Magazine Carrieres
De l'unité potentielle des hausses de prix par Alexandre Adjiman
Publié le 24 septembre 2010 par Jean-Louis Renault
En effectuant un parallèle entre différentes informations tirées de
l’actualité, on arrive parfois à des déductions amusantes et instructives. En
voici un exemple
Comme chaque été, nous avons eu droit à certaines hausses de prix de services publics ou semi publics pendant l’été : électricité, gaz, timbres, transports, tabac, … je ne les connais pas toutes, mais l’objet de ces lignes n’est de toute façon pas d’en faire un inventaire exhaustif.
On nous explique généralement ces hausses de prix par la nécessité de réaliser de nouveaux investissements, de procéder à des rénovations, ou à des adaptations commerciales et stratégiques.
J’ouvre une parenthèse :
Il s’agit là de motifs tout à fait classiques et bien connus des entreprises du secteur privé, sauf que ces dernières sont bien souvent dans l’obligation de procéder à ces investissements ou adaptations techniques et commerciales, sans avoir pour autant la possibilité de répercuter sur le prix de leurs services le coût de ces actions. Pire : la concurrence les oblige parfois à réaliser les dits investissements… tout en baissant leurs prix !
Je ferme la parenthèse.
Il se trouve que de façon fortuite et intéressante, les radios et télévisions ont fait état, dans la même période, d’une augmentation des tarifs d’assurances automobiles. Motif : outre les intempéries de l’hiver (grêle, inondations, tempêtes,…) la baisse du prix de l’essence a entraîné une augmentation de la circulation automobile, qui a entraîné ipso facto une hausse du nombre d’accidents….
J’en ai logiquement déduit que la hausse du prix de l’essence avait certainement ralenti, en son temps, l’usage de l’automobile.
Mais il semblerait que le comportement du consommateur qui ajuste l’utilisation de sa voiture en fonction du prix de l’essence, ne soit pas reproductible dans tous les domaines. Ainsi les décisions d’augmenter le prix de l’électricité, des timbres, ou d’autres tarifs au motif de faire des investissements (ou d’autres utilisations du surplus d’argent ainsi récupéré), sont-elles fondées sur le maintien de leur consommation par les usagers. Sinon, pfff ! la hausse des prix n’aura servi à rien.
Pourtant ce qui serait formidable, c’est que face à une hausse du prix de l’électricité de 3,4% (celle de cet été) tous les consommateurs d’électricité se fixent pour objectif de diminuer leur consommation annuelle d’électricité également de…. 3,4%.
Réfléchissez : en quoi consisterait une baisse de votre consommation électrique annuelle de 3,4% ? Quel effort cela représente-t-il pour chacun d’entre-nous ? Probablement peu de chose. Par exemple éteindre systématiquement l’écran de son ordinateur chaque fois qu’on le quitte, ou débrancher les petits transformateurs de tous nos appareils mobiles qui ne sont pas en charge, éteindre la lumière des pièces où l’on n’est pas, ou peut--être simplement regarder la télé 15 minutes de moins chaque jour ?
Bref, que des petites choses, avec parfois des bénéfices inattendus et bien sympathiques : dans le cas de l’électricité par exemple une influence directe sur la production de gaz à effet de serre par sa diminution. Dans le cas des timbres, envoyer moins de courrier c’est diminuer les transports par route ou avion, et aujourd’hui c’est très facile. Pour le tabac, inutile de vous faire un dessin.
Ainsi les hausses de prix ont-t-elles parfois des côtés intéressants, en nous donnant un bon coup de pied au derrière ! Il suffit de savoir les regarder convenablement, comme nous le faisons en tant qu’automobilistes à propos du prix de l’essence. La motivation pour agir viendra de la connaissance du niveau de l’effort à accomplir pour annuler le coût de la hausse dans notre porte-monnaie….
OK, mais alors, me direz-vous « comment ERDF, la Poste, et les autres vont-ils pouvoir faire leurs investissements et autres opérations indispensables, si la hausse de leurs tarifs ne leur rapporte pas l’argent escompté ? »
Et bien il me semble que ERDF, La Poste et les autres pourraient faire comme toutes les entreprises : trouver d’autres solutions, innover dans l’esprit et le but de ne pas compter sur le consommateur, et tout le monde ne s’en porterait que mieux.
