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[anthologie permanente] Marcelin Pleynet

Par Florence Trocmé

solitude : 
   s’aventurer 
   traverser le rien 
et revenir avec le chaos 
riche de ce savoir 
 

 
à la limite 
 
pourtant le monde est plein de merveilles 
il n’y manque rien 
je ne connais pas d’autre bonheur que d’être né 
 
et pourtant il manque  faut-il le dire 
  il reste insaisissable 
 
il est là 
   dans la forêt lumineuse et bleue 
   comme l’être  comme la douleur 
   il se présente 
   il donne à penser 
 
   il ne garde rien 
 

 
de l’homme, de celui-là, même en son absence, par ce qui l’établit aveugle, voyant à la face du présent, on ne peut jamais dire qu’il soit comme 
 

 
Victoire 
 
présent 
ébloui 
soleil 
l’horizon en avant  le désert grandit 
 
plus loin 
dites-leurs ce qui vient droit dans les yeux 
 
je pourrais très bien m’en tenir là 
si j’étais un désert 
 
plus loin dans mon dos  bonjour 
la montagne se lève avec le bleu 
 
lorsque sans un mot 
sans montagne   sur la hauteur 
   il se présente 
le bleu disparaît 
   s’élève comme une montagne 
 
d’ailleurs il n’y a rien que la terre  qui s’ouvre 
dans le soleil 
 
Marcelin Pleynet, Notes sur le motif, suivi de La Dogana, coll. Double Hache, Dumerchez, 1998, pp. 20, 21, 26, 28.  
 
 
Marcelin Pleynet dans Poezibao :  
bio-bibliographie, extrait 1, ext. 2 


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