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A quel moment parler d’un roman ?

Publié le 24 juin 2008 par Castor
A quel moment parler d'un roman?
Est-ce avant de le lire, quand l’imagination frétille à l’idée de parcourir le pavé que l’on a sous la main. Rien à ce moment ne peut décevoir et toutes les promesses sont encore intactes. Comme avec « les oiseaux de proie » de Wilbur Smith où j’espère m’embarquer dans un vaisseau de pirates et parcourir les mers du monde, pourchassé par de méchants contrebandiers. Je me vois à la nuit tombée, faire mon quart sur le pont fouetté par le vent et les embruns en observant l’horizon avec ma longue vue à la lueur orangées des torches. Voilà pour l’atmosphère. Mais, que recherche-t-on lorsque l’on achète un nouveau livre ? Quel mystère souhaite-t-on percer ? Quelles passions souhaitons-nous vivre, quelles aventures ?
Alors est-ce à ce moment qu’il faut en parler ? Comme le démontre Pierre Bayard, il s'avère « tout à fait possible de tenir une conversation passionnante à propos d'un livre que l'on n'a pas lu ou qu'on a rapidement parcouru ».
La vision de son contenu est-elle comparable au souvenir diffus d’une lecture exhaustive ?
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Est-ce au moment où l’on commence à s’imprégner de l’histoire, à entrer dans le suspens ou le fil narratif. Faut-il en parler lorsque l’on partage son quotidien avec les personnages et qu’ils sont présents dans nos pensées à tout moment, qu’ils nous accompagnent toute la journée et que l’on profite du moindre répit pour les retrouver et suivre leur évolution. A cet instant, le livre nous appartient et son atmosphère nous entoure. Peu importe la suite, le dénouement, l’essentiel est dans la promiscuité que l’on partage avec les protagonistes et la douce torpeur dans laquelle nous plonge la lecture.
D’autres, les plus consciencieux et raisonnables, pencheront pour décrire un livre une fois la dernière page tournée. A ce moment, enfin, on peut comprendre tout ce qu’à voulu exprimer l’auteur. Tous ces rebondissements pour en arriver là, bien sûr. C’est la dernière étape qui permet de faire le bilan du voyage.
Mais peut-être est-ce encore trop tôt.
Laisser reposer un livre comme on laisse reposer une pate pour qu’elle soit plus malléable et se laisse mieux pétrir sous l’influence de notre esprit critique.
Ecrire pour décrire une lecture ou tenter de convaincre son interlocuteur en cinq minutes comme au café « la cour des miracles » à Rennes qui pratique le Speed Booking comme certains pratiquent le Speed Dating. Le but est de convaincre un ou une parfaite inconnue de l’intérêt du livre pour lequel on a envie de se battre. Alors pour ceux que ça intéresse, rendez-vous chaque dernier vendredi du mois, à "La Cour des Miracles", 18 rue Penhoët, à Rennes.
A quel moment parler d’un roman ? Avant, pendant ou après sa lecture ? Peut-être faut-il en parler à tout moment.
Au fait, et si vous deviez défendre un livre en 5 minutes, ce serait quel livre ? Et pourquoi ?

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