Mais bon, soyons réalistes, profiter des hausses de tarifs pour mieux manager nos dépenses et modifier notre comportement, ce n’est pas mal non plus, car finalement compter sur nous-même, c’est sans doute plus sûr…
Alexandre Adjiman
Créateur de la première cabine photo
éco-conçue
www.ecoportrait.com
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Comme chaque été, nous avons eu droit à certaines hausses de prix de services publics ou semi publics pendant l’été : électricité, gaz, timbres, transports, tabac, … je ne les connais pas toutes, mais l’objet de ces lignes n’est de toute façon pas d’en faire un inventaire exhaustif.
On nous explique généralement ces hausses de prix par la nécessité de réaliser de nouveaux investissements, de procéder à des rénovations, ou à des adaptations commerciales et stratégiques.
J’ouvre une parenthèse :
Il s’agit là de motifs tout à fait classiques et bien connus des entreprises du secteur privé, sauf que ces dernières sont bien souvent dans l’obligation de procéder à ces investissements ou adaptations techniques et commerciales, sans avoir pour autant la possibilité de répercuter sur le prix de leurs services le coût de ces actions. Pire : la concurrence les oblige parfois à réaliser les dits investissements… tout en baissant leurs prix !
Je ferme la parenthèse.
Il se trouve que de façon fortuite et intéressante, les radios et télévisions ont fait état, dans la même période, d’une augmentation des tarifs d’assurances automobiles. Motif : outre les intempéries de l’hiver (grêle, inondations, tempêtes,…) la baisse du prix de l’essence a entraîné une augmentation de la circulation automobile, qui a entraîné ipso facto une hausse du nombre d’accidents….
J’en ai logiquement déduit que la hausse du prix de l’essence avait certainement ralenti, en son temps, l’usage de l’automobile.
Mais il semblerait que le comportement du consommateur qui ajuste l’utilisation de sa voiture en fonction du prix de l’essence, ne soit pas reproductible dans tous les domaines. Ainsi les décisions d’augmenter le prix de l’électricité, des timbres, ou d’autres tarifs au motif de faire des investissements (ou d’autres utilisations du surplus d’argent ainsi récupéré), sont-elles fondées sur le maintien de leur consommation par les usagers. Sinon, pfff ! la hausse des prix n’aura servi à rien.
Pourtant ce qui serait formidable, c’est que face à une hausse du prix de l’électricité de 3,4% (celle de cet été) tous les consommateurs d’électricité se fixent pour objectif de diminuer leur consommation annuelle d’électricité également de…. 3,4%.
Réfléchissez : en quoi consisterait une baisse de votre consommation électrique annuelle de 3,4% ? Quel effort cela représente-t-il pour chacun d’entre-nous ? Probablement peu de chose. Par exemple éteindre systématiquement l’écran de son ordinateur chaque fois qu’on le quitte, ou débrancher les petits transformateurs de tous nos appareils mobiles qui ne sont pas en charge, éteindre la lumière des pièces où l’on n’est pas, ou peut--être simplement regarder la télé 15 minutes de moins chaque jour ?
Bref, que des petites choses, avec parfois des bénéfices inattendus et bien sympathiques : dans le cas de l’électricité par exemple une influence directe sur la production de gaz à effet de serre par sa diminution. Dans le cas des timbres, envoyer moins de courrier c’est diminuer les transports par route ou avion, et aujourd’hui c’est très facile. Pour le tabac, inutile de vous faire un dessin.
Ainsi les hausses de prix ont-t-elles parfois des côtés intéressants, en nous donnant un bon coup de pied au derrière ! Il suffit de savoir les regarder convenablement, comme nous le faisons en tant qu’automobilistes à propos du prix de l’essence. La motivation pour agir viendra de la connaissance du niveau de l’effort à accomplir pour annuler le coût de la hausse dans notre porte-monnaie….
OK, mais alors, me direz-vous « comment ERDF, la Poste, et les autres vont-ils pouvoir faire leurs investissements et autres opérations indispensables, si la hausse de leurs tarifs ne leur rapporte pas l’argent escompté ? »
Et bien il me semble que ERDF, La Poste et les autres pourraient faire comme toutes les entreprises : trouver d’autres solutions, innover dans l’esprit et le but de ne pas compter sur le consommateur, et tout le monde ne s’en porterait que mieux.
Mais bon, soyons réalistes, profiter des hausses de tarifs pour mieux manager nos dépenses et modifier notre comportement, ce n’est pas mal non plus, car finalement compter sur nous-même, c’est sans doute plus sûr…
Alexandre Adjiman
Créateur de la première cabine photo
éco-conçue
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