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Renaissance rejette le soutien au RN et LFI pour des postes stratégiques à l’Assemblée

Publié le 16 juillet 2024 par Délis

Le groupe Renaissance adopte une nouvelle stratégie électorale

Ce matin, lors d'une réunion, les députés du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale ont pris une décision importante. Désormais présidé par le Premier ministre Gabriel Attal, le groupe a décidé de ne pas soutenir les candidats du Rassemblement national (RN) ni de La France insoumise (LFI) pour les élections aux postes clés du Palais Bourbon. Ces élections commencent jeudi.

Une décision presque unanime

Un participant a confié au Figaro que la quasi-totalité des membres du groupe a voté en faveur de cette décision. En cas de candidatures RN ou LFI, ils ne participeront pas au vote. Il a été souligné que cette décision a été adoptée à une majorité de 93 %.

Retour sur la ligne " ni RN, ni LFI "

Cette position représente un changement par rapport à 2022. À l'époque, certains membres des deux partis avaient accédé à des postes de vice-présidence avec le soutien de députés du groupe présidentiel. Ce soutien s'inscrivait dans le cadre d'un accord plus large sur la répartition des postes.

Trouver des accords plus larges

Désormais, les députés du groupe Renaissance souhaitent soumettre cette nouvelle stratégie aux autres groupes du camp présidentiel. L'objectif : trouver un consensus plus large. Lundi matin, en visioconférence, les députés se sont réunis autour de Gabriel Attal pour initier ces négociations. L'enjeu est de taille puisque la répartition des postes débute ce vendredi à l'Assemblée nationale.

La décision de ne pas soutenir RN et LFI a trouvé un large appui. Roland Lescure a notamment appelé à se concentrer sur une " coalition des raisonnables ". Charles Sitzenstuhl a également insisté sur l'importance de maintenir un front républicain.

Des règles souples mais un contexte divisé

Les règles de l'Assemblée nationale n'obligent pas les groupes à obtenir des postes en fonction de leur représentation. Elles préconisent cependant de reproduire la configuration politique de l'Assemblée. Depuis deux ans, cette question divise les macronistes. La présence de Sébastien Chenu et Hélène Laporte aux vice-présidences de l'hémicycle a été perçue par certains comme une normalisation. Pour d'autres députés, il était difficile de refuser des fonctions à des élus soutenus par des millions de Français.

Vers un compromis

Ce vote vise à établir un compromis. Il revient à la ligne de rejet des " deux extrêmes " défendue pendant la campagne des législatives. Le groupe Renaissance doit toutefois soumettre cette stratégie à ses partenaires. Rien ne garantit qu'elle sera acceptée.

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