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Esturgeon’s Blues

Publié le 10 avril 2024 par Nicolas Esse @nicolasesse

Les esturgeons peuplent notre planète depuis plus de 250 millions d’années. Ils sont reconnaissables grâce à leur corps allongé et pointu aux deux extrémités, leur tête en forme de bec, l’absence d’écailles et leur proportion hors-norme ; il n’est pas rare de rencontrer des esturgeons de 2 à 3,5 mètres et des bélugas de 5 mètres.

L’esturgeon se meurt et ses précieux œufs avec.
Vous savez, le caviar qu’on voit mangé à la louche dans les films de James Bond, le caviar pourrait disparaitre, faute de poisson porteur. Soudain, l’angoisse saisit le monde d’en-haut, qui contrairement au monde d’en-bas, ne se nourrit pas seulement d’un steak de minerai de viande pris entre deux tranches de plastique. Pourtant, le hamburger c’est bon, le hamburger c’est pas cher et on se demande bien pourquoi on lui préfèrerait des œufs gélatineux à la couleur douteuse arrachés sans façon aux entrailles d’un poisson.
Tous les goûts sont dans la nature, mais il y a des pervers, quand même.

Pris par surprise, les happy few envisagent avec angoisse l’apparition de cette nouvelle menace : que se passera-t-il lorsqu’il n’y aura plus de caviar pour tartiner le dos de leurs toasts monogrammés ? Le problème n’est pas tant la disparition de la matière première que le manque à dépenser : va trouver une substance comestible à 5’000 Euros le kilo ! Il y a bien la truffe blanche, 3’000 balles dans les bonnes années, mais ça te donne une haleine de chacal au petit déjeuner.

Désemparé et ne sachant que faire de cet argent qu’il ne pourra plus dépenser, l’ultrariche s’achète un bout de yacht pour se rassurer.


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