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Bye bye Twitter

Publié le 27 septembre 2023 par Desfraises
Bye bye Twitter

Tout le monde (une niche, un microcosme) en parle. J'y vais aussi de ma bafouille. Elon Musk voudrait couler l'entreprise emblématique qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Ça lui a pris comme l'envie de 💩. Changer définitivement le nom de l'oiseau bleu en X. Hisser une gigantesque enseigne lumineuse au sommet du siège californien en dépit de règles élémentaires dont il se dispense volontiers, chantre du libertarisme qu'il est. Donner au réseau social le nom de sa lubie bancaire. Sans oublier de remercier les 2/3 du personnel. Les journalistes n'en peuvent plus d'ajouter "rebaptisé Twitter" lorsqu'ils évoquent X dans un article. La sauce ne prend pas. L'application plonge au tréfonds du classement des apps les plus téléchargées. Musk se reprend et ajoute, à l'arrache, "anciennement Twitter". Il déclare envisager un accès payant. Une modique somme pour l'aider à lutter contre les robots (Gif du lapin de six semaines qui affiche une moue dubitative).

Je ne donnerai pas un centime à cet olibrius. Non parce qu'il est imbécile. Son tweet sur Kikalaplusgrosse entre lui et Zuckerberg n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Plutôt parce qu'il est dangereux : sans parler de ses prises de position pour le moins problématiques, il offre une plateforme débridée à la haine en ligne, il facilite la propagation de tweets racistes, homophobes, conspirationnistes.

J'ai tweeté pendant 15 ans. J'ai échangé, papoté, me suis écharpé, rabiboché, ou pas. J'y ai fait de belles rencontres, des amitiés. J'y ai aussi glané de la visibilité pour ce blog. Je m'y suis informé. 

Mais la coupe est pleine. Plus d'une fois, je me suis surpris à vouloir donner des coups de pelle à la volée. À lever les yeux ci-haut d'agacement qu'ils manquaient sortir de leurs orbites. À désespérer de la bêtise humaine, navré de voir les gens se taper dessus à coup de tweets pour imposer leur inébranlable point de vue. Désabusé face à ceux qui harcèlent et aboient le plus fort et en meute.Tout ceci facilité par le modèle économique choisi par Elon et ses gens.

Je ne suis pas naïf. L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs. Mais j'ai choisi de ne plus me salir les yeux, les mains et le cerveau en fourrageant dans la boue, pour ne pas dire la merde, pour y trouver les pépites, les bonnes nouvelles, la légèreté, le dialogue, la nuance et, osons le mot, la bienveillance. 

Pour conclure ce billet d'humeur, je copie-colle (je fais ce que je veux, c'est mon blog) les mots que m'avait confiés la très vieille dame à l'arrêt Paulette :

 — Il ne faut pas dire des méchancetés sur les gens. Il faut se mordre la langue plutôt que de dire du mal. Le mal, il sort de votre bouche et il abîme le monde. Il faut être bienveillant, et se mordre la langue quand on veut dire du mal, répète-t-elle en fixant sur moi ses yeux d'un bleu clair qui ont vu quatre-vingt-quinze ans de gens, d'histoires et de choses.

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* Illustration : cliché pris sur le parvis du Mucem à Marseille, fin août 2023 ; le message de @uncoeurdeplus tombe à pic. 

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