anthropologue Gregory Bateson est l'auteur du concept de " doubles contraintes ", traduit souvent par le terme " d'injonctions paradoxales ". Ces travaux ont surtout été repris par Paul Watzlavick dans le cadre d'une nouvelle approche thérapeutique " la thérapie systémique ". Gregory Bateson avec sa femme Margaret Mead ont passé de longues années à observer la vie des tribus indigènes notamment en Nouvelle Guinée et à Bali. Ces études les ont amenés à analyser les effets de la culture sur le développement du caractère individuel. Cette analyse interactionnelle des comportements humains leur a permis de fonder une nouvelle grille de lecture de l’équilibre social des communautés. Ils ont notamment mis en évidence que les relations entre les membres d'un même groupe se caractérisent parfois par des interactions paradoxales que Watzlawick a appelé plus tard des " injonctions paradoxales ". Les injonctions paradoxales se caractérisent par l'énoncé de contraintes contradictoires qui peuvent placé le sujet dans l'impossible. Placé entre deux obligations qui se contrarie, le sujet se trouve alors en inhibition d'action (H. Laborit). Gregory Bateson l'exprime ainsi : " vous êtes damné si vous le faites, et vous êtes damné si vous ne le faites pas ". Une retranscription proposé est : Si tu ne fais pas A, tu ne (survivras pas, ne seras pas en sécurité, n'auras pas de plaisir, etc.) Mais si tu fais A, tu ne (survivras pas, ne seras pas en sécurité, n'auras pas de plaisir, etc.) ". Le site Bibliothèque Psy fondé par Bernard Robinet donne aussi une excellent définition de cette situation paradoxale : " On nomme double contrainte (double-bind) une paire d’injonctions paradoxales consistant en une paire d’ordres explicites ou implicites intimés à quelqu’un qui ne peut en satisfaire un sans violer l’autre. To bind (bound) signifie " coller ", " accrocher " à deux ordres impossibles à exécuter avec un troisième ordre qui interdit la désobéissance et tout commentaire sur l’absurdité de cette situation d’ordre et de contre-ordre dans l’unité de temps et de lieu. Sans cette troisième contrainte, ce ne serait qu’un simple dilemme, avec une indécidabilité plus-ou-moins grande suivant l’intensité des attracteurs.
La double contrainte existe seulement dans une relation d’autorité qui ordonne un choix impossible et qui interdit tout commentaire sur l’absurdité de la situation. Dans une situation d’indécidabilité, le dilemme est une nécessité de choisir (Comme dans le Cid de Corneille où les aléas de la vie place le héros face à un choix difficile), tandis que l’injonction paradoxale est une obligation (un ordre) de choisir ". Cette pathologie de la communication " sournoise " n'est pas réservée à des tribus lointaines ou des individus en souffrance, elle concerne la société toute entière quand on tente de nous contraindre à penser :
- " qu'il faut travailler plus longtemps alors que le taux d'emplois des seniors est un des plus faibles d'Europe"
- " qu'il est préférable d'acheter " moins cher " des produits importés dans des pays à bas coût de main d'oeuvre alors que simultanément ce choix contribue à détruire nos emplois indsutriels. "
- " que les capitaux peuvent circuler librement sur la planète entière alors que les contrôles sur les personnes ne font qu'augmenter. "
- " qu'il faut faire preuve d'éthique alors que de nombreux investisseurs institutionnels et privés tirent la majorité de leurs profits de spéculations effrénées. " A la lumière des théories de Gregory Bateson, on comprend que cette inflation de paradoxes ne peut être sans conséquences sur le psychisme des individus.


